Cour d'appel de Paris, Pôle 5 chambre 2, 30 septembre 2022, n° 20/18194
TJ Paris 3 décembre 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 30 septembre 2022
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CA Paris
Infirmation partielle 25 janvier 2023

Arguments

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  • Accepté
    Originalité de l'œuvre

    La cour a jugé que le tableau '[M]' présente une originalité suffisante pour bénéficier de la protection du droit d'auteur.

  • Accepté
    Atteinte aux droits patrimoniaux

    La cour a constaté que M. [W] a reproduit le tableau de M. [T] sans autorisation, constituant une contrefaçon.

  • Accepté
    Préjudice économique

    La cour a évalué le préjudice patrimonial de M. [T] à 60.000 euros en raison des actes de contrefaçon.

  • Accepté
    Préjudice moral

    La cour a reconnu un préjudice moral et a accordé 20.000 euros à M. [T] pour ce préjudice.

  • Accepté
    Protection des droits d'auteur

    La cour a jugé que l'interdiction de reproduction est justifiée pour protéger les droits d'auteur de M. [T].

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a accordé 15.000 euros à M. [T] pour couvrir ses frais irrépétibles.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement le jugement de première instance qui avait rejeté les demandes de M. [O] [T], artiste peintre, au titre de la contrefaçon de droit d'auteur sur son tableau "[M]", une réinterprétation de "La [M]" de Léonard de Vinci avec des figurines Playmobil, mais avait accordé 10.000 euros pour parasitisme à l'encontre de M. [B] [W] et la société Dooble Pics. La question juridique principale concernait l'originalité du tableau de M. [T] et si les actes de M. [W] et des sociétés Dooble Pics et Sifra constituaient une contrefaçon de droit d'auteur. La Cour a reconnu l'originalité du tableau de M. [T], contrairement au tribunal de première instance, et a jugé que la reproduction partielle de ce tableau dans des panneaux créés par M. [W] et commercialisés par les sociétés Dooble Pics et Sifra constituait une atteinte aux droits patrimoniaux et moraux d'auteur de M. [T]. La Cour a condamné in solidum M. [W] et les sociétés à payer 60.000 euros pour le préjudice patrimonial et 20.000 euros pour le préjudice moral, a interdit la fabrication et la commercialisation des panneaux incriminés, et a rejeté la demande de destruction ou de transformation des œuvres ainsi que la publication judiciaire. En outre, M. [W] et les sociétés ont été condamnés à payer 15.000 euros pour les frais irrépétibles et aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 ch. 2, 30 sept. 2022, n° 20/18194
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/18194
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 3 décembre 2020, N° 19/06289
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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