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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, pcp jcp fond, 21 mai 2025, n° 24/10737 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/10737 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 5] [1]
[1] Copie conforme délivrée
le :
à : Monsieur [T] [P]
Copie exécutoire délivrée
le :
à :Me Isabelle SIMONNEAU
Pôle civil de proximité
■
PCP JCP fond
N° RG 24/10737 – N° Portalis 352J-W-B7I-C6MDE
N° MINUTE :
5/2025
JUGEMENT
rendu le mercredi 21 mai 2025
DEMANDERESSE
S.A. LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL, dont le siège social est sis [Adresse 3]
représentée par Me Isabelle SIMONNEAU, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : #D0578
DÉFENDEUR
Monsieur [T] [P], demeurant [Adresse 4]
non comparant, ni représenté
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Anne ROSENZWEIG, Vice-présidente, juge des contentieux de la protection
assistée de Sirine BOUCHAOUI, Greffière,
DATE DES DÉBATS
Audience publique du 21 mars 2025
JUGEMENT
réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé par mise à disposition le 21 mai 2025 par Anne ROSENZWEIG, Vice-présidente assistée de Sirine BOUCHAOUI, Greffière
Décision du 21 mai 2025
PCP JCP fond – N° RG 24/10737 – N° Portalis 352J-W-B7I-C6MDE
EXPOSE DU LITIGE
Selon offre préalable acceptée le 15 octobre 2019, la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL a consenti à [T] [P] un crédit renouvelable n°[Numéro identifiant 1]209 652 04 de 20.000 euros remboursable au taux nominal de 2,899% par mensualités variables suivants l’encours.
Selon offre préalable acceptée le 22 juillet 2021, la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL a consenti à [T] [P] un crédit renouvelable n°[Numéro identifiant 1]209 652 18 de 25.000 euros remboursable au taux nominal de 2,899% par mensualités variables suivants l’encours.
Des échéances étant demeurées impayées, la SA CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL a fait assigner [T] [P] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris, par acte d’huissier en date du 5 novembre 2024, en paiement des sommes suivantes, sous le bénéfice de l’exécution provisoire :
— 1.486,63 euros, avec intérêts au taux conventionnel de 2,899% à compter du 20 septembre 2024 jusqu’à parfait règlement au titre du prêt n°[Numéro identifiant 2]209 652 04 utilisation 05,
— 399,26 euros, avec intérêts au taux conventionnel de 2,899% à compter du 20 septembre 2024 jusqu’à parfait règlement au titre du prêt n°[Numéro identifiant 2]209 652 04 utilisation 10,
— 2.345,36 euros, avec intérêts au taux conventionnel de 2,899% à compter du 20 septembre 2024 jusqu’à parfait règlement au titre du prêt n°[Numéro identifiant 2]209 652 04 utilisation 12,
— 291,03 euros, avec intérêts au taux conventionnel de 4.749% à compter du 20 septembre 2024 jusqu’à parfait règlement au titre du prêt n°[Numéro identifiant 2]209 652 04 utilisation 15,
— 14.292,46 euros, avec intérêts au taux conventionnel de 2,899% à compter du 20 septembre 2024 jusqu’à parfait règlement au titre du prêt n°[Numéro identifiant 2]209 652 18, utilisation 000 209 652 21,
— la condamnation de [T] [P] au paiement de la somme de 3.000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens.
Au soutien de sa demande, la SA LE CIC CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL fait valoir que les mensualités d’emprunt n’ont pas été régulièrement payées, ce qui l’a contraint à prononcer la déchéance du terme, rendant la totalité de la dette exigible. Elle précise que la créance n’est pas forclose, le premier incident de paiement non régularisé datant des 5 février 2023, 5 janvier 2023 et 5 novembre 2022.
A l’audience du 21 mars 2025, la SA CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL, représentée par son conseil, a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance. La nullité, la forclusion, la déchéance du droit aux intérêts contractuels (FIPEN, FICP, vérification de la solvabilité) et légaux ont été mises dans le débat d’office. La banque a mentionné qu’aucune déchéance du droit aux intérêts n’était encourue, le dossier étant complet.
[T] [P] n’a pas comparu. Il a été cité par procès-verbal de recherches infructueuses.
