Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 16, 19 octobre 2021, n° 18/01254
TGI Paris 16 octobre 2017
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CA Paris 19 octobre 2021
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CASS
Cassation 17 mai 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence du tribunal arbitral

    La cour a jugé que la clause d'arbitrage était valide et que la société Sainte X ne pouvait pas se prévaloir d'un manque d'information sur les frais, étant donné son expérience dans le domaine.

  • Accepté
    Violation de l'ordre public international

    La cour a estimé que la sentence arbitrale méconnaissait l'ordre public international français, justifiant ainsi l'annulation de l'ordonnance d'exequatur.

  • Accepté
    Frais irrépétibles engagés pour faire valoir ses droits

    La cour a jugé équitable de condamner la société Monster à verser une indemnité au titre des frais irrépétibles, en raison de sa position perdante.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris, Pôle 5 - Chambre 16, a annulé l'ordonnance d'exequatur rendue par le Tribunal de Grande Instance de Paris, qui avait conféré force exécutoire en France à une sentence arbitrale américaine. La société française Sainte X contestait la validité de la clause d'arbitrage de son contrat de distribution avec la société américaine Monster Energy Company, arguant que son consentement avait été vicié par l'absence d'information sur les coûts de l'arbitrage et que les frais d'arbitrage étaient disproportionnés par rapport à ses moyens, constituant un déni de justice. La Cour a rejeté ces arguments, estimant que la société Sainte X ne pouvait ignorer les frais d'arbitrage et que les montants n'étaient pas disproportionnés. Cependant, la Cour a annulé la sentence arbitrale et refusé l'exequatur car elle méconnaissait l'ordre public international français, en particulier la loi Lurel qui interdit les accords d'exclusivité d'importation en Guyane, une loi de police française dont l'ignorance par le tribunal arbitral est susceptible de faire obstacle à l'exequatur de la sentence. La Cour a donc jugé que la sentence arbitrale heurtait de manière manifeste, effective et concrète l'ordre public international français. La société Monster Energy Company a été condamnée à payer à la société Sainte X la somme de 10 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens.

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Commentaires12

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1Une loi de police n’est pas nécessairement une composante de l’ordre public international
jpkarsenty.com · 22 janvier 2025

2Seule une violation concrète de l'ordre public international est susceptible d'entraîner la non-reconnaissance d'une sentenceAccès limité
Lilian Larribère · Gazette du Palais · 31 octobre 2023

3Contrôle des sentences arbitrales et inapplication d'une loi de police : des précisions bienvenuesAccès limité
Héloïse Meur · L'ESSENTIEL Droit de la distribution et de la concurrence · 1 juillet 2023
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 16, 19 oct. 2021, n° 18/01254
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 18/01254
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 16 octobre 2017
Dispositif : Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

Sur les parties

Texte intégral

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