Cour d'appel de Versailles, 17e chambre, 11 octobre 2023, n° 21/02645
CPH Rambouillet 19 juillet 2021
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CA Versailles
Infirmation partielle 11 octobre 2023

Arguments

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  • Accepté
    Harcèlement moral et modification unilatérale du contrat de travail

    La cour a constaté que la modification unilatérale des fonctions du salarié constitue un manquement de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail, justifiant ainsi la requalification de la démission en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, et a accordé des dommages-intérêts au salarié en réparation de son préjudice.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité légale de licenciement

    La cour a reconnu le droit du salarié à l'indemnité légale de licenciement, en raison de la requalification de la rupture.

  • Accepté
    Droit au paiement de la prime STI

    La cour a jugé que le salarié avait droit à la prime STI pour l'année 2019, en raison de son atteinte des objectifs.

  • Accepté
    Droit au paiement de la prime STI prorata temporis

    La cour a reconnu le droit du salarié à la prime STI pour l'année 2020 au prorata de son temps de présence dans l'entreprise.

  • Accepté
    Perte de chance de bénéficier des primes LTI

    La cour a reconnu la perte de chance du salarié de bénéficier des primes LTI, en raison de la requalification de la rupture.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Versailles a statué sur l'affaire opposant M. [E] [P] à la société Danfoss concernant la requalification de sa démission en prise d'acte de la rupture du contrat de travail. Le salarié invoquait un harcèlement moral et une modification unilatérale de son contrat de travail. La cour a reconnu la modification unilatérale du contrat sans l'accord du salarié et a requalifié la prise d'acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse, infirmant ainsi la décision de première instance qui avait jugé la prise d'acte comme une démission. La cour a condamné Danfoss à verser à M. [P] diverses indemnités, dont une pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, des rappels de prime STI pour 2019 et 2020, et des dommages-intérêts pour la perte de chance de bénéficier des primes LTI. La cour a également ordonné la remise de documents de fin de contrat conformes et le remboursement des indemnités de chômage dans la limite d'un mois. La société Danfoss a été condamnée aux dépens et à payer 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 17e ch., 11 oct. 2023, n° 21/02645
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 21/02645
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Rambouillet, 19 juillet 2021, N° F20/00008
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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