Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 5, 14 septembre 2017, n° 14/07602
CPH Créteil 6 mai 2014
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CA Paris
Infirmation partielle 14 septembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a estimé que le licenciement était injustifié, car l'employeur n'a pas prouvé l'insuffisance professionnelle alléguée et que les éléments produits par Monsieur X contredisaient les accusations de l'employeur.

  • Accepté
    Exécution déloyale du contrat de travail

    La cour a reconnu que l'employeur avait effectivement manqué à son obligation de bonne foi en ne soutenant pas la carrière de Monsieur X, ce qui a causé un préjudice moral.

  • Rejeté
    Application de la convention collective

    La cour a jugé que la convention collective applicable était celle du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire, et non celle du commerce de gros, ce qui justifie le montant versé.

  • Rejeté
    Fondement de la demande

    La cour a rejeté cette demande, considérant qu'elle était fondée sur une convention collective non applicable.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a jugé que Monsieur X avait droit à une indemnité pour couvrir ses frais non compris dans les dépens.

Résumé par Doctrine IA

Monsieur X, licencié pour insuffisance professionnelle après 27 ans d'ancienneté, a saisi le conseil de prud'hommes de Créteil. Il réclamait des indemnités pour harcèlement moral, exécution déloyale du contrat et licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le conseil de prud'hommes avait condamné l'employeur à verser 150 000 € pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et un rappel d'indemnité conventionnelle.

La cour d'appel a infirmé le jugement concernant le rappel d'indemnité conventionnelle, estimant que la convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire était la seule applicable. Elle a confirmé la condamnation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, jugeant les griefs de l'employeur largement démentis par les éléments produits par le salarié. La cour a également accordé 10 000 € de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail.

En conséquence, la cour d'appel a confirmé la condamnation principale de 150 000 € pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, a ajouté 10 000 € pour exécution déloyale, et a condamné l'employeur au remboursement des indemnités de chômage dans la limite de six mois. Elle a également accordé des indemnités au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 5, 14 sept. 2017, n° 14/07602
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/07602
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Créteil, 6 mai 2014, N° 13/00132
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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