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Sur la décision
| Référence : | TJ Melun, ch3 cab1 ctx civil, 20 mars 2026, n° 25/05682 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/05682 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée au fond avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 28 mars 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
de [Localité 1]
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
[Adresse 1]
[Localité 2]
☎ : [XXXXXXXX01]
N° RG 25/05682 -
N° Portalis DB2Z-W-B7J-IFFM
Minute signée électroniquement
JUGEMENT du 20/03/2026
S.A. D’HLM 3 F [Localité 3] ET MARNE
C/
Madame [X] [A]
Monsieur [Q] [P]
Copie exécutoire délivrée le (voir mention) :
à :
— SELARL KACEM ET CHAPULUT
— [Q] [P]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT du 20 MARS 2026
Sous la Présidence de Natalène MOUNIER, Juge des contentieux de la protection du Tribunal judiciaire, assistée de Magali SOULIE, Greffier, lors des débats et lors du prononcé ;
dans la cause, ENTRE :
DEMANDERESSE :
S.A. D’HLM 3 F [Localité 3] ET MARNE
[Adresse 2]
[Localité 4]
[Localité 5]
représentée par Maître Hela KACEM de la SELARL KACEM ET CHAPULUT, avocats au barreau de PARIS
ET :
DÉFENDEURS :
Madame [X] [A]
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 6]
non comparante, ni représentée
Monsieur [Q] [P]
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 6]
comparant en personne
Après débats à l’audience publique du 20 Janvier 2026,
le jugement suivant a été rendu par mise à disposition au greffe :
EXPOSÉ DU LITIGE
En vertu d’un contrat passé par acte sous seing privé en date du 22 octobre 2021, la SA 3F [Localité 7] a loué à M. [Q] [P] et Mme [X] [A], qui se sont engagés solidairement, un local à usage d’habitation n°0025 ainsi qu’un emplacement de stationnement n°1018 situés [Adresse 5], moyennant un loyer mensuel initial, révisable, de 587,76 € hors charges.
Par acte de commissaire de justice du 11 septembre 2024, la SA 3F [Localité 7] a fait délivrer aux locataires un commandement de payer la somme de 2 813,29 € au titre des loyers et charges échus, mois d’août 2024 inclus.
Les impayés de loyer ont été signalés le 1er février 2023Emma CIMA -2015206264Plusieurs dates peuvent être considérées comme le signalement CAF : le 1er février 2023 selon le courrier de la CAF qui atteste que le signalement date de ce 1er février ou le 29 mars 2023 selon la date à laquelle le courrier de la CAF a été rédigé. J’ai inscrit la date du 1er février 2023, étant celle que le conseil choisit et qui semble être la plus probante
à la caisse d’allocations familiales de Seine et Marne.
Par acte de commissaire de justice en date du 14 août 2025, la SA 3F [Localité 7] a fait assigner M. [Q] [P] et Mme [X] [A] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Melun et demande, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, de :
constater l’acquisition de la clause résolutoire du contrat de bail, ou, subsidiairement de prononcer la résiliation judiciaire du bail pour non-paiement des loyers et charges,ordonner l’expulsion des locataires ainsi que celle de tous occupants de leur chef des lieux loués, avec si besoin le concours du commissaire de police, de la force publique et d’un serrurier,dire que le sort des meubles trouvés dans les lieux sera régi par les dispositions des articles L. 433-1, L. 433-2, R. 433-1 à R. 433-7, R. 441-1, R. 442-1 et R. 451-1 à R. 451-4 du code des procédures civiles d’exécution,condamner les locataires solidairement à payer la somme de 6 482,93 € au titre des loyers et charges impayés arrêtés au mois de juillet 2025 avec intérêts de droit à compter du commandement de payer ainsi qu’au paiement des loyers et charges devenus exigibles jusqu’au point de départ de l’indemnité d’occupation,condamner les locataires solidairement à payer une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant des loyers et charges à compter de la résiliation du bail et jusqu’à la reprise effective des lieux,condamner les locataires solidairement à payer la somme de 800,00 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux entiers dépens qui comprendront notamment le coût du commandement de payer.
