Tribunal de grande instance de Nanterre, 11 juillet 2019, n° 19/02211
TGI Nanterre 11 juillet 2019
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TGI Nanterre 11 juillet 2019
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CA Versailles
Désistement 24 novembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Détournement de pouvoir et dissimulation d'informations

    Le tribunal a jugé que les sociétés défenderesses avaient effectivement commis un détournement de pouvoir en n'ouvrant pas la consultation sur les orientations stratégiques 2019 avant la remise d'un avis sur le projet de cession.

  • Accepté
    Préjudice d'anticipation dû à l'absence de consultation

    Le tribunal a reconnu que le CSE avait été privé de ses droits en raison de la présentation d'un projet de cession avant la consultation, entraînant un préjudice d'anticipation.

  • Rejeté
    Irrecevabilité de la demande de réouverture

    Le tribunal a jugé que la demande de réouverture était irrecevable, le CSE n'ayant pas prouvé que la consultation avait été conduite de manière déloyale.

Résumé par Doctrine IA

Le Comité Social et Économique (CSE) de l'UES Mondadori Magazines France Elargie a saisi le Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour contester la régularité de la consultation sur les orientations stratégiques de 2018 et demander l'ouverture de celle de 2019, préalable à tout avis sur un projet de cession à Reworld Media. Le CSE allègue que la direction a dissimulé les véritables orientations stratégiques, notamment la cession de l'activité presse magazines, et a ainsi agi de manière déloyale.

Le tribunal a jugé que la demande de réouverture de la consultation de 2018 n'était pas fondée, car le CSE n'a pas prouvé que la direction avait transmis des informations erronées ou omis de communiquer la véritable stratégie. Cependant, il a ordonné l'ouverture de la consultation sur les orientations stratégiques de 2019 avant toute décision sur le projet de cession, sous astreinte de 50 000 euros par jour de retard, considérant que la direction avait commis un détournement de pouvoir en omettant cette consultation. Le tribunal a également accordé 10 000 euros de dommages-intérêts au CSE pour préjudice d'anticipation et a ordonné l'exécution provisoire du jugement.

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Commentaires3

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Sur la décision

Référence :
TGI Nanterre, 11 juil. 2019, n° 19/02211
Juridiction : Tribunal de grande instance de Nanterre
Numéro(s) : 19/02211

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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