Cour de cassation, Chambre sociale, 24 novembre 2021, 20-18.143, Inédit
CPH Lyon 24 novembre 2016
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CA Lyon
Infirmation partielle 29 mars 2019
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CASS
Cassation 24 novembre 2021
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CA Lyon
Infirmation 6 décembre 2023
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CASS
Rejet 15 octobre 2025

Arguments

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  • Rejeté
    Liberté d'expression

    La cour a estimé que les courriels adressés par le salarié comportaient un ton ironique et critiquaient la direction, dépassant les limites de la liberté d'expression.

  • Rejeté
    Absence d'abus dans la liberté d'expression

    La cour a jugé que les propos du salarié dépassaient les limites de la critique admise dans l'entreprise.

  • Accepté
    Non-respect de la procédure disciplinaire

    La cour a estimé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse en raison du non-respect de la procédure d'information du salarié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a partiellement cassé l'arrêt de la cour d'appel de Lyon qui avait rejeté la demande d'annulation d'un avertissement disciplinaire et déclaré le licenciement de M. [B] sans cause réelle et sérieuse. M. [B] avait été licencié pour insuffisance professionnelle après avoir reçu un avertissement pour des propos jugés déplacés envers ses collègues et sa supérieure. Il contestait l'avertissement et le licenciement, invoquant notamment la violation de sa liberté d'expression. La Cour de cassation a estimé que la cour d'appel n'avait pas caractérisé d'abus dans l'exercice de la liberté d'expression du salarié, en l'absence de propos injurieux, diffamatoires ou excessifs, violant ainsi l'article L. 1121-1 du code du travail. Par conséquent, elle a cassé la décision sur ce point. Concernant le pourvoi incident de l'employeur, la Cour a jugé que la cour d'appel avait violé les articles L. 1232-6 et L. 1235-1 du code du travail en déclarant le licenciement sans cause réelle et sérieuse sur la base d'une procédure disciplinaire non respectée, alors que le licenciement était fondé sur l'insuffisance professionnelle. La cassation de cette partie de l'arrêt a également entraîné la cassation du remboursement des indemnités de chômage ordonné par la cour d'appel. L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Lyon, autrement composée, pour un nouveau jugement sur ces points.

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Commentaires2

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1Liberté d’expression, le licenciement du salarié n’en ayant pas abusé est nul
www.francmuller-avocat.com · 26 février 2022

2Liberté d’expression du salarié : l’utilisation d’un ton ironique et narquois dans le but manifeste de mettre l’employeur en difficulté, ne caractérise pas…
Chrono Vivaldi · 11 janvier 2022
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Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 24 nov. 2021, n° 20-18.143
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 20-18.143
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Lyon, 29 mars 2019, N° 16/09299
Textes appliqués :
Articles L. 1232-6 dans sa rédaction antérieure à l’ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et L. 1235-1 du code du travail.

Article L. 1121-1 du code du travail du code du travail.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 20 avril 2022
Identifiant Légifrance : JURITEXT000044384727
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2021:SO01314
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Sur les parties

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Cour de cassation, Chambre sociale, 24 novembre 2021, 20-18.143, Inédit