L’assignation aux fins de constat de résiliation du bail a été notifiée au Préfet du département de la Seine-et-Marne le 22 août 2025.
L’affaire a été appelée et retenue lors de l’audience du 20 janvier 2026.
A cette audience, la SA 3F [Localité 7], représentée par son conseil, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance, en actualisant sa créance, celle-ci s’élevant désormais à la somme de 9 457,77 €, au titre des loyers et charges échus au 12 janvier 2026, terme du mois de décembre 2025 inclus. Elle indique ne pas s’opposer à l’octroi d’éventuels délais de paiement, estimant toutefois qu’une mensualité de 100 € est insuffisante au regard du montant de la dette.
M. [Q] [P] comparaît. Il ne conteste pas la demande, en son principe, mais sollicite l’octroi de délais de paiement et propose d’apurer la dette par mensualités de 100 €. Il sollicite également la suspension des effets de la clause résolutoire pendant les délais pour rester dans les lieux.
Il est donné lecture par le juge des conclusions de l’enquête sociale relative à la prévention des expulsions locatives reçues le 22 décembre 2025 au greffe de la juridiction. Il en ressort que M. [Q] [P] vit avec sa concubine, Mme [X] [A], et leurs cinqEmma [R]ans l’exposé de la situation, les conclusions mentionnent six enfants ; mais il semble en réalité que le couple ait cinq enfants à charge et un enfant à naître
enfants nés entre 2009 et 2025. M. [Q] [P] exerce en tant qu’agent de maîtrise sous la forme d’un contrat de travail à durée indéterminée et perçoit un salaire de 2 100 €. Mme [X] [A], quant à elle, est actuellement en congé maternité et sans activité. Un rappel important d’APL devrait permettre la diminution du montant de la dette locative. Un dossier « FSL Maintien » est envisagé.
Citée par acte délivré en l’étude du commissaire de justice, Mme [X] [A] n’a pas comparu.
L’affaire est mise en délibéré au 20 mars 2026.
MOTIVATION DE LA DÉCISION
Selon l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
— Sur la recevabilité de la demande
Sur la saisine de la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX)
En vertu de l’article 24-II de la loi du 6 juillet 1989, les bailleurs personnes morales autres qu’une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus ne peuvent faire délivrer, sous peine d’irrecevabilité de la demande, une assignation aux fins de constat de résiliation du bail avant l’expiration d’un délai de deux mois suivant la saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à l’article 7-2 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990. Cette saisine est réputée constituée lorsque persiste une situation d’impayés, préalablement signalée dans les conditions réglementaires aux organismes payeurs des aides au logement en vue d’assurer le maintien du versement des aides mentionnées à l’article L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation.
La CCAPEX est réputée saisie par le signalement d’impayés auprès de la caisse d’allocations familiales de Seine et Marne.
En l’espèce, la bailleresse justifie avoir procédé à ce signalement le 1er février 2023.
Depuis lors, la situation d’impayés ayant perduré, sa demande est donc recevable à ce titre.
Sur la notification au préfet
L’article 24-III de la loi du 6 juillet 1989 modifiée dispose qu’à peine d’irrecevabilité de la demande, l’assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence du commissaire de justice au représentant de l’État dans le département au moins six semaines avant l’audience, afin qu’il saisisse l’organisme compétent désigné par le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées, suivant la répartition de l’offre globale de services d’accompagnement vers et dans le logement prévue à l’article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990.
En l’espèce, l’assignation a été dénoncée au préfet le 22 août 2025, soit plus de six semaines avant l’audience du 20 janvier 2026.
La demande formée par la bailleresse est donc recevable.
— Sur le paiement des loyers et des charges
Aux termes de l’article 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus.
En l’espèce, la SA 3F [Localité 7] verse aux débats l’acte de bail ainsi que le décompte des loyers et charges, prouvant ainsi les obligations dont elle réclame l’exécution.
