Cour d'appel de Grenoble, Chambre commerciale, 9 décembre 2021, n° 21/01570
CA Grenoble
Infirmation partielle 9 décembre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Force majeure

    La cour a estimé que la société a pu ouvrir son commerce entre les périodes de confinement et que la fermeture ne résultait pas d'un manquement des bailleurs.

  • Rejeté
    Inexécution de l'obligation de jouissance paisible

    La cour a jugé que les bailleurs n'étaient pas responsables des mesures gouvernementales qui ont restreint l'exploitation du commerce.

  • Rejeté
    Révision du montant du loyer

    La cour a précisé que les nouvelles dispositions du code civil ne s'appliquent pas au bail en question, et que la société n'a pas prouvé une perte partielle de la chose louée.

  • Rejeté
    Demande de délais de paiement

    La cour a rejeté cette demande, considérant que la société ne justifie pas de sa bonne foi et a accru sa dette.

  • Accepté
    Existence d'une créance certaine et exigible

    La cour a confirmé que les bailleurs justifient d'une obligation non sérieusement contestable.

  • Accepté
    Proposition de délais de paiement

    La cour a noté que les bailleurs ont agi de bonne foi en proposant des délais, malgré le non-paiement de la société.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Grenoble a statué sur l'appel d'une ordonnance rendue par le tribunal judiciaire de Grenoble concernant un litige entre la SARL 2 Alpes 1600 Sports, locataire d'un local commercial, et ses bailleurs, M. et Mme X, au sujet du paiement des loyers durant la période de la pandémie de Covid-19. La SARL, invoquant la force majeure, l'exception d'inexécution, la perte partielle de la chose louée et le bouleversement des circonstances économiques, demandait l'annulation ou la réduction des loyers pour les périodes de confinement et une adaptation du contrat avec un loyer basé sur 10 % de son chiffre d'affaires. Le tribunal de première instance avait rejeté ces demandes et ordonné le paiement des loyers impayés, tout en accordant des délais de paiement. La Cour d'Appel a confirmé l'obligation de la SARL de payer les loyers, rejetant l'existence d'une force majeure ou d'une perte partielle de la chose louée, et a infirmé l'octroi de délais de paiement, considérant que la SARL n'avait pas démontré sa bonne foi ni sa situation financière précaire malgré une subvention reçue. La Cour a également condamné la SARL à payer des sommes supplémentaires pour les loyers et charges non payés postérieurement à l'ordonnance de première instance, ainsi qu'à verser 2 000 euros aux bailleurs au titre de l'article 700 du code de procédure civile, en plus des dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Grenoble, ch. com., 9 déc. 2021, n° 21/01570
Juridiction : Cour d'appel de Grenoble
Numéro(s) : 21/01570
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Grenoble, Chambre commerciale, 9 décembre 2021, n° 21/01570