Cour de cassation, Chambre civile 3, 13 juillet 2022, 21-13.761, Inédit
TCOM Bordeaux 17 mars 2020
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CA Bordeaux
Confirmation 16 février 2021
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CASS
Cassation 13 juillet 2022

Arguments

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  • Accepté
    Existence d'une obligation non sérieusement contestable

    La cour a jugé que la responsabilité de Dune constructions était engagée pour n'avoir pas signalé l'incohérence dans le CCTP, et que cette responsabilité était établie sans nécessiter d'autres recherches.

  • Accepté
    Contestations sur l'existence du préjudice

    La cour a estimé que les éléments de preuve fournis justifiaient la condamnation à verser une provision, malgré les contestations sur le préjudice.

  • Accepté
    Responsabilité du contrôleur technique

    La cour a jugé que la responsabilité de Qualiconsult était engagée pour ne pas avoir signalé l'incohérence dans le CCTP, sans avoir à rechercher si cela constituait une contestation sérieuse.

Résumé par Doctrine IA

La société Dune constructions contestait sa condamnation par la cour d'appel de Bordeaux à payer une provision pour des désordres survenus lors de la construction d'un bâtiment, arguant que sa responsabilité n'était pas engagée car sa mission se limitait à l'exécution de plans conçus par un autre intervenant. La Cour de cassation a rejeté ce moyen, affirmant que tout professionnel de la construction est tenu d'une obligation de conseil et de résultat avant réception, quelle que soit la qualification du contrat (article 1231-1 du code civil), et que la responsabilité de la société n'était pas sérieusement contestable. La cour a également rejeté les moyens invoquant l'absence de preuve de la perte locative et l'absence de date à laquelle les loyers auraient dû être perçus, considérant que ces contestations étaient inopérantes. Cependant, la Cour de cassation a partiellement cassé l'arrêt en ce qui concerne la société Qualiconsult, car la cour d'appel n'avait pas examiné si le fait que le CCTP n'ait pas été communiqué à Qualiconsult avant ses premiers avis constituait une contestation sérieuse à son obligation à réparation (article 873 du code de procédure civile). De même, la décision de la cour d'appel de fixer la contribution de chacun des coobligés à la dette de réparation a été cassée pour violation des articles 484 et 488 du code de procédure civile, car une ordonnance de référé est une décision provisoire et ne peut statuer au principal sur la responsabilité. En conséquence, la Cour de cassation a décidé qu'il n'y avait pas lieu à référé sur les demandes restantes.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 13 juil. 2022, n° 21-13.761
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 21-13.761
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Bordeaux, 16 février 2021
Textes appliqués :
Articles 484 et 488 du code de procédure civile.

Article 873, alinéa 2, du code de procédure civile.

Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 18 juillet 2022
Identifiant Légifrance : JURITEXT000046056487
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2022:C300578
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Sur les parties

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