Il ressort des pièces fournies qu’au 12 janvier 2026, la dette locative de M. [Q] [P] et Mme [X] [A] s’élève à la somme de 9 453,51 € (soit la somme de 9 457,77 € réclamée lors de l’audience, diminuée d’un montant de 4,26 €[B] [K] somme retirée correspond au RLS du 30 novembre 2022. En effet, le RLS est porté au crédit pour 95,22 € mais est également porté au débit pour 99,48 €. Ainsi, 99,48 – 95,22 = 4,26 € ; 9 457,77 – 4,26 = 9 453,51 €.
correspondant à des frais injustifiés tels qu’une réduction de loyer de solidarité portée au débit du décompte) au titre des loyers et charges impayés concernant le local à usage d’habitation et son emplacement de stationnement, terme du mois de décembre 2025 inclus. Il convient de condamner M. [Q] [P] et Mme [X] [A] solidairement au paiement de cette somme.
Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 11 septembre 2024 sur la somme de 2 813,29 €, et à compter de la présente décision pour le surplus.
— Sur les délais de paiement
En application de l’article 24-V de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l’article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative. Le quatrième alinéa de l’article 1343-5 s’applique lorsque la décision du juge est prise sur le fondement du présent alinéa.
L’alinéa 4 de l’article 1343-5 du Code civil dispose ainsi que la décision du juge suspend les procédures d’exécution qui auraient été engagées par le créancier. Les majorations d’intérêts ou les pénalités prévues en cas de retard ne sont pas encourues pendant le délai fixé par le juge.
Compte tenu de la situation financière exposée par le locataire, de son engagement pris de régler la dette locative par des versements mensuels et de l’accord de la bailleresse, il y a lieu d’accorder à M. [Q] [P] et Mme [X] [A] un échelonnement de la dette sur une durée de 36 mois et de les autoriser à se libérer par mensualités de 100 € en plus du loyer courant, la dernière mensualité devant impérativement apurer le solde de la dette.
— Sur l’acquisition de la clause résolutoire
Aux termes de l’article 24-I de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.[B] [K] loi de 1989 telle que réformée en 2023 s’applique au contrat en raison de sa tacite reconduction tous les trois mois depuis 2021, un de ces renouvellements ayant reconduit le contrat après juillet 2023
En l’espèce, le contrat de bail du 22 octobre 2021, avec prise d’effet rétroactive au 1er septembre 2014, unissant les parties stipule en son article 9 qu’à défaut de paiement à l’échéance d’un seul terme de loyer, le bail serait résilié de plein droit, deux mois après un commandement de payer resté infructueux.
Par ailleurs, il est établi que les loyers et charges n’ont pas été régulièrement et intégralement payés.
Ce manquement s’étant perpétué pendant plus de deux mois à compter du commandement de payer du 11 septembre 2024 rappelant les dispositions des articles 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et 6 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990, il convient, dès lors, de constater que les conditions d’application de la clause résolutoire sont réunies le 12 novembre 2024.
— Sur la suspension des effets de la clause résolutoire
Par application de l’article 24-VII de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues au V du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixées par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges.
Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
Compte tenu de la demande du locataire et de sa situation, les effets de la clause résolutoire figurant au bail seront suspendus durant les délais de paiement accordés. Si les locataires règlent chaque échéance de loyer ainsi que chaque mensualité de remboursement, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais joué et le bail se poursuivra normalement.
Il convient d’attirer l’attention de M. [Q] [P] et Mme [X] [A] sur le fait que le défaut de paiement d’une seule mensualité ou du loyer courant à son échéance entraînera la déchéance du terme et que la totalité du solde restant dû deviendra alors immédiatement exigible et la clause résolutoire reprendra son plein effet.
