Cour d'appel d'Angers, Chambre a - civile, 23 février 2021, n° 18/00534
TGI Angers 19 février 2018
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CA Angers
Infirmation partielle 23 février 2021

Arguments

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  • Accepté
    Troubles anormaux de voisinage

    La cour a retenu que les désordres constatés excédaient les inconvénients normaux du voisinage et que la SA B était responsable des dommages causés.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par les nuisances

    La cour a reconnu l'existence d'un préjudice moral et a accordé une indemnisation à ce titre.

  • Accepté
    Perte de jouissance due aux nuisances

    La cour a estimé que les troubles de jouissance subis par les époux X justifiaient une indemnisation.

  • Rejeté
    Nuisances continues

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les nuisances alléguées n'étaient pas suffisamment prouvées.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Angers a statué sur un litige opposant les époux X H à la société B concernant des troubles anormaux de voisinage dus à des vibrations et autres nuisances générées par l'activité industrielle de la société B. Les époux X H avaient acquis en 2005 une maison située dans une zone industrielle, où la société B exerçait depuis 1992. Ils se plaignaient de fissures et d'affaissement de leur maison, attribués aux vibrations causées par les essais de matériels de la société B. En première instance, le tribunal avait reconnu la responsabilité de la société B et l'avait condamnée à indemniser les époux X H pour les travaux de réfection et les troubles de jouissance, mais avait rejeté leur demande d'indemnisation pour préjudice moral et pour d'autres nuisances.

La société B a fait appel, contestant la recevabilité de l'action des époux X H et la causalité entre son activité et les désordres. La Cour d'Appel a confirmé la responsabilité de la société B pour les vibrations ayant causé des désordres dans la propriété des époux X H, mais a ordonné une expertise pour déterminer précisément les travaux nécessaires et leur coût. La Cour a également reconnu un préjudice moral pour les époux X H, évalué à 2 000 euros, et a rejeté les demandes relatives à d'autres nuisances, sauf pour l'empiétement d'une grue de la société B sur la propriété des époux X H, pour lequel une expertise a été ordonnée. La société B a été condamnée aux dépens d'appel et à verser 3 000 euros au titre des frais irrépétibles. Les dépens à venir et l'application future de l'article 700 du code de procédure civile ont été réservés.

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Sur la décision

Référence :
CA Angers, ch. a - civ., 23 févr. 2021, n° 18/00534
Juridiction : Cour d'appel d'Angers
Numéro(s) : 18/00534
Décision précédente : Tribunal de grande instance d'Angers, 19 février 2018, N° 13/00302
Dispositif : Expertise

Sur les parties

Texte intégral

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