Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Marseille, 0p3 p prox réf., 20 mars 2025, n° 25/00525 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00525 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Délibéré pour mise à disposition de la décision |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
Pôle de Proximité
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ORDONNANCE DU : 22 Mai 2025
Président : Monsieur BIDAL, Juge
Greffier : Madame BOINE, Greffier
Débats en audience publique le : 20 Mars 2025
GROSSE :
Le 22 mai 2025
à Me GHEZ
Le ……………………………………………
à Me ………………………………………..
Le ……………………………………………
à Me ………………………………………..
EXPEDITION :
Le ………………………………………………….
à Me ………………………………………………
Le ………………………………………………….
à Me ………………………………………………
Le …………………………………………………..
à Me ………………………………………………
N° RG 25/00525 – N° Portalis DBW3-W-B7J-56YH
PARTIES :
DEMANDEURS
Monsieur [Y] [D]
né le 10 Novembre 1988 à [Localité 4]
demeurant [Adresse 1]
représenté par Me Jérémie GHEZ, avocat au barreau de MARSEILLE
Madame [M] [H]
née le 17 Décembre 1991 à [Localité 5]
demeurant [Adresse 1]
représentée par Me Jérémie GHEZ, avocat au barreau de MARSEILLE
DEFENDERESSE
Madame [I] [R]
née le 22 Janvier 1979 à [Localité 4]
demeurant [Adresse 3]
non comparante
EXPOSE DU LITIGE
Un bail a été signé entre les parties le 10 juillet 2023, relatif à un appartement sis [Adresse 2], moyennant un loyer initial mensuel, révisable, de 570 euros, outre 80 euros de provisions pour charges.
Des loyers étant demeurés impayés, Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] ont fait signifier à Madame [I] [R] un commandement de payer visant la clause résolutoire le 15 octobre 2024.
Par acte de commissaire de justice en date du 13 janvier 2025, auquel il y a lieu de se reporter pour l’exposé intégral de leurs moyens et prétentions, Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] ont fait assigner Madame [I] [R] en référé devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de MARSEILLE, à l’audience du 20 mars 2025.
A cette audience, Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H], représentée par son Conseil, sollicitent le bénéfice de leur acte introductif d’instance en actualisant leur créance, celle-ci s’élevant à la somme de 5 669,52 euros, au 11 mars 2025.
Madame [I] [R] ne comparaît pas et n’est pas représentée, bien que citée par acte remis à étude.
L’affaire a été mise en délibéré au 22 mai 2025.
Vu les articles 446-1, 446-2 et 455 du code de procédure civile,
MOTIFS DE LA DECISION
En vertu des articles 834 et 835 du code de procédure civile, dans tous les cas d’urgence, le juge du contentieux de la protection peut, dans les limites de sa compétence, ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Il peut, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Vu l’article 9 du code de procédure civile,
Vu l’article 1353 du code civil,
Selon les dispositions de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable, et bien fondée.
Sur la recevabilité
Vu les dispositions des articles 24 I, II et III de la loi du 6 juillet 1989 modifiée, dans leur version applicable au présent litige,
Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] produisent la dénonciation de l’assignation à la Préfecture en date du 14 janvier 2025, soit six semaines au moins avant l’audience du 20 mars 2025.
Leur action est donc recevable.
Sur la résiliation du bail et ses conséquences
Vu les articles 2 et 1240 du code civil,
Vu les articles 7a et 24 de la loi du 6 juillet 1989 modifiée, dans leur version applicable au présent litige, dont il résulte que l’une des obligations essentielles du locataire est de payer les loyers aux termes convenus,
Vu le caractère d’ordre public de protection de la loi du 6 juillet 1989 modifiée, dont il ressort que le délai donné au locataire pour régulariser la dette locative est un délai minimum durant lequel les effets de clause résolutoire sont neutralisés,
Vu le bail liant les parties,
En l’espèce, un commandement de payer visant la clause résolutoire a été signifié à Madame [I] [R] le 15 octobre 2024, pour un arriéré locatif de 2 319,82 euros.
Les sommes visées au commandement n’ont pas été intégralement payées dans le délai imparti.
En conséquence, la clause résolutoire est acquise. Il convient donc de constater la résiliation du bail à effet au 15 décembre 2024, et d’ordonner l’expulsion de Madame [I] [R] des lieux occupés.
Aucune circonstance particulière de l’espèce ne justifie que le délai de deux mois, prévu par les dispositions des articles L.412-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution, soit réduit ou supprimé.
Le sort des meubles et objets mobiliers présents dans le logement lors de l’expulsion sera régi par les dispositions de l’article L 433-1 du code des procédures civiles d’exécution.
Enfin, Madame [I] [R] sera condamnée à payer à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] une indemnité d’occupation provisionnelle mensuelle d’un montant égal à celui du loyer et des charges, tel qu’il aurait été si le contrat s’était poursuivi (et à défaut de justificatifs, à la somme de 669,94 euros), à compter du 16 décembre 2024 jusqu’à la complète libération des lieux par la remise des clés à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H].
Sur le paiement de sommes à titre provisionnel
Vu les articles 4 et 7 de la loi du 6 juillet 1989,
Il résulte du décompte locatif joint à l’assignation que Madame [I] [R] restait débitrice d’une dette locative de 3 659,70 euros, au 23 décembre 2024.
