Cour d'appel de Versailles, 11e chambre, 3 février 2022, n° 20/01564
CPH Boulogne-Billancourt 25 juin 2020
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CA Versailles
Infirmation partielle 3 février 2022

Arguments

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  • Accepté
    Discrimination liée à l'état de santé

    La cour a constaté que l'employeur n'a pas réussi à prouver que les motifs de licenciement étaient justifiés par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination, établissant ainsi la discrimination.

  • Accepté
    Droit à la réintégration après licenciement nul

    La cour a jugé que le licenciement étant déclaré nul, M. X a droit à sa réintégration dans son emploi ou un emploi équivalent.

  • Rejeté
    Droit à indemnisation pour licenciement nul

    La cour a rejeté cette demande, considérant que M. X a sollicité sa réintégration, ce qui ne lui permet pas de demander une indemnisation au titre de la rupture.

  • Accepté
    Droit au paiement des salaires dus

    La cour a ordonné le paiement de la rémunération due à M. X jusqu'à sa réintégration effective.

  • Accepté
    Droit à la remise des documents sociaux

    La cour a ordonné à la S.A.S. Gers de remettre à M. X un bulletin de paie récapitulatif des sommes allouées.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a accordé à M. X une somme au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Boulogne-Billancourt qui avait reconnu le licenciement de Monsieur D X par la SAS Gers comme sans cause réelle et sérieuse, en lui accordant des dommages et intérêts ainsi que des rappels de rémunération variable pour les années 2013 à 2015. La question juridique centrale était de déterminer si le licenciement de Monsieur X était discriminatoire en raison de son état de santé et de sa qualité de lanceur d'alerte. La Cour a établi l'existence d'une discrimination en raison de l'état de santé de Monsieur X, en se basant sur les éléments de fait présentés par le salarié et l'incapacité de l'employeur à prouver que sa décision était justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. En conséquence, la Cour a déclaré nul le licenciement de Monsieur X, ordonné sa réintégration dans un emploi équivalent et condamné la SAS Gers à lui verser une indemnité mensuelle de 10'723 euros à compter du 28 avril 2021 jusqu'à sa réintégration effective. La Cour a également confirmé le paiement du rappel de rémunération variable pour les années 2013 à 2015, débouté Monsieur X de ses demandes de dommages et intérêts pour licenciement discriminatoire et pour les conditions vexatoires et humiliantes de la rupture, et condamné la SAS Gers à payer 3'000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 11e ch., 3 févr. 2022, n° 20/01564
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 20/01564
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, 25 juin 2020, N° 16/01141
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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