Cour d'appel de Bordeaux, 2ème chambre civile, 4 mars 2021, n° 18/01314
TGI Bordeaux 20 février 2018
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CA Bordeaux
Infirmation partielle 4 mars 2021

Arguments

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  • Accepté
    Non-réalisation de la condition suspensive

    La cour a constaté que la condition suspensive d'obtention du permis de construire était défaillante, entraînant la caducité de la vente.

  • Accepté
    Droit à la restitution du dépôt de garantie en cas de caducité

    La cour a jugé que, conformément aux stipulations du compromis de vente, le dépôt de garantie devait être restitué à l'acquéreur en cas de caducité.

  • Rejeté
    Rétention abusive du dépôt de garantie

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas de faute de la part de la vendeuse dans le refus de restitution, rejetant ainsi la demande de dommages et intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Bordeaux a infirmé le jugement de première instance qui avait débouté Madame D G H Z de ses demandes contre Madame X-J K B et Monsieur C A, notaire, et avait condamné Madame Z à payer une clause pénale à Madame B. La question juridique centrale était de déterminer si la condition suspensive d'obtention d'un permis de construire, nécessaire à la transformation d'un bien immobilier en local professionnel et prévue pour être réalisée avant le 31 janvier 2016, avait été remplie, et si non, si cela entraînait la caducité du compromis de vente et la restitution du dépôt de garantie versé par Madame Z. La juridiction de première instance avait jugé que Madame Z était défaillante et avait donc rejeté sa demande de restitution du dépôt de garantie. En appel, la Cour a estimé que la condition suspensive n'avait pas été réalisée pour des raisons indépendantes de la volonté de Madame Z, notamment en raison de la prolongation du délai d'instruction du permis de construire par la commune, et que cela n'était pas dû à une faute de sa part. Par conséquent, la Cour a constaté la caducité du compromis de vente et ordonné la restitution du dépôt de garantie de 13 150 euros à Madame Z, sans production d'intérêts, et a débouté Madame B de ses demandes. La Cour a également rejeté la demande de dommages et intérêts de Madame Z pour rétention abusive du dépôt de garantie, considérant qu'aucune faute n'avait été commise par Madame B. Madame B a été condamnée aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Bordeaux, 2e ch. civ., 4 mars 2021, n° 18/01314
Juridiction : Cour d'appel de Bordeaux
Numéro(s) : 18/01314
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Bordeaux, 20 février 2018, N° 16/12665
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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