Vu le décompte actualisé au 11 mars 2025, fixant la dette locative à une somme de 5 669,52 euros, terme du mois de mars 2025 inclus.
Dès lors, l’obligation n’étant pas sérieusement contestable, il convient de condamner Madame [I] [R] à payer à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H], la somme de 5 669,52 euros à titre provisionnel avec les intérêts au taux légal à compter du commandement de payer sur la somme de 2 319,82 euros, de l’assignation sur la somme de 3 659,70 euros, et de la présente décision pour le surplus.
Sur les dépens de l’instance de référé et la demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile
Madame [I] [R], qui succombe au sens de l’article 696 du code de procédure civile, supportera les entiers dépens de l’instance de référé – dont le coût du commandement de payer – et sera condamnée à payer à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] une somme de 300 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Sur l’exécution provisoire
Il est rappelé que les ordonnances de référé sont de plein droit exécutoires à titre provisoire en vertu des dispositions de l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des contentieux de la protection statuant en référé, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort, mise à disposition au greffe :
DECLARONS l’action de Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] recevable ;
CONSTATONS la résiliation du bail conclu entre les parties le 10 juillet 2023, concernant le logement sis [Adresse 2], à effet au 15 décembre 2024 ;
ORDONNONS en conséquence à Madame [I] [R] de libérer les lieux et de restituer les clés dans le délai de sept jours à compter de la signification de la présente ordonnance ;
DISONS qu’à défaut pour Madame [I] [R] d’avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés dans ce délai, Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] pourra, deux mois après la signification d’un commandement de quitter les lieux, faire procéder à son expulsion ainsi qu’à celle de tous occupants de son chef, y compris le cas échéant avec le concours de la force publique ;
DISONS que le sort des meubles et objets mobiliers présents dans le logement lors de l’expulsion sera régi par les dispositions de l’article L 433-1 du code des procédures civiles d’exécution ;
CONDAMNONS Madame [I] [R] à payer à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] à titre provisionnel une indemnité mensuelle d’occupation à compter du 16 décembre 2024 et jusqu’à la date de la libération définitive des lieux et la restitution des clés ;
FIXONS cette indemnité mensuelle d’occupation au montant du loyer et des charges, calculés tels que si le contrat s’était poursuivi (et à défaut de justificatifs, à la somme de 669,94 euros) ;
CONDAMNONS Madame [I] [R] à verser à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] la somme de 5 669,52 euros à titre de provision sur la dette locative, avec les intérêts au taux légal à compter du commandement de payer sur la somme de 2 319,82 euros, de l’assignation sur la somme de 3 659,70 euros, et de la présente décision pour le surplus ;
CONDAMNONS Madame [I] [R] à payer à Monsieur [Y] [D] et Madame [M] [H] la somme de 300 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS Madame [I] [R] aux entiers dépens de l’instance, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de l’assignation en référé et de sa notification à la préfecture ;
RAPPELONS que les ordonnances de référé sont exécutoires de plein droit à titre provisoire.
Le Greffier, Le Juge,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Hospitalisation ·
- Centre hospitalier ·
- Courriel ·
- Santé publique ·
- Surveillance ·
- Verre ·
- Trouble mental ·
- Consentement ·
- Prénom
- Logement ·
- Action ·
- Service ·
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Commissaire de justice ·
- Cautionnement ·
- Bail ·
- Dommages et intérêts ·
- Titre
- Tribunal judiciaire ·
- Expertise ·
- Provision ·
- Demande ·
- Mesure d'instruction ·
- Agent immobilier ·
- Adresses ·
- Vente ·
- Procédure ·
- Motif légitime
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Consolidation ·
- Expertise ·
- Provision ·
- Tribunal judiciaire ·
- Lésion ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- État antérieur ·
- Mission ·
- Tierce personne ·
- Préjudice
- Société par actions ·
- Contrats ·
- Consentement ·
- Signature électronique ·
- Téléphone ·
- Nullité ·
- Capital décès ·
- Bénéficiaire ·
- Électronique ·
- Titre
- Syndicat de copropriétaires ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Titre ·
- Commissaire de justice ·
- Juge des référés ·
- Partie ·
- Contestation sérieuse ·
- Dépens ·
- Juge
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Véhicule ·
- Moteur ·
- Vente ·
- Préjudice de jouissance ·
- Prix ·
- Vendeur ·
- Vice caché ·
- Restitution ·
- Défaillance ·
- Résolution
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Détention ·
- Établissement ·
- Liberté ·
- Surveillance ·
- Discours ·
- Trouble mental ·
- Consentement ·
- Tiers
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Trouble manifestement illicite ·
- Commissaire de justice ·
- Zone périphérique ·
- Mesures conservatoires ·
- Trouble ·
- Référé ·
- Ordonnance
Sur les mêmes thèmes • 3
- Préjudice ·
- Méditerranée ·
- Victime ·
- Expert ·
- Dépense de santé ·
- Consolidation ·
- Déficit fonctionnel temporaire ·
- Souffrances endurées ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Atteinte
- Loyer ·
- Habitat ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Délais ·
- Bailleur ·
- Paiement ·
- Résiliation ·
- Locataire ·
- Dette
- Commandement de payer ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Clause resolutoire ·
- Référé ·
- In solidum ·
- Paiement ·
- Montant
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.