Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 10, 21 février 2018, n° 16/02237
CPH Paris 16 décembre 2015
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CA Paris
Infirmation 21 février 2018

Arguments

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  • Accepté
    Preuve des heures supplémentaires effectuées

    La cour a confirmé que le salarié a effectivement accompli des heures supplémentaires, justifiant ainsi le rappel de salaire accordé.

  • Accepté
    Dissimulation intentionnelle des heures travaillées

    La cour a constaté que l'employeur avait intentionnellement omis de régulariser les heures, justifiant ainsi l'indemnité pour travail dissimulé.

  • Accepté
    Discrimination dans la rupture de la période d'essai

    La cour a jugé que la rupture était nulle en raison de motifs discriminatoires, justifiant ainsi l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Préjudice moral lié à la rupture discriminatoire

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par le salarié en raison du comportement discriminatoire de l'employeur.

  • Accepté
    Frais exposés en cause d'appel

    La cour a jugé équitable d'accorder une indemnité pour les frais exposés par le salarié en cause d'appel.

  • Rejeté
    Irrecevabilité de l'intervention

    La cour a jugé l'intervention de l'association irrecevable, car le salarié était déjà en cause.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la cour d'appel concerne un litige entre Monsieur X, coiffeur, et l'EURL E F, son employeur, suite à la rupture de sa période d'essai. Monsieur X estime avoir été victime d'une discrimination et demande des dommages-intérêts ainsi qu'une indemnité pour travail dissimulé. Le conseil de prud'hommes avait condamné l'EURL F à verser à Monsieur X différentes sommes, dont des heures supplémentaires non réglées. La cour d'appel confirme cette décision en ce qui concerne les heures supplémentaires, mais reconnaît également le caractère discriminatoire de la rupture de la période d'essai et la nullité de celle-ci. Elle condamne donc l'EURL F à verser à Monsieur X des indemnités pour travail dissimulé, préjudice moral et perte d'emploi. L'intervention volontaire principale de l'association MOUSSE est déclarée irrecevable.

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Commentaires14

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1Indemnisation en cas de rupture de période d’essai abusive
FO astek · 14 septembre 2023

2Qu'est ce que le harcèlement discriminatoire ?
Me Grégoire Hervet · consultation.avocat.fr · 23 novembre 2022

3Doit être considérée comme nulle la rupture de période d'essai basée sur un motif discriminatoire, en l'occurrence, celui de l'orientation sexuelleAccès limité
Salira Harir · Gazette du Palais · 5 juin 2018
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 10, 21 févr. 2018, n° 16/02237
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 16/02237
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Paris, 16 décembre 2015, N° 14/14901
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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