Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 4, 8 septembre 2021, n° 20/09996
TCOM Rennes 19 mai 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 8 septembre 2021

Arguments

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  • Accepté
    Existence de relations commerciales établies

    La cour a retenu que la relation commerciale entre les deux sociétés était établie depuis 2012 et que la rupture intervenue en septembre 2016 était brutale, justifiant ainsi l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Absence de préavis

    La cour a estimé que la société RES aurait dû respecter un préavis de six mois, et que la rupture sans préavis a causé un préjudice à la société Y.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a condamné la société RES à verser une somme au titre de l'article 700 pour couvrir les frais de première instance et d'appel.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement le jugement du Tribunal de Commerce de Rennes qui avait débouté la SELARL Guillaume Lemercier, liquidateur de la société Y, de ses demandes d'indemnisation pour rupture brutale des relations commerciales établies avec la société Réside études seniors (RES). La question juridique centrale était de déterminer si la rupture des relations commerciales entre les deux sociétés avait été brutale et si un préavis aurait dû être observé, conformément à l'ancien article L442-6-I 5° du code de commerce. Le tribunal de première instance avait jugé qu'il n'y avait pas eu de brutalité dans la rupture et que les dispositions de l'article précité ne s'appliquaient pas au litige. La Cour d'Appel a reconnu l'existence d'une relation commerciale établie depuis 2012 et a jugé que la rupture par RES en septembre 2016 avait été brutale, car aucune commande ni consultation n'avait suivi après cette date, malgré l'ouverture de nouvelles résidences par RES. La Cour a estimé que le préavis aurait dû être de six mois et a accordé au liquidateur des dommages-intérêts de 96 620,80 euros pour la perte de marge sur coûts variables, ainsi que 10 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais de première instance et d'appel. La Cour a rejeté les autres demandes du liquidateur, notamment celle d'indemnisation pour la mise en liquidation judiciaire de la société Y, et a condamné RES aux dépens de première instance et d'appel.

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Commentaire1

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1Précisions sur la rupture brutale de la relation commerciale établieAccès limité
www.editions-legislatives.fr · 22 septembre 2021
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 4, 8 sept. 2021, n° 20/09996
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 20/09996
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Rennes, 19 mai 2020, N° 2020F00040
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de commerce
  2. Code de procédure civile
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