CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE A.L. c. FRANCE, 7 avril 2022, 13344/20
CEDH, Affaire communiquée 20 octobre 2020
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 7 avril 2022
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CEDH, Résolution 13 décembre 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie privée

    La cour a estimé que l'ingérence était prévue par la loi et visait à protéger l'intérêt supérieur de l'enfant, ce qui justifiait le rejet de la demande.

  • Rejeté
    Intérêt supérieur de l'enfant

    La cour a jugé que l'intérêt supérieur de l'enfant était de maintenir son lien avec la famille qui l'élevait, ce qui a conduit au rejet de la demande.

  • Rejeté
    Droit à la vie familiale

    La cour a considéré que le maintien de la résidence de l'enfant chez les époux R. était dans son intérêt supérieur, ce qui a conduit au rejet de la demande.

  • Accepté
    Préjudice moral subi

    La cour a reconnu la violation de l'article 8 de la Convention et a accordé une indemnité pour le préjudice moral.

  • Accepté
    Frais engagés dans la procédure

    La cour a jugé raisonnable d'allouer au requérant le montant des frais et dépens justifiés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour européenne des droits de l'homme a examiné le cas d'A.L., un ressortissant français qui a contesté le refus des juridictions françaises d'établir sa paternité juridique sur son fils biologique né d'une gestation pour autrui en France. A.L. a fait valoir que ce refus constituait une violation de son droit au respect de sa vie privée selon l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les juridictions françaises ont jugé que les demandes d'A.L. étaient irrecevables car elles reposaient sur un contrat de gestation pour autrui, interdit par les articles 16-7 et 16-9 du code civil français, et ont privilégié l'intérêt supérieur de l'enfant élevé par un autre couple. La Cour européenne a reconnu que les juridictions françaises avaient une marge d'appréciation importante et que l'intérêt supérieur de l'enfant avait été dûment pris en compte. Cependant, elle a conclu à une violation de l'article 8 en raison de la durée excessive de la procédure judiciaire, qui a duré plus de six ans, estimant que cela n'était pas compatible avec le devoir de diligence exceptionnelle requis dans les affaires impliquant la relation d'une personne avec son enfant. La Cour a accordé à A.L. une satisfaction équitable pour dommage moral et frais et dépens.

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Commentaires11

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1GPA : l’intérêt de l’enfant ne réside pas dans la vérité biologique et la connaissance de ses origines
www.alquie.fr · 24 mai 2022

2GPA : l’intérêt de l’enfant ne réside pas dans la vérité biologique et la connaissance de ses originesAccès limité
Merryl Hervieu · Dalloz Etudiants · 19 mai 2022

3Action en contestation de paternité : condamnation de la France pour manquement au devoir de diligence exceptionnelleAccès limité
Lexis Veille · 12 avril 2022
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Sur la décision

<div>Articles 16-7 et 16-9 du code civil</div>
Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 7 avr. 2022, n° 13344/20
Numéro(s) : 13344/20
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : Adžić c. Croatie (no 2), no 19601/16, §§ 95 96, 2 mai 2019
Ahrens c. Allemagne, no 45071/09, 22 mars 2012
Anayo c. Allemagne, no 20578/07, 21 décembre 2010
Backlund c. Finlande, no 36498/05, § 37, 6 juillet 2010
E.S. c. Roumanie et Bulgarie, no 60281/11, § 82, 19 juillet 2016
Kautzor c. Allemagne, no 23338/09, 22 mars 2012
Krisztián Barnabás Tóth c. Hongrie, no 48494/06, 12 février 2013
Krušković c. Croatie, no 46185/08, § 20, 21 juin 2011
Mandet c. France, no 30955/12, §§ 58-59, 14 janvier 2016
M.V. c. Pologne, no 16202/14, § 82, 1er avril 2021
Nylund c. Finlande (déc.), no 27110/95, CEDH 1999 VI
Pascaud c. France, no 19535/08, §§ 48-49, 16 juin 2011
Rasmussen c. Danemark, 28 novembre 1984, § 33, série A no 87
Schneider c. Allemagne, no 17080/07, 15 septembre 2011
Soares de Melo c. Portugal, no 72850/14, § 92, 16 février 2016
Strand Lobben et autres c. Norvège [GC], no 37283/13, § 212, 10 septembre 2019
Yildirim c. Autriche (déc.), no 34308/96, 19 octobre 1999
Zaunegger c. Allemagne, no 22028/04, 3 décembre 2009
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Non
Conclusions : Violation de l'article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale (Article 8-1 - Respect de la vie privée) ; Préjudice moral - réparation (Article 41 - Préjudice moral ; Satisfaction équitable)
Identifiant HUDOC : 001-216632
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2022:0407JUD001334420
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code pénal
  3. Code civil
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