Cour d'appel de Versailles, 15e chambre, 6 octobre 2021, n° 18/04704
CPH Montmorency 24 octobre 2018
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CA Versailles
Infirmation partielle 6 octobre 2021

Arguments

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  • Accepté
    Harcèlement moral

    La cour a retenu que les faits de harcèlement moral étaient établis, justifiant la requalification de la prise d'acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Discrimination syndicale

    La cour a constaté que la société n'avait pas respecté les droits de la salariée en raison de son engagement syndical, ce qui a contribué à la prise d'acte.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait de harcèlement moral

    La cour a reconnu le préjudice subi par la salariée et a accordé des dommages et intérêts en réparation.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait de discrimination syndicale

    La cour a constaté que la salariée avait été victime de discrimination syndicale, justifiant l'octroi de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a jugé que la rupture du contrat de travail était illégale, entraînant le droit à une indemnité pour violation du statut protecteur.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a confirmé l'absence de cause réelle et sérieuse, rendant légitime la demande d'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, justifiant l'octroi d'une indemnité de licenciement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a confirmé partiellement et infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Montmorency qui avait requalifié la prise d'acte de la rupture du contrat de travail de Mme Y X en licenciement sans cause réelle et sérieuse, attribuant diverses indemnités pour harcèlement moral, entrave aux mandats de représentant du personnel, et violation du statut protecteur. La SELAFA CERBA, employeur et appelante, contestait la décision en invoquant l'absence de harcèlement moral et de discrimination syndicale, et demandait l'annulation du jugement pour partialité des premiers juges. Mme X, intimée, soutenait la décision initiale et demandait en appel incident des dommages-intérêts supplémentaires pour discrimination syndicale. La Cour a rejeté la demande de nullité du jugement, confirmé l'existence de harcèlement moral et reconnu pour la première fois la discrimination syndicale, accordant à Mme X des dommages-intérêts pour ces motifs ainsi que pour la violation du statut protecteur et le licenciement sans cause réelle et sérieuse. La Cour a également ordonné la remise de documents sociaux rectifiés et le remboursement des indemnités de chômage versées à Mme X par Pôle Emploi, tout en déboutant Mme X de sa demande de dommages-intérêts pour entrave à ses mandats de représentant du personnel. La SELAFA CERBA a été condamnée aux dépens d'appel et à payer 2 000 euros à Mme X au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 15e ch., 6 oct. 2021, n° 18/04704
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 18/04704
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Montmorency, 24 octobre 2018, N° 17/00447
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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