Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Versailles, tpx ram jcp fond, 16 déc. 2025, n° 25/00281 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00281 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs en accordant des délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 3 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | SOCIÉTÉ FRANFINANCE c/ Société par actions simplifiée au Capital de 2 820 000 Euros |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 6]
TRIBUNAL DE PROXIMITÉ DE RAMBOUILLET
[Courriel 2]
Tél. 01.30.46.29.60
N° RG 25/00281 – N° Portalis DB22-W-B7J-TDWS
MINUTE : /2025
JUGEMENT
Du : 16 Décembre 2025
contradictoire
et en premier ressort
DEMANDEUR(S) :
SOCIÉTÉ FRANFINANCE
DEFENDEUR(S) :
[D] [F]
expédition exécutoire
délivrée le
à
copies délivrées
le
à
JUGEMENT
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
L’AN DEUX MILLE VINGT-CINQ
et le SEIZE DECEMBRE
Après débats à l’audience publique du Tribunal de Proximité de RAMBOUILLET tenue le 14 Octobre 2025 ;
Sous la présidence de Cécile TIBERGHIEN, Magistrat à titre temporaire délégué par ordonnance de M. le Président du Tribunal Judiciaire de VERSAILLES en date du 13/07/2023 chargée des fonctions de Juge des contentieux de la protection exerçant au Tribunal de Proximité de RAMBOUILLET, assistée de Virginie DUMINY, Greffier ;
le jugement suivant a été rendu en indiquant que la décision serait mise à disposition au greffe aux horaires d’ouverture au public, conformément aux dispositions de l’article 450 du code de procédure civile ;
ENTRE :
DEMANDEUR(S) :
SOCIÉTÉ FRANFINANCE,
Société par actions simplifiée au Capital de 2 820 000 Euros, immatriculée au RCS de [Localité 4] sous le n°719 807 406 dont le siége social est situé à [Adresse 5], prise en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité audit siége, venant aux droits de la Société SOGEFINANCEMENT aux termes d’une fusion par absortion effective au 1 er juillet 2024.
représentée par Me Stéphanie CARTIER, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE
ET :
DEFENDEUR(S) :
M. [D] [F]
demeurant [Adresse 1]
comparant en personne
EXPOSE DU LITIGE
Suivant offre préalable acceptée le 23 mars 2021, la SAS SOGEFINANCEMENT aux droits de laquelle vient la SA FRANFINANCE a consenti à M. [D] [F] un crédit amortissable Expresso n°38198543167 d’un montant de 25 000,00 € remboursable par 80 mensualités de 359,41 € hors assurance au taux nominal conventionnel de 4,25 % (TAEG 4,53%).
Les fonds ont été débloqués le 29 mars 2021.
Par courrier recommandé en date du 25 novembre 2024, la SA FRANFINANCE a mis en demeure M. [D] [F] de s’acquitter des échéances impayées pour un montant de 822,08 € dans un délai de 30 jours à défaut de quoi elle pourra exiger le remboursement immédiat du montant total restant dû au titre du contrat de prêt.
Par courrier recommandé en date du 6 janvier 2025, la SCP JOUGLET M. et BERTHIER L., commissaires de justice intervenant pour le compte de la SA FRANFINANCE, a prononcé la déchéance du terme du contrat et mis en demeure M. [D] [F] de régler la somme de 14 382,89 €.
Puis par acte de commissaire de justice du 14 juin 2025, signifié à l’étude, la SA FRANFINANCE a assigné M. [D] [F] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Versailles siégeant au tribunal de proximité de Rambouillet au visa des articles 1103 et 1104 du code civil et L.311-1 et suivants et R.312-35 du code de la consommation aux fins de voir :
Déclarer recevable et bien fondée la demande de la société FRANFINANCE venant aux droits de la société SOGEFINANCEMENT aux termes d’une fusion par absorption effective au 1er juillet 2024 ;
Prendre acte de la déchéance du terme régulièrement prononcée le 2 janvier 2025 en raison des mensualités impayées ;
Subsidiairement,
Constater que l’assignation vaut ultime mise en demeure de régulariser sous quinze jours à compter de sa date l’arriéré des mensualités impayées conformément aux articles 1344 et suivants du code civil ;
A défaut de paiement de ladite somme, ordonner la résiliation du contrat de prêt en raison d’une inexécution suffisamment grave conformément aux articles 1224 et suivants du code civil et 1344 et suivants du code civil ;
Y faisant droit,
Condamner M. [D] [F] à payer à la société FRANFINANCE la somme de 14 376,69 € avec intérêts au taux contractuel annuel de 4,25% à valoir sur la somme totale de 13 331,43 € (A + B + C) et au taux légal pour le surplus (D) et ce, à compter de la mise en demeure au 6 janvier 2025 et jusqu’à parfait paiement, conformément à l’article L.312-39 du code de la consommation ;
Condamner M. [D] [F] à payer à la société FRANFINANCE la somme la somme de 700 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile, ainsi que les entiers dépens de la procédure ;
Ne pas écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir ou constater qu’elle est de droit.
