Tribunal administratif de Rennes, 3ème chambre, 21 septembre 2023, n° 1906473
TA Rennes 16 février 2018
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TA Rennes 18 octobre 2019
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TA Rennes 21 septembre 2023

Arguments

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  • Accepté
    Engagement de la responsabilité décennale des constructeurs

    La cour a estimé que les désordres affectant les axes de fixation compromettent la sécurité des usagers et rendent l'ouvrage impropre à destination, justifiant ainsi la demande de réparation.

  • Accepté
    Imputabilité des désordres aux constructeurs

    La cour a constaté que les désordres étaient effectivement imputables aux entreprises responsables de la construction, justifiant ainsi la condamnation des sociétés à réparer les préjudices.

  • Accepté
    Frais engagés pour la reprise des désordres

    La cour a jugé que ces frais étaient justifiés et devaient être pris en compte dans le préjudice subi par la société ABO.

  • Accepté
    Responsabilité des défendeurs dans le litige

    La cour a décidé que les défendeurs, en raison de leur responsabilité dans les désordres, devaient supporter les dépens de la procédure.

Résumé par Doctrine IA

La société Aéroports de Bretagne Ouest (ABO) a demandé au tribunal de condamner diverses entreprises à réparer les désordres affectant l'aérogare de l'aéroport de Brest Guipavas. Elle invoque principalement la garantie décennale des constructeurs, subsidiairement la garantie biennale, plus subsidiairement la responsabilité contractuelle, et très subsidiairement la responsabilité quasi-contractuelle contre certaines sociétés.

Les désordres concernent des vitrages fissurés, embués et des axes de fixation défectueux. Le tribunal a jugé que les désordres relatifs aux vitrages ne relevaient pas de la garantie décennale, car ils ne compromettaient pas la solidité de l'ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination. En revanche, les désordres affectant les axes de fixation engagent la responsabilité des constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, car ils compromettent la sécurité des usagers et rendent l'ouvrage impropre à sa destination.

Le tribunal a condamné in solidum les sociétés impliquées à verser à ABO 48 000 euros HT pour les travaux de reprise des axes de fixation et 8 865,35 euros HT pour d'autres préjudices. Les appels en garantie ont été partiellement accueillis, répartissant la responsabilité entre les entreprises selon leur part dans les désordres. Les demandes de la société ABO fondées sur la responsabilité contractuelle et quasi-contractuelle ont été rejetées, et les dépens ont été partagés entre les parties.

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Sur la décision

Référence :
TA Rennes, 3e ch., 21 sept. 2023, n° 1906473
Juridiction : Tribunal administratif de Rennes
Numéro : 1906473
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif de Rennes, 18 octobre 2019
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 3 juin 2025

Sur les parties

Texte intégral

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