Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 8, 25 octobre 2019, n° 19/05356
TCOM Lyon 26 décembre 2018
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TGI Bobigny 23 octobre 2019
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CA Paris
Infirmation 25 octobre 2019
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CA Paris
Infirmation 25 octobre 2019
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CASS
Cassation partielle 8 juillet 2020
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CA Paris
Irrecevabilité 18 mai 2022

Arguments

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  • Accepté
    Droit à la preuve et à la réparation

    La cour a estimé que la communication des griefs et des pièces associées est nécessaire pour permettre à la société X Y de constituer son dossier et d'étayer sa demande de réparation.

  • Accepté
    Utilité des documents demandés

    La cour a jugé que ces documents sont susceptibles de fournir des éléments utiles pour la société X Y dans le cadre de sa demande de réparation.

  • Rejeté
    Précision de la demande

    La cour a jugé que la demande n'était pas suffisamment précise et pouvait concerner un trop grand nombre de produits.

  • Rejeté
    Nécessité d'information

    La cour a estimé que la demande était imprécise et indéterminée, ne permettant pas une exécution claire.

  • Rejeté
    Droit à la preuve

    La cour a jugé que la demande était disproportionnée et portait atteinte à la confidentialité des affaires.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement l'ordonnance du juge des référés du tribunal de commerce de Lyon qui avait rejeté la demande de la société X Y visant à obtenir la communication de divers documents de la société Renault Trucks, dans le cadre d'une procédure de clémence liée à une entente sur les prix de camions sanctionnée par la Commission européenne. La société X Y, ayant acheté des camions pour plus de 54 millions d'euros entre 1997 et 2010, prétendait être victime de ce cartel et demandait la communication de griefs, de pièces liées à la procédure de clémence, et de documents confidentiels mentionnés dans la décision de la Commission. Le juge de première instance avait jugé que les demandes excédaient les pouvoirs du juge des référés et avait renvoyé la société X Y à se pourvoir devant les juges du fond. La Cour d'Appel a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par Renault Trucks concernant les demandes additionnelles et a ordonné la communication de certains documents, notamment les griefs adressés par la Commission et les pièces y afférentes, ainsi que les versions confidentielles de certaines pièces de la décision de la Commission, sous astreinte. La Cour a rejeté les demandes de communication des listes de prix bruts, des coûts et marges, et d'autres documents jugés trop imprécis ou disproportionnés. Renault Trucks a été condamnée aux dépens et à verser 10.000 euros à la société X Y au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 8, 25 oct. 2019, n° 19/05356
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/05356
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Lyon, 26 décembre 2018, N° 2018R1240
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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