Dans cette dernière hypothèse, M. [Q] [P] et Mme [X] [A] seront alors tenus solidairement au paiement d’une indemnité d’occupation égale au montant du loyer révisé, augmenté des charges qui auraient été dues, si le bail s’était poursuivi et il pourra être procédé à leur expulsion, selon les modalités prévues au dispositif ci-après. Le sort des meubles sera alors également régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et L. 433-2 du code des procédures civiles d’exécution.
— Sur les demandes accessoires
Sur les dépens
L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
M. [Q] [P] et Mme [X] [A] succombent à l’instance de sorte qu’ils doivent être condamnés in solidum aux entiers dépens.
Sur les frais irrépétibles
Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent.
Il apparaît équitable, compte tenu des pièces versées aux débats, des situations financières respectives des parties et de l’engagement du locataire en défense d’apurer sa dette, de laisser à la charge de la SA 3F [Localité 7] les frais non compris dans les dépens qui se sont avérés nécessaires pour la présente instance. Il y a donc lieu de rejeter la demande fondée sur l’article 700 du code de procédure civile.[B] [V] la solution est autre, la phrase est : « Compte tenu des démarches judiciaires qu’a dû accomplir la SA 3F [Localité 7] et de la condamnation aux dépens des défendeurs, M. [Q] [P] et Mme [X] [A] seront condamnés in solidum à verser à la demanderesse la somme de … € en application de l’article précité. »
Sur l’exécution provisoire
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont, de droit, exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
DÉCLARE l’action recevable ;
CONDAMNE solidairement M. [Q] [P] et Mme [X] [A] à verser à la SA 3F [Localité 7] la somme de 9 453,51 € (décompte arrêté au 12 janvier 2026, terme du mois de décembre 2025 inclus), avec intérêts au taux légal à compter du 11 septembre 2024 sur la somme de 2 813,29 €, et à compter de la présente décision pour le surplus ;
AUTORISE M. [Q] [P] et Mme [X] [A] à s’acquitter de cette somme, outre le loyer et les charges courants, en 35 mensualités de 100 € chacune et une 36e mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRÉCISE que chaque mensualité devra intervenir avant le 20 de chaque mois et pour la première fois le 20 du mois suivant la signification du présent jugement ;
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 22 octobre 2021, avec prise d’effet rétroactive au 1er septembre 2014, entre la SA 3F [Localité 7], d’une part, et M. [Q] [P] et Mme [X] [A], d’autre part, concernant le logement n°0025 ainsi que l’emplacement de stationnement n°1018 situés au [Adresse 5] sont réunies à la date du 12 novembre 2024 ;
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais de paiement accordés ;
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DIT qu’en revanche, toute mensualité, qu’elle soit due au titre du loyer et des charges courants ou de l’arriéré, restée impayée sept jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception justifiera :
* que la clause résolutoire retrouve son plein effet ;
* que le solde de la dette devienne immédiatement exigible ;
* qu’à défaut pour M. [Q] [P] et Mme [X] [A] d’avoir volontairement libéré les lieux dans les deux mois de la délivrance d’un commandement de quitter les lieux, la SA 3F [Localité 7] puisse faire procéder à leur expulsion ainsi qu’à celle de tous les occupants de leur chef, avec le concours d’un serrurier et de la force publique si besoin est ;
* que M. [Q] [P] et Mme [X] [A] soient condamnés solidairement à verser à la SA 3F [Localité 7] une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux caractérisée par la remise des clés au bailleur ou à son mandataire ;
* que le sort des meubles soit régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et L. 433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
DÉBOUTE les parties du surplus de leurs prétentions ;
DÉBOUTE la SA 3F [Localité 7] de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;[B] [V] la solution est autre, la phrase est : « CONDAMNE M. [Q] [P] et Mme [X] [A] in solidum à verser à la SA 3F [Localité 7] une somme de … € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ; »
CONDAMNE M. [Q] [P] et Mme [X] [A] in solidum aux entiers dépens de la présente instance qui comprendront notamment le coût du commandement de payer et de l’assignation ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit ;
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 20 mars 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée électroniquement par le juge et par la greffière.
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