Cour d'appel de Lyon, Chambre sociale b, 21 janvier 2022, n° 19/04124
CPH Lyon 28 mai 2019
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CA Lyon
Infirmation partielle 21 janvier 2022

Arguments

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  • Accepté
    Vice du consentement

    La cour a estimé qu'il existait un vice du consentement en raison de la pression exercée par l'employeur, justifiant ainsi l'annulation de la rupture conventionnelle.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que l'annulation de la rupture conventionnelle équivalait à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ouvrant droit à des dommages-intérêts.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a reconnu le droit de Monsieur X à une indemnité compensatrice de préavis, conformément aux dispositions légales.

  • Accepté
    Remboursement des indemnités de chômage

    La cour a ordonné le remboursement des indemnités de chômage par l'employeur, conformément aux dispositions légales.

  • Rejeté
    Demande de dommages-intérêts supplémentaires

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les dommages-intérêts avaient déjà été fixés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Lyon a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Lyon qui avait débouté Monsieur Y X de sa demande d'annulation de la rupture conventionnelle avec la Société JOLIDON FRANCE et de ses demandes indemnitaires pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La question juridique centrale était de déterminer si la rupture conventionnelle avait été signée sous la contrainte, constituant ainsi un vice du consentement. La juridiction de première instance avait rejeté la demande d'annulation de la rupture conventionnelle et n'avait accordé que des reliquats de rappels de salaire et de congés payés. La Cour d'Appel, après avoir constaté que l'employeur avait exercé une pression financière en conditionnant le paiement des arriérés de salaire à la signature de la rupture conventionnelle, a jugé que cela constituait une violence et un vice du consentement, justifiant l'annulation de la rupture conventionnelle. En conséquence, la Cour a requalifié la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse, octroyant à Monsieur X des dommages-intérêts, une indemnité compensatrice de préavis et le remboursement des indemnités chômage pour une durée de six mois. Toutefois, la Cour a confirmé le rejet de la demande de remboursement d'une somme prêtée par le salarié pour l'achat d'un véhicule, faute de preuve suffisante. La Société JOLIDON FRANCE a été condamnée aux dépens d'appel et à verser 1500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires7

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1Laisser au salarié fautif le choix entre licenciement et signer une rupture
juritravail.com · 27 juillet 2024

2En présence d’un chantage au paiement du salaire, la rupture conventionnelle doit être déclarée nulle.
www.roussineau-avocats-paris.fr · 30 mai 2022

3Cabinet d'avocats Axel Avocats
axel-avocats.com · 20 mai 2022
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Sur la décision

Référence :
CA Lyon, ch. soc. b, 21 janv. 2022, n° 19/04124
Juridiction : Cour d'appel de Lyon
Numéro(s) : 19/04124
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Lyon, 28 mai 2019, N° F16/01764
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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