Cour d'appel de Nîmes, 2ème chambre section b, 4 mars 2022, n° 21/01388
CA Nîmes
Infirmation partielle 4 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Evénement de force majeure

    La cour a estimé que la force majeure ne s'applique pas à l'obligation de payer une somme d'argent, et que les difficultés de paiement ne suffisent pas à caractériser une impossibilité d'exécution.

  • Rejeté
    Destruction partielle de la chose louée

    La cour a jugé que la fermeture administrative n'affecte pas les locaux eux-mêmes et que la locataire a conservé l'usage des locaux, rendant la contestation non sérieuse.

  • Accepté
    Difficultés financières dues à la crise sanitaire

    La cour a accordé des délais de paiement sur 24 mois, tenant compte des difficultés économiques rencontrées par les sociétés commerciales durant la crise.

  • Rejeté
    Demande de suspension de la clause résolutoire

    La cour a rejeté cette demande, considérant qu'elle n'avait pas été formulée dans le dispositif des conclusions.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Nîmes a confirmé l'ordonnance de référé du président du tribunal judiciaire d'Avignon qui avait constaté la résiliation de plein droit des baux commerciaux liant la SAS Façonnable à MM. X et A Y pour défaut de paiement des loyers, ordonné l'expulsion de la SAS Façonnable, et condamné cette dernière à payer une provision sur les loyers et charges impayés ainsi qu'une indemnité d'occupation. La SAS Façonnable avait fait appel, invoquant la force majeure due à la Covid-19, la destruction partielle de la chose louée, et l'exécution de mauvaise foi du contrat par les bailleurs. La cour a jugé que ces contestations n'étaient pas sérieuses, car l'obligation de payer une somme d'argent ne peut être exonérée par la force majeure, les locaux n'étaient pas matériellement détruits, et les bailleurs avaient proposé des solutions amiables. Toutefois, la cour a accordé à la SAS Façonnable des délais de paiement sur 24 mois pour l'arriéré locatif, avec avertissement que le défaut de paiement d'une mensualité rendrait le solde immédiatement exigible. La demande de suspension de la clause résolutoire n'a pas été formulée par la SAS Façonnable et n'a donc pas été accordée. La cour a également rejeté la demande de la SAS Façonnable au titre de l'article 700 du code de procédure civile et l'a condamnée à payer 2 000 euros aux bailleurs pour les frais d'appel, ainsi qu'aux dépens de la procédure d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Nîmes, 2e ch. sect. b, 4 mars 2022, n° 21/01388
Juridiction : Cour d'appel de Nîmes
Numéro(s) : 21/01388
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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