Cour d'appel de Grenoble, Ch. sociale -section b, 30 septembre 2021, n° 19/01556
CPH Grenoble 14 mars 2019
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CA Grenoble
Confirmation 30 septembre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Validité de la clause de mobilité

    La cour a jugé que la clause de mobilité ne pouvait pas justifier un licenciement si elle entraîne une modification unilatérale des conditions essentielles du contrat de travail, notamment la fin du télétravail.

  • Rejeté
    Absence de préjudice justifiant les indemnités

    La cour a confirmé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, justifiant les indemnités accordées au salarié.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a confirmé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, en raison de la modification unilatérale des conditions de travail du salarié.

  • Accepté
    Préjudice subi par le salarié

    La cour a jugé que le préjudice subi par le salarié justifiait l'octroi de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Exécution déloyale du contrat par l'employeur

    La cour a confirmé que l'employeur avait exécuté le contrat de manière déloyale, justifiant l'octroi d'une indemnité.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Grenoble a confirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Grenoble qui avait déclaré le licenciement de Monsieur Y X par la SAS LOGITUD SOLUTIONS sans cause réelle ni sérieuse et avait condamné l'employeur à verser diverses indemnités au salarié. La question juridique centrale concernait la validité de la mise en œuvre d'une clause de mobilité pour justifier la fin du télétravail et le licenciement du salarié. La juridiction de première instance avait jugé que le licenciement était sans cause réelle ni sérieuse, accordant des dommages et intérêts pour licenciement abusif, pour exécution déloyale du contrat de travail, ainsi qu'un rappel d'indemnité de licenciement selon la convention SYNTEC. La Cour d'Appel a estimé que la clause de mobilité ne pouvait pas remettre en cause unilatéralement le télétravail convenu contractuellement et que l'employeur avait exécuté le contrat de manière déloyale en tentant de mettre fin au télétravail sans justifier d'un intérêt légitime de l'entreprise. En conséquence, la Cour a confirmé le jugement de première instance en toutes ses dispositions, y ajoutant une indemnité complémentaire de procédure pour la cause d'appel et a condamné l'employeur aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Grenoble, ch. soc. -sect. b, 30 sept. 2021, n° 19/01556
Juridiction : Cour d'appel de Grenoble
Numéro(s) : 19/01556
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Grenoble, 14 mars 2019
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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