L’affaire a été plaidée à l’audience du 14 octobre 2025, à laquelle le juge a soulevé d’office l’éventuelle irrecevabilité des demandes en paiement au regard de la forclusion éventuellement acquise, de la régularité de la déchéance du terme considérée et des moyens relatifs aux irrégularités du contrat de crédit sanctionnées par la nullité de celui-ci ou la déchéance du droit aux intérêts.
La SA FRANFINANCE, représentée par son avocat, maintient les demandes formées dans son assignation.
Cité par acte remis à l’étude, M. [D] [F] comparaît. Il ne conteste pas les demandes en leur principe. Il explique la dette par la perte de son emploi et indique qu’il suit actuellement une formation pour devenir chauffeur de poids lourds. Il a mis en place un échéancier avec le commissaire de justice et règle 200 € par mois. Il souhaite maintenir cet échéancier.
La décision est mise en délibéré au 16 décembre 2025.
MOTIVATION DE LA DÉCISION
Le crédit litigieux est soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du code de la consommation dans leur rédaction postérieure à l’entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010, dite loi [Localité 3].
En vertu de l’article R.632-1 du code de la consommation, le juge peut relever d’office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application.
I. SUR LA RECEVABILITÉ DE L’ACTION
Sur la forclusion
L’article R.312-35 du code de la consommation dispose qu’à peine de forclusion, les actions en paiement engagées devant le tribunal judiciaire à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance.
Cet événement est caractérisé par le non-paiement des sommes dues à la suite de la résiliation du contrat ou de son terme ou le premier incident de paiement non régularisé.
En l’espèce, il ressort de la vérification des relevés de compte et du dossier fournis en demande que le premier incident de paiement non régularisé correspond à l’échéance de septembre 2024.
L’action en paiement a été introduite le 4 juin 2025 soit avant l’expiration du délai biennal de forclusion. Elle est donc recevable.
Sur la déchéance du terme
En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi.
Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l’inexécution entraînera la résolution du contrat.
La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s’il n’a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l’inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire.
Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation.
En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme, mais elles ne l’excluent pas expressément.
Or, la SA FRANFINANCE justifie avoir adressé à M. [D] [F] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé avec accusé de réception le 25 novembre 2025.
La Cour de cassation a récemment précisé que si l’envoi d’une mise en demeure préalable est nécessaire, « le défaut de réception effective par le débiteur de la mise en demeure, adressée par lettre recommandée, n’affecte pas sa validité » (Cass. 1re civ., 20 janvier 2021, n°19-20-680).
Ainsi le fait que le courrier recommandé ait été retourné avec la mention « pli avisé non réclamé » permet de constater l’acquisition de la déchéance du terme.
Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme.
II. SUR LA DEMANDE PRINCIPALE EN PAIEMENT
Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels
Par application de l’article 1353 du code civil, il appartient au prêteur qui prétend obtenir paiement des intérêts au taux conventionnel, d’établir qu’il a satisfait aux formalités d’ordre public prescrites par le code de la consommation.
Par application de l’article L.312-12 du code de la consommation, préalablement à la conclusion du contrat de crédit, le prêteur ou l’intermédiaire de crédit donne à l’emprunteur, par écrit ou sur un autre support durable, les informations nécessaires à la comparaison de différentes offres et permettant à l’emprunteur, compte tenu de ses préférences, d’appréhender clairement l’étendue de son engagement.
Un décret en Conseil d’État fixe la liste et le contenu des informations devant figurer dans la fiche d’informations à fournir pour chaque offre de crédit ainsi que les conditions de sa présentation. Cette fiche d’informations comporte, en caractères lisibles, la mention visée au dernier alinéa de l’article L.312-5.
L’article L.341-1 du même code prévoit que le prêteur qui accorde un crédit sans communiquer à l’emprunteur les informations précontractuelles dans les conditions fixées par l’article L.312-12 est déchu du droit aux intérêts.
Il incombe au prêteur de rapporter la preuve de ce qu’il a satisfait à son obligation d’information. La clause type aux termes de laquelle l’emprunteur reconnaît avoir reçu la fiche précontractuelle d’information européenne normalisée constitue un simple indice qu’il incombe au prêteur de corroborer par un ou plusieurs éléments de preuve pertinents. La Cour de cassation est venue préciser, par un arrêt de la première chambre civile du 7 juin 2023, n°22-15552, que l’absence de signature d’une FIPEN s’analyse en l’absence de communication de cette fiche à l’emprunteur.
