Cour de cassation, Chambre criminelle, 7 novembre 2017, 16-84.329, Publié au bulletin
CA Limoges 27 mai 2016
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CASS
Cassation partielle 7 novembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité de l'enseignant pour les actes commis sur les élèves

    La cour a estimé que les violences physiques, psychologiques ou verbales excédaient le pouvoir disciplinaire dont disposent les enseignants, justifiant ainsi l'octroi de dommages-intérêts aux parties civiles.

  • Rejeté
    Insuffisance de motifs pour la condamnation aux dommages-intérêts

    La cour a reconnu que la responsabilité de l'État devait être substituée à celle de l'enseignant, ce qui a conduit à une cassation partielle de la décision concernant les dommages-intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a partiellement cassé l'arrêt de la cour d'appel de Limoges qui avait condamné Mme Delphine Y… pour violences aggravées sur mineurs. Les moyens invoqués par la défense concernaient principalement l'absence de preuves spécifiques de violences pour certains enfants, l'interprétation stricte de la loi pénale, et l'application du droit de correction. La Cour a rejeté la plupart des moyens, jugeant que les violences dépassaient le pouvoir disciplinaire des enseignants. Cependant, elle a cassé la décision concernant deux enfants, G… H… et Océane F…, car ils n'avaient pas été directement victimes de violences. De plus, la Cour a cassé les dispositions relatives aux intérêts civils, rappelant que la responsabilité de l'État se substitue à celle de l'enseignant pour les faits dommageables commis sur des élèves (article L. 911-4 du code de l'éducation). L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Poitiers pour nouveau jugement dans les limites de la cassation.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 7 nov. 2017, n° 16-84.329, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-84329
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Limoges, 27 mai 2016
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
Crim., 21 février 1967, pourvoi n° 66-91.824, Bull. crim. 1967, n° 73 (rejet)
Crim., 2 décembre 1998, pourvoi n° 97-84.937, Bull. crim. 1998, n° 327 (cassation)
Crim., 21 février 1967, pourvoi n° 66-91.824, Bull. crim. 1967, n° 73 (rejet)
Crim., 2 décembre 1998, pourvoi n° 97-84.937, Bull. crim. 1998, n° 327 (cassation)
Textes appliqués :
article 122-4 du code pénal
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000036002161
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:CR02571
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Sur les parties

Texte intégral

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