Tribunal de grande instance de Paris, 8 février 2019, 19/50247
INPI 5 février 2018
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CA Paris
Confirmation 22 janvier 2019
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TGI Paris 8 février 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 14 février 2020
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CASS 1 février 2023
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INPI 1 février 2023
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CASS
Désistement 24 septembre 2025
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INPI 24 septembre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Contrefaçon du CCP

    Le tribunal a constaté que le médicament générique commercialisé par SANDOZ constitue vraisemblablement une contrefaçon du CCP, en raison de la protection conférée par ce dernier.

  • Accepté
    Urgence et risque de préjudice irréparable

    Le tribunal a jugé que l'urgence était démontrée et que des mesures d'interdiction étaient nécessaires pour protéger les droits de la société demanderesse.

  • Accepté
    Mesures nécessaires pour prévenir la contrefaçon

    Le tribunal a estimé que le rappel des produits était une mesure proportionnée et nécessaire pour mettre fin à la contrefaçon.

  • Accepté
    Préjudice financier dû à la contrefaçon

    Le tribunal a reconnu le préjudice subi par la société demanderesse et a accordé des dommages et intérêts provisionnels.

  • Accepté
    Droit à l'information

    Le tribunal a jugé que la communication d'informations était nécessaire pour évaluer l'étendue des actes de contrefaçon.

  • Rejeté
    Visibilité de la décision

    Le tribunal a estimé que la demande de publication n'était pas justifiée dans le cadre de cette procédure.

Résumé par Doctrine IA

Dans une ordonnance de référé, le Tribunal de Grande Instance de Paris a tranché un litige opposant les sociétés MERCK SHARP & DOHME CORP. et MSD FRANCE à la société SANDOZ concernant la contrefaçon du certificat complémentaire de protection (CCP) no 05C0040 relatif à la combinaison des médicaments ézétimibe et simvastatine. Les demanderesses accusaient SANDOZ de contrefaire leur CCP en commercialisant un médicament générique équivalent. La question juridique centrale résidait dans la validité du CCP au regard de l'article 3 du Règlement CE no 469/2009 et de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne, notamment l'arrêt C-121/17 qui précise les conditions sous lesquelles un produit composé de plusieurs principes actifs est protégé par un brevet de base. Le tribunal a jugé que la combinaison ézétimibe/simvastatine était spécifiquement et nécessairement visée par les revendications du brevet de base, rendant vraisemblable la contrefaçon par SANDOZ. En conséquence, il a ordonné l'interdiction de commercialisation du médicament générique de SANDOZ, le rappel des produits déjà distribués, et la confiscation des stocks, sous astreinte. SANDOZ a été condamnée à verser une provision de 500.000 euros pour le préjudice subi par les demanderesses, ainsi que 80.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Les dépens ont été mis à la charge de SANDOZ.

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Résumé de la juridiction

Commentaires2

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Sur la décision

Référence :
TGI Paris, ct0196, 8 févr. 2019, n° 19/50247
Juridiction : Tribunal de grande instance de Paris
Numéro(s) : 19/50247
Importance : Inédit
Identifiant Légifrance : JURITEXT000043759843

Sur les parties

Texte intégral

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