Or, en l’espèce, ni le prêteur ni l’emprunteur ne versent la fiche d’information précontractuelle normalisée européenne signée par l’emprunteur aux débats alors que l’offre de crédit, le mandat SEPA, la demande d’adhésion à l’assurance et la synthèse des garanties des contrats d’assurance comportent chacun la signature de M. [D] [F].
Ce manquement justifie le prononcé d’une déchéance totale du droit aux intérêts.
La SA FRANFINANCE sera en conséquence intégralement déchue de son droit aux intérêts contractuels à compter de la date de conclusion du contrat.
Sur la déchéance du droit aux intérêts légaux
Bien que déchu de son droit aux intérêts, le prêteur est fondé, en vertu de l’article 1231-7 du code civil, à réclamer à l’emprunteur le paiement des intérêts au taux légal sur le capital restant dû à compter de la mise en demeure, le taux d’intérêt légal étant majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier.
Cependant, la Cour de Justice a édicté le principe selon lequel “le juge national chargé d’appliquer, dans le cadre de sa compétence, les dispositions du droit communautaire, a l’obligation d’assurer le plein effet de ces normes, en laissant au besoin inappliquée, de sa propre initiative, toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de celle-ci” (CJCE, 9 mars 1978, aff. 106/77, Simmenthal).
Or, l’article 23 de la directive 2008/48 du Parlement européen et du Conseil concernant les contrats de crédits aux consommateurs dispose que les Etats membres définissent le régime de sanctions applicables en cas de violation des dispositions nationales adoptées conformément à la directive, et prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’elles soient appliquées, et que les sanctions soient “effectives, proportionnées et dissuasives”.
Par arrêt du 27 mars 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne (affaire C-565/12, LCL / [N] [O]) a jugé que l’article 23 de la directive 2008/48 s’oppose à l’application d’intérêts au taux légal si “les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur à la suite de l’application de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci pourrait bénéficier s’il avait respecté ses obligations”.
La Cour de Justice a ainsi ajouté que, “si la sanction de la déchéance du droit aux intérêts se trouvait affaiblie, voire purement et simplement annihilée, en raison du fait que l’application des intérêts au taux légal majoré est susceptible de compenser les effets d’une telle sanction, il en découlerait nécessairement que celle-ci ne présente pas un caractère véritablement dissuasif”, et qu’il appartient à la juridiction saisie “de comparer, dans les circonstances de l’affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l’hypothèse où il aurait respecté son obligation avec ceux qu’il percevrait en application de la sanction de la violation de cette même obligation”.
En l’espèce, il résulte des pièces produites que les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal majoré de cinq points, nonobstant la déchéance du droit aux intérêts, ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci aurait pu bénéficier s’il avait respecté ses obligations découlant de la directive 2008/48, de sorte que la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne revêt pas de caractère effectif et dissuasif.
Dès lors, afin d’assurer le respect de la directive précitée, et du caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts, il convient de ne pas faire application de l’article 1231-7 du code civil et de l’article L.313-3 du code monétaire et financier, en prévoyant que la somme restant due en capital ne portera pas intérêt, fût-ce au taux légal.
Sur le montant de la créance principale
En cas de déchéance du droit aux intérêts contractuels en totalité, tous les paiements effectués par l’emprunteur depuis le début de ses remboursements sont à imputer sur le capital emprunté. Le prêteur n’ayant plus droit à sa rémunération, il ne peut plus non plus réclamer la clause pénale, ni les frais et commissions éventuellement prélevés sur un compte débiteur.
Compte tenu des développements précédents, il sera déduit du montant total des financements octroyés, soit en l’espèce 25 000,00 €, le montant des versements effectués depuis l’origine tels qu’ils figurent dans le décompte produit par la SA FRANFINANCE, soit la somme de 15 988,40 € ainsi que la somme de 1 000 € réglée depuis la déchéance du terme.
Dès lors, il convient en conséquence de condamner M. [D] [F] au paiement de la somme de 8 011,60 € (soit 25 000,00 € – 15 988,40 € – 1 000 €) arrêtée au 13 octobre 2025.
III. SUR LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE D’OCTROI DE DÉLAIS DE PAIEMENT
Aux termes de l’article 1343-5 du code civil, le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues.
