Cour d'appel d'Orléans, Chambre sociale, 11 mars 2021, n° 18/01854
CPH Orléans 2 mai 2018
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CA Orléans
Infirmation partielle 11 mars 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du statut protecteur

    La cour a estimé que le juge ne peut se prononcer sur une demande de résiliation judiciaire après un licenciement notifié, même si la saisine du conseil de prud'hommes était antérieure à la rupture.

  • Accepté
    Non-respect de l'obligation d'exécution de bonne foi

    La cour a reconnu que la fondation a manqué à ses obligations en ne respectant pas le statut protecteur de la salariée, justifiant ainsi l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Prise en charge des frais de déplacement

    La cour a jugé que la salariée avait droit à un remboursement partiel de ses frais de déplacement pour l'année 2015, en raison de ses déplacements entre différents établissements.

  • Accepté
    Frais non compris dans les dépens

    La cour a jugé équitable d'allouer une somme pour couvrir les frais non compris dans les dépens exposés en première instance et en appel.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Orléans a statué sur l'appel de Madame A X, psychologue clinicienne et salariée protégée, contre la Fondation Val de Loire, son employeur, suite à un jugement du Conseil de Prud'hommes d'Orléans qui avait rejeté sa demande de résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de l'employeur et l'avait partiellement déboutée de ses demandes de remboursement de frais de déplacement. Madame X contestait les modifications unilatérales de ses conditions de travail et invoquait une violation de son statut protecteur, des faits de harcèlement moral et une exécution déloyale du contrat de travail. La Cour d'Appel a jugé irrecevable la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail, car Madame X avait été licenciée pour inaptitude avec autorisation administrative postérieurement au jugement de première instance. La Cour a également rejeté la demande en nullité du licenciement pour inaptitude. Cependant, la Cour a reconnu que la Fondation avait manqué à ses obligations et violé le statut protecteur de Madame X, en lui imposant des modifications de ses conditions de travail sans son accord exprès. La Cour a condamné la Fondation à verser à Madame X 40'036,59 € de dommages-intérêts pour violation du statut protecteur, 1'000 € pour les frais de déplacement de l'année 2015, et 4'000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais non répétibles, tout en rejetant les autres demandes de Madame X et de la Fondation. La Cour a confirmé la prescription des demandes concernant les frais de déplacement pour l'année 2014 et a condamné la Fondation aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Orléans, ch. soc., 11 mars 2021, n° 18/01854
Juridiction : Cour d'appel d'Orléans
Numéro(s) : 18/01854
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Orléans, 2 mai 2018
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel d'Orléans, Chambre sociale, 11 mars 2021, n° 18/01854