Cour d'appel de Pau, 1ère chambre, 21 septembre 2021, n° 17/03923
CA Pau
Confirmation 21 septembre 2021
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CASS
Rejet 26 octobre 2022

Arguments

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  • Accepté
    Application frauduleuse de l'article L213-11-1 du code de l'urbanisme

    La cour a jugé que l'ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER LOCAL PAYS BASQUE avait l'obligation de proposer la vente des parcelles à la SCI G IMMO SAINT JEAN DE LUZ, en raison de l'annulation des ventes pour fraude.

  • Accepté
    Proposition de prix conforme aux conditions initiales

    La cour a retenu le prix proposé par la SCI G IMMO SAINT JEAN DE LUZ, faute de réponse de l'ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER LOCAL PAYS BASQUE sur ce point.

  • Accepté
    Non-respect de l'obligation de proposer la vente

    La cour a ordonné une astreinte de 10.000 ' par jour de retard pour garantir l'exécution de l'injonction de vente.

  • Accepté
    Dépens et frais de justice

    La cour a condamné les intimés à payer une somme pour couvrir les frais de justice de la SCI G IMMO SAINT JEAN DE LUZ.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Pau a infirmé la décision de première instance et ordonné à l'Établissement Public Foncier Local Pays Basque (EPFL) de proposer à la SCI G Immo Saint Jean de Luz l'acquisition de parcelles à Saint-Jean-de-Luz au prix de 2.241.996 euros HT, majoré de la TVA, suite à l'annulation de ventes antérieures pour fraude. La question juridique centrale concernait l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente, et les conséquences de l'annulation de la décision de préemption par la juridiction administrative. La juridiction de première instance avait rendu un jugement qui a été contesté en appel. La Cour d'Appel a rejeté les demandes de sursis à statuer en attendant une décision de la Cour de cassation, considérant que le pourvoi en cassation n'est pas suspensif et que le litige, déjà ancien, devait être tranché. La Cour a jugé que l'EPFL devait proposer la vente à la SCI G Immo en raison de l'annulation des ventes pour fraude, rétablissant ainsi la situation qui aurait existé sans cette fraude. La Cour a également ordonné une astreinte provisoire de 10.000 euros par jour de retard pour la proposition de vente et a stipulé que, faute de proposition ou de signature de l'acte authentique dans un délai de huit mois, la décision vaudrait titre de propriété. Enfin, l'EPFL, la communauté d'agglomération du Pays Basque et la SAS NA PALI ont été condamnés in solidum aux dépens et à payer 15.000 euros à la SCI G Immo au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Pau, 1re ch., 21 sept. 2021, n° 17/03923
Juridiction : Cour d'appel de Pau
Numéro(s) : 17/03923
Dispositif : Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs en accordant des délais d'exécution au défendeur

Sur les parties

Texte intégral

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