Compte tenu des besoins du créancier ainsi que de la situation financière exposée par M. [D] [F] et de son engagement pris de s’acquitter de sa dette par des versements mensuels réguliers, il y a lieu d’accorder à celui-ci un échelonnement de la dette sur une durée de 24 mois et d’autoriser M. [D] [F] à se libérer par mensualités de 200,00 €, la dernière mensualité devant impérativement apurer le solde de la dette, sauf meilleur accord avec l’organisme prêteur.
IV. SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES
Sur les dépens
L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
M. [D] [F] qui succombe à l’instance, sera condamné aux dépens.
Sur les frais irrépétibles
Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent.
En l’espèce, il n’apparait pas inéquitable de condamner M. [D] [F] sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile à payer à la SA FRANFINANCE la somme de 400 € en raison des démarches que cette dernière a dû accomplir.
Sur l’exécution provisoire
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit et il n’y a pas lieu de l’écarter.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et en premier ressort,
DÉCLARE l’action recevable ;
CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt Expresso n°38198543167 en date du 23 mars 2021, signé entre la SAS SOGEFINANCEMENT aux droits de laquelle vient la SA FRANFINANCE, d’une part, et M. [D] [F], d’autre part ;
PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt Expresso n°38198543167 en date du 23 mars 2021, signé entre la SAS SOGEFINANCEMENT aux droits de laquelle vient la SA FRANFINANCE et M. [D] [F] ;
CONDAMNE M. [D] [F] à payer à la SA FRANFINANCE la somme de 8 011,60€, arrêtée au 13 octobre 2025 sans intérêt, ni contractuel ni légal ;
AUTORISE M. [D] [F] à s’acquitter de ces sommes en 23 mensualités de 200,00€ chacune et une 24ème mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRÉCISE que chaque mensualité devra intervenir avant le 15 de chaque mois et pour la première fois le 15 du mois suivant la signification du présent jugement ;
DIT qu’à défaut de paiement d’une seule échéance à son terme, l’intégralité des sommes restant dues deviendra de plein-droit immédiatement exigible sept jours après la date de présentation d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception demeurée infructueuse ;
CONDAMNE M. [D] [F] à payer à la SA FRANFINANCE la somme de 400 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE M. [D] [F] aux dépens ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit ;
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal, le 16 décembre 2025, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par Cécile TIBERGHIEN, Juge, et par Virginie DUMINY, Greffier.
Le Greffier La Juge
Virginie DUMINY Cécile TIBERGHIEN
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Santé publique ·
- Hospitalisation ·
- Liberté ·
- Trouble ·
- Détention ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consentement ·
- Régularité ·
- Établissement ·
- Suspensif
- Véhicule ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expertise ·
- Automobile ·
- Adresses ·
- Mesure d'instruction ·
- Technique ·
- Vices ·
- Délai ·
- Dire
- Désistement ·
- Assesseur ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dessaisissement ·
- Recours ·
- Juridiction ·
- Marc ·
- L'etat ·
- Conserve
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Commandement de payer ·
- Adresses ·
- Résiliation du bail ·
- Paiement ·
- Indemnité ·
- Force publique ·
- Clause resolutoire
- Référencement ·
- Architecte ·
- Abonnement ·
- Demande ·
- Message ·
- Fiche ·
- Clic ·
- Prestation de services ·
- Facture ·
- Internet
- Expertise ·
- Mission ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Juge des référés ·
- Consignation ·
- Partie ·
- Devis ·
- Juge ·
- Ordonnance
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Contrainte ·
- Urssaf ·
- Sécurité sociale ·
- Pays ·
- Cotisations ·
- Opposition ·
- Régularisation ·
- Recouvrement ·
- Signification ·
- Montant
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Habitat ·
- Expulsion ·
- Titre ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Dette ·
- Paiement ·
- Locataire ·
- Indemnité
- Parents ·
- Enfant ·
- Pensions alimentaires ·
- Droit de visite ·
- Aide juridictionnelle ·
- Education ·
- Contribution ·
- Débiteur ·
- Accord ·
- Entretien
Sur les mêmes thèmes • 3
- Divorce ·
- Mariage ·
- Dissolution ·
- Prestation compensatoire ·
- Date ·
- Tribunal judiciaire ·
- Civil ·
- Nom patronymique ·
- Juge ·
- Partage
- Tribunal judiciaire ·
- Isolement ·
- Santé publique ·
- Restriction de liberté ·
- Siège ·
- Contrôle ·
- Charges ·
- Centre hospitalier ·
- Magistrat ·
- Mainlevée
- Loyer ·
- Métropole ·
- Clause resolutoire ·
- Etablissement public ·
- Habitat ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Résiliation ·
- Établissement ·
- Dette
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.