Cour d'appel de Paris, Pôle 1 - chambre 2, 8 juillet 2021, n° 21/02296
TGI Paris 21 janvier 2021
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CA Paris
Infirmation partielle 8 juillet 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Existence de contestations sérieuses sur l'obligation de paiement des loyers

    La cour a estimé que la société CDFD n'a pas démontré l'impossibilité de paiement des loyers, et que la fermeture administrative ne constitue pas un manquement de la part de la SCI Majenka.

  • Rejeté
    Commandement de payer délivré de bonne foi

    La cour a jugé que les sommes réclamées étaient contestées sérieusement par la société CDFD, notamment en raison de la période de fermeture administrative.

  • Rejeté
    Acquisition de la clause résolutoire

    La cour a constaté que la clause résolutoire devait être réputée n'avoir jamais joué, car la société CDFD a réglé les sommes dues à la date du 11 décembre 2020.

  • Rejeté
    Demande provisionnelle en paiement

    La cour a jugé que la demande d'indemnité d'occupation ne pouvait être accueillie en raison des contestations sérieuses sur les sommes dues.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement et confirmé partiellement l'ordonnance du juge des référés du Tribunal judiciaire de Paris qui avait décidé qu'il n'y avait pas lieu à référé sur les demandes de la SCI Majenka concernant l'acquisition de la clause résolutoire et la condamnation provisionnelle de la SASU Les Cercles de la Forme Développement (CDFD) au paiement des loyers et charges. La SCI Majenka avait demandé l'expulsion de la SASU CDFD pour non-paiement des loyers durant la période de fermeture liée au confinement dû à la crise sanitaire, ainsi que la constatation de l'acquisition de la clause résolutoire et le paiement des loyers et charges dus. La juridiction de première instance avait jugé que l'obligation de payer les loyers durant cette période se heurtait à une contestation sérieuse, notamment sur le fondement de l'exception d'inexécution. La Cour d'Appel a considéré que la perte partielle de la chose louée due à la fermeture administrative constituait une contestation sérieuse empêchant la constatation de la résolution du bail, mais a constaté que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire étaient réunies à la date du 27 août 2020. Toutefois, la Cour a accordé des délais de paiement rétroactifs jusqu'au 11 décembre 2020, date à laquelle la dette non sérieusement contestable a été réglée, et a décidé que la clause résolutoire devait être réputée n'avoir jamais joué, annulant ainsi la demande d'expulsion. La Cour a confirmé l'absence de lieu à référé sur la demande provisionnelle en paiement et a condamné la SCI Majenka à payer 2.000 euros à la SASU CDFD au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais d'appel, ainsi qu'aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 - ch. 2, 8 juil. 2021, n° 21/02296
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 21/02296
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 21 janvier 2021, N° 20/55585
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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