Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 10 décembre 2020, n° 17/05219
CPH Boulogne-Billancourt 5 octobre 2017
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CA Versailles
Infirmation 10 décembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Harcèlement moral démissionnaire

    La cour a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas l'existence d'un harcèlement moral, rejetant ainsi la demande de nullité du licenciement.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse

    La cour a retenu que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, en raison de l'insuffisance des recherches de reclassement effectuées par l'employeur.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité de licenciement

    La cour a jugé que le salarié avait droit à cette indemnité conformément aux dispositions de la convention collective.

  • Accepté
    Droit au bonus

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas justifié le montant des bonus versés, condamnant ainsi l'employeur à régler les sommes dues.

  • Accepté
    Perte de chance de bénéficier de RSU

    La cour a reconnu la perte de chance de M. X de bénéficier de RSU, condamnant l'employeur à indemniser cette perte.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Boulogne-Billancourt qui avait débouté M. E X de toutes ses demandes suite à son licenciement par la société Johnson & Johnson Santé Beauté France (JJSBF). M. X contestait son licenciement, arguant d'un harcèlement moral et d'un manquement de l'employeur à son obligation de reclassement. La Cour a rejeté l'argument du harcèlement moral, faute de preuves suffisantes, mais a jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse, en raison de l'insuffisance des recherches de reclassement par l'employeur. La Cour a condamné JJSBF à verser à M. X diverses sommes pour indemnité de licenciement, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappel de bonus pour les années 2014 et 2015, dommages-intérêts pour perte de chance de ne pas s'être vu attribuer d'actions gratuites supplémentaires au titre des bonus à long terme pour 2014 et 2015, ainsi que pour la perte de chance de n'avoir pu acquérir les actions attribuées dans le cadre du plan LTI. La Cour a également ordonné la capitalisation des intérêts et condamné JJSBF à payer 5 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 6e ch., 10 déc. 2020, n° 17/05219
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 17/05219
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, 5 octobre 2017, N° F15/01441
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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