Cour d'appel de Versailles, 21e chambre, 6 mai 2021, n° 19/02049
CPH Nanterre 21 mars 2019
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CA Versailles
Infirmation 6 mai 2021

Arguments

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  • Accepté
    Licenciement en raison de l'exercice de la liberté d'expression

    La cour a retenu que le licenciement était fondé sur des motifs liés à l'exercice de la liberté d'expression du salarié, ce qui entraîne la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Droit à la réintégration après licenciement nul

    La cour a ordonné la réintégration du salarié dans son emploi, considérant que le licenciement était nul.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis suite à un licenciement nul

    La cour a accordé l'indemnité compensatrice de préavis, considérant que le licenciement était nul.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur

    La cour a reconnu un manquement à l'obligation de sécurité et a accordé des dommages-intérêts au salarié.

  • Accepté
    Exécution déloyale du contrat de travail

    La cour a constaté une exécution déloyale du contrat de travail et a accordé des dommages-intérêts au salarié.

  • Accepté
    Préjudice matériel dû à la non-restitution des effets personnels

    La cour a reconnu le préjudice matériel et a accordé des dommages-intérêts au salarié.

  • Accepté
    Remise de bulletins de salaire conformes

    La cour a ordonné la remise de bulletins de salaire rectifiés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Nanterre qui avait rejeté la demande de nullité du licenciement de Monsieur T Y, déclaré que le licenciement reposait sur une faute grave, et débouté Monsieur Y de toutes ses demandes. La question juridique centrale concernait la légitimité du licenciement de Monsieur Y par la société AJ AC-France, après son expatriation au Cameroun où il a été exposé à des fumées toxiques et a subi un licenciement pour faute grave par la filiale camerounaise de l'entreprise. La Cour d'Appel a jugé que le licenciement était nul, car il portait atteinte à la liberté d'expression du salarié et était en fait fondé sur sa dénonciation des fumées toxiques, ce qui constitue une atteinte à une liberté fondamentale. La Cour a ordonné la réintégration de Monsieur Y et lui a accordé une indemnité correspondant aux salaires dus depuis son licenciement jusqu'à sa réintégration, fixée à 479 646,11 euros bruts au 6 mai 2021. De plus, la Cour a reconnu que la société avait manqué à son obligation de sécurité et a condamné celle-ci à verser 7 000 euros de dommages-intérêts pour ce manquement, ainsi que 8 000 euros pour exécution déloyale du contrat de travail et 2 000 euros pour préjudice matériel lié à la réception tardive des effets personnels du salarié. La Cour a également ordonné la rectification des bulletins de paie de Monsieur Y et a rejeté sa demande de délivrance d'une attestation Pôle emploi rectifiée, ainsi que sa demande de production du procès-verbal du comité d'entreprise. La société AJ AC-France a été condamnée aux dépens de première instance et d'appel et à payer 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires2

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1Retour sur les conditions d'octroi de l'immunité disciplinaire du salarié lanceur d'alerteAccès limité
Anthony Tardif · Bulletin Joly Travail · 1 septembre 2021

2Du nouveau du coté des lanceurs d'alerte!
www.invictae-avocat.com · 20 juillet 2021
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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 21e ch., 6 mai 2021, n° 19/02049
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 19/02049
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Nanterre, 21 mars 2019, N° F15/00719
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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