Cour de cassation, Chambre commerciale, 25 septembre 2019, 16-24.151, Inédit
TGI Paris 25 novembre 2014
>
CA Paris
Confirmation 29 juillet 2016
>
CASS
Cassation 25 septembre 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Manquement à l'obligation de mise en garde

    La cour a jugé que M. S… était un investisseur averti et que les recommandations faites par UBS France étaient appropriées compte tenu de son expérience et de ses connaissances.

  • Rejeté
    Violation des obligations d'information précontractuelle

    La cour a estimé que la société UBS France avait satisfait à ses obligations d'information en se basant sur les documents et questionnaires remplis par M. S…

  • Rejeté
    Non-respect des règles de bonne conduite

    La cour a jugé que la société UBS France avait respecté ses obligations contractuelles et que M. S… avait pris ses décisions d'investissement en toute connaissance de cause.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a statué sur le pourvoi formé par M. S… contre la société UBS France, suite à un arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait rejeté les demandes de M. S… pour manquement aux obligations de conseil et de mise en garde de la banque, ainsi que pour violation de la réglementation applicable aux recommandations d'investissement. M. S… invoquait cinq moyens de cassation, notamment la violation de l'article L. 533-13 du code monétaire et financier, l'absence de mise en garde contre les risques d'investissements spéculatifs, et la non-conformité des recommandations d'investissement aux articles 314-15 et suivants du règlement général de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

La Cour de cassation a rejeté les moyens relatifs à l'absence de mise en garde et à la qualité d'investisseur averti de M. S…, considérant que la banque n'était pas tenue de mettre en garde un client classé non professionnel mais néanmoins averti des risques spéculatifs. Cependant, la Cour a cassé l'arrêt de la cour d'appel sur deux points. Premièrement, elle a jugé que l'article L. 533-13 du code monétaire et financier était applicable aux recommandations d'investissement postérieures à son entrée en vigueur, et que la cour d'appel avait violé ce texte en ne tenant pas compte des informations que la banque aurait dû recueillir sur la situation financière de M. S…, notamment sur ses revenus réguliers et ses engagements financiers. Deuxièmement, la Cour a constaté que les articles du règlement général de l'AMF relatifs aux recommandations d'investissement étaient en vigueur lors de la recommandation contestée du 4 décembre 2007, contrairement à ce qu'avait retenu la cour d'appel, entraînant ainsi une violation par refus d'application de ces textes. En conséquence, la Cour de cassation a annulé l'arrêt de la cour d'appel en toutes ses dispositions et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Paris, autrement composée, pour être jugée à nouveau.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 25 sept. 2019, n° 16-24.151
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 16-24.151
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 29 juillet 2016, N° 14/23933
Textes appliqués :
Article L. 621-6 du code monétaire et financier.

Articles 314-15 et 315-1 et suivants du règlement général de l’Autorité des marchés financiers, dans leur rédaction alors applicable.

Article L. 533-13 du code monétaire et financier.

Articles 314-46 et 314-47 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers, dans leur rédaction alors applicable.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000039188560
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2019:CO00649
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. MiFID I - Directive 2004/39/CE du 21 avril 2004 concernant les marchés d'instruments financiers
  2. Directive 2006/73/CE du 10 août 2006 portant mesures d'exécution de la directive 2004/39/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences organisationnelles et les conditions d'exercice applicables aux entreprises d'investissement et la définition de certains termes aux fins de ladite directive
  3. Code de procédure civile
  4. Code civil
  5. Code monétaire et financier
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Cour de cassation, Chambre commerciale, 25 septembre 2019, 16-24.151, Inédit