Cour de cassation, Chambre civile 1, 31 mars 2021, 19-22.232, Inédit
CA Paris 28 mai 2019
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CASS
Rejet 31 mars 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Examen attentif de la contestation de paternité

    La cour a estimé que les éléments présentés par M. T… ne constituaient pas des indices suffisamment sérieux pour justifier le maintien de la paternité.

  • Rejeté
    Refus de se soumettre à une expertise génétique

    La cour a jugé que le refus de M. T… de se soumettre à l'expertise était un élément de preuve corroborant qu'il n'était pas le père de l'enfant.

  • Rejeté
    Droit de l'enfant de connaître ses origines

    La cour a considéré que l'intérêt de l'enfant était de ne pas vivre dans l'incertitude quant à sa filiation biologique.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation rejette le pourvoi de M. T… contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait confirmé la contestation de paternité à son égard, en déclarant qu'il n'était pas le père biologique de l'enfant K… T… et en ordonnant la rectification de l'acte de naissance de l'enfant pour y faire figurer le nom de la mère. M. T… invoque un unique moyen divisé en quatre branches, arguant d'abord que la cour d'appel s'est contredite en estimant que son refus de se soumettre à une expertise génétique était à la fois un élément de preuve de sa paternité et un indice suffisant pour décider de sa non-paternité, en violation de l'article 455 du code de procédure civile. Ensuite, il soutient que la cour d'appel a omis d'examiner si la production de certaines pièces portait atteinte à sa vie privée, en violation de l'article 9 du code de procédure civile, ainsi que des articles 6 et 8 de la CESDH. Il prétend également que la cour d'appel n'a pas suffisamment examiné les indices pour justifier la destruction de la paternité, en violation de l'article 333 du code civil et de l'article 8 de la CESDH. Enfin, il reproche à la cour d'appel d'avoir justifié la destruction de la paternité en se fondant sur le droit de l'enfant de connaître ses origines sans considérer l'intérêt supérieur de l'enfant, en violation de l'article 333 du code civil, de l'article 8 de la CESDH et de l'article 3 § 1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant. La Cour de cassation estime que les constatations et appréciations de la cour d'appel, qui a pris en compte l'ensemble des éléments de preuve, y compris le refus de M. T… de se soumettre à une expertise génétique et de communiquer son groupe sanguin, ainsi que les témoignages et les éléments relatifs à la conception de l'enfant, sont suffisantes pour établir que M. T… n'est pas le père biologique de K… et que l'intérêt de l'enfant est de ne pas maintenir un lien de filiation non biologique. Par conséquent, la Cour de cassation rejette le pourvoi et condamne M. T… aux dépens.

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Commentaires6

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1L'intérêt de l'enfant prime toujours, même pour une contestation de paternité
lemondedudroit.fr · 31 juillet 2024

2La destruction du lien de filiation du père peut être jugée conforme à l'intérêt de l'enfant, même en l'absence d'établissement d'une autre paternitéAccès limité
Marion Bonnet · Gazette du Palais · 6 juillet 2021

3Contestation de paternité à l'encontre du père dont l'enfant jouit d'une possession d'état conforme à son titreAccès limité
Annick Batteur · L'ESSENTIEL Droit de la famille et des personnes · 1 juin 2021
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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 31 mars 2021, n° 19-22.232
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-22.232
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 28 mai 2019, N° 17/17979
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000043352260
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2021:C100277
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code pénal
  3. Code civil
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