Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-2, 4 décembre 2020, n° 17/22064
CPH Martigues 17 novembre 2017
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 4 décembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Manquement aux obligations déclaratives

    La cour a constaté que l'employeur a effectivement manqué à ses obligations déclaratives, privant le salarié des prestations dues pendant un mois.

  • Accepté
    Licenciement durant la suspension du contrat de travail

    La cour a jugé que le licenciement prononcé durant la période de suspension du contrat de travail est nul en l'absence de faute grave.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a confirmé que le licenciement étant nul, le salarié a droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Rejeté
    Délai de remise des documents de fin de contrat

    La cour a estimé que le salarié n'a pas prouvé que les documents n'avaient pas été établis avant la date de remise.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé la décision du Conseil de Prud'hommes de Martigues du 17 novembre 2017 concernant le licenciement de M. X Y par la société SAS SALT. La cour a jugé que l'employeur avait commis un manquement aux obligations déclaratives en matière d'accident du travail en ne déclarant pas l'accident dans les délais légaux, ce qui a privé le salarié de prestations prévues par la législation. La cour a également considéré que le licenciement était nul car il avait été prononcé pendant la période de suspension du contrat de travail suite à l'accident du travail, sans faute grave justifiant la rupture. En conséquence, la cour a confirmé les indemnités accordées par le Conseil de Prud'hommes, notamment une indemnité de préavis, une indemnité compensatrice de congés payés et des dommages et intérêts pour licenciement nul. La cour a également accordé des dommages et intérêts pour le manquement de l'employeur aux obligations déclaratives en matière d'accident du travail. En revanche, la demande de dommages et intérêts pour délivrance tardive des documents de fin de contrat a été rejetée. La société SAS SALT a été condamnée à payer les dépens d'appel et une somme de 1 000 euros au titre des frais irrépétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 4-2, 4 déc. 2020, n° 17/22064
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 17/22064
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Martigues, 17 novembre 2017, N° F17/00366
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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