Cour d'appel de Rennes, 1ère chambre, 28 septembre 2021, n° 19/02131
CA Rennes
Infirmation 28 septembre 2021

Arguments

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  • Accepté
    Dol par réticence

    La cour a jugé que la dissimulation de l'existence des cuves constitue un dol, viciant le consentement de l'acquéreur.

  • Accepté
    Dol par réticence

    La cour a jugé que la dissimulation de l'existence des cuves constitue un dol, viciant le consentement de l'acquéreuse.

  • Accepté
    Annulation de la vente

    La cour a ordonné la restitution du prix de vente suite à l'annulation de la vente pour dol.

  • Accepté
    Annulation de la vente

    La cour a ordonné la restitution des frais d'agence justifiés par l'acquéreur.

  • Accepté
    Responsabilité du notaire

    La cour a jugé que le notaire a engagé sa responsabilité en ne fournissant pas les informations nécessaires.

  • Accepté
    Condamnation aux dépens

    La cour a condamné les intimés aux dépens en raison de leur succombance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Rennes a annulé deux ventes immobilières pour dol, en infirmant le jugement de première instance qui avait débouté les acquéreurs de leurs demandes. Les acquéreurs, M. X et les consorts B, avaient découvert l'existence de cuves de carburant enterrées non déclarées sous un immeuble en copropriété qu'ils avaient acheté, ce qui les avait contraints à déménager en raison des risques de sécurité et de pollution. Ils avaient alors intenté une action en justice pour obtenir l'annulation des ventes sur le fondement du dol et de l'article L. 514-20 du Code de l'environnement. La Cour a rejeté l'application de l'article L. 514-20, mais a retenu le dol commis par les vendeurs, M. Y et Mme D divorcée Y, qui connaissaient l'existence des cuves et n'avaient pas informé les acquéreurs. La Cour a également jugé que le notaire, Me E, avait manqué à son obligation d'information et de conseil, et l'a condamné à restituer les émoluments perçus. Les demandes de remboursement des frais d'agence et de relogement ont été partiellement accordées pour M. X et rejetées pour les consorts B faute de preuves. La Cour a condamné solidairement les vendeurs et le notaire aux dépens et à verser 5 000 euros aux acquéreurs au titre de l'article 700 du Code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 1re ch., 28 sept. 2021, n° 19/02131
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 19/02131
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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