Conseil d'État, 6ème - 5ème chambres réunies, 8 avril 2026, 495603
TA Strasbourg 29 janvier 2016
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TA Strasbourg 5 octobre 2017
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CE
Annulation 21 novembre 2018
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TA Strasbourg 15 mai 2019
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CE
Annulation 30 décembre 2020
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CAA Nantes
Rejet 2 mai 2024
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CE
Annulation 8 avril 2026

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par l'association Berzoc'h vent debout et autres, contestant un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes. Cet arrêt avait fixé la garantie financière de démantèlement pour une installation éolienne et rejeté le surplus des conclusions de leur requête visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant le projet.

L'association invoquait un moyen tiré de l'incompltude du dossier de demande d'autorisation, faute d'éléments attestant de la maîtrise foncière. Le Conseil d'État a considéré que la cour administrative d'appel avait commis une erreur de droit en écartant ce moyen. En effet, la cour s'était fondée sur une modification d'implantation portée à la connaissance du préfet, alors que le silence gardé par ce dernier sur cette demande de modification avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles L. 110-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'aux articles L. 181-14 et R. 181-45 du code de l'environnement.

Le Conseil d'État casse donc totalement l'arrêt attaqué pour erreur de droit. Il renvoie l'affaire devant la cour administrative d'appel de Nantes pour qu'elle statue à nouveau sur le fond, et condamne solidairement les sociétés S.E. Kernebet et Parc éolien de Sainte Tréphine à verser 3 000 euros à l'association au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

Commentaires37

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1ICPE : le silence du préfet sur un porté à connaissance vaut rejet implicite
lemondedudroit.fr · 24 avril 2026

2Modification d'une autorisation environnementale : le silence gardé sur un porté à connaissance vaut rejetAccès limité
Lexis Veille · 14 avril 2026

3Porter à connaissance et rejet implicite de la demande
romain-lemaire.fr · 14 avril 2026
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Sur la décision

Référence :
CE, 6-5 chr, 8 avr. 2026, n° 495603, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 495603
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Nantes, 2 mai 2024, N° 22NT01149
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
., CE, 23 septembre 2021, Société civile agricole Côte de la justice, n° 437748, T. pp. 504-786.
Dispositif : Renvoi après cassation
Date de dernière mise à jour : 21 avril 2026
Identifiant Légifrance : CETATEXT000053784882
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2026:495603.20260408
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