Conformément à l’article 473 du code de procédure civile, il sera statué par jugement réputé contradictoire.
La décision a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe au 21 mai 2025.
MOTIFS DE LA DECISION
Selon l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne fait droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur les demandes en paiement
Le présent litige est relatif à un crédit soumis aux dispositions de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 de sorte qu’il sera fait application des articles du code de la consommation dans leur rédaction en vigueur après le 1er mai 2011 et leur numérotation postérieure à l’ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 et au décret n°2016-884 du 29 juin 2016.
L’article R.632-1 du code de la consommation permet au juge de relever d’office tous les moyens tirés de l’application des dispositions du code de la consommation, sous réserve de respecter le principe de la contradiction. Il a été fait application de cette disposition par le juge à l’audience du 21 mars 2025.
L’article L.312-39 du code de la consommation prévoit qu’en cas de défaillance de l’emprunteur, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés. Jusqu’à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent les intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. En outre, le prêteur peut demander à l’emprunteur défaillant une indemnité qui, dépendant de la durée restant à courir du contrat et sans préjudice de l’application de l’article 1231-5 du code civil, est fixée suivant un barème déterminé par décret. L’article D.312-16 du même code précise que lorsque le prêteur exige le remboursement immédiat du capital restant dû en application de l’article L.312-39, il peut demander une indemnité égale à 8% du capital restant dû à la date de la défaillance.
Ce texte n’a toutefois vocation à être appliqué au titre du calcul des sommes dues qu’après vérification de l’absence de cause de nullité du contrat, de l’absence de forclusion de la créance, de ce que le terme du contrat est bien échu et de l’absence de déchéance du droit aux intérêts conventionnels.
Sur la nullité du contrat
Aux termes de l’article L.312-25 du code de la consommation, pendant un délai de sept jours à compter de l’acceptation du contrat par l’emprunteur, aucun paiement, sous quelque forme et à quelque titre que ce soit, ne peut être fait par le prêteur à l’emprunteur ou pour le compte de celui-ci, ni par l’emprunteur au prêteur.
La jurisprudence sanctionne la violation de ce texte par la nullité du contrat en vertu de l’article 6 du code civil, laquelle entraîne le remboursement par l’emprunteur du capital prêté (Ccass civ 1ère, 22 janvier 2009, 03-11.775).
En l’espèce, le déblocage des fonds a eu lieu le 23 octobre 2019 pour le crédit n°[Numéro identifiant 1]209 652 04, soit postérieurement au délai de sept jours précité courant à compter du 23 octobre 2019, et le 5 août 2021 pour le crédit n°[Numéro identifiant 1]209 652 18, soit postérieurement au délai de sept jours précité courant à compter du 22 juillet 2022, de sorte qu’aucune nullité n’est encourue.
Sur la forclusion
L’article R. 312-35 du code de la consommation dispose que les actions en paiement à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur dans le cadre d’un crédit à la consommation, doivent être engagées devant le juge dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance à peine de forclusion.
En l’espèce, au regard de l’historique du compte produit, il apparaît que le premier incident de paiement non régularisé est intervenu les 5 novembre 2022 et 5 janvier 2023 pour le crédit n°[Numéro identifiant 1]209 652 04 de sorte que la demande effectuée le 5 novembre 2024, avant minuit, n’est pas atteinte par la forclusion.
Toutefois, au regard de l’historique du compte produit, il apparaît que le premier incident de paiement non régularisé est intervenu le 5 octobre 2022 pour le crédit n° n°[Numéro identifiant 1]209 652 18 de sorte que la demande effectuée le 5 novembre 2024, est irrecevable pour cause de forclusion.
Sur la déchéance du terme
Aux termes de l’article 1315 du code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver.
Par ailleurs, selon l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées engagent leurs signataires et en application de l’article 1224 du même code, lorsque l’emprunteur cesse de verser les mensualités stipulées, le prêteur est en droit de se prévaloir de la déchéance du terme et de demander le remboursement des fonds avancés soit en raison de l’existence d’une clause résolutoire, soit en cas d’inexécution suffisamment grave. L’article 1225 précise qu’en présence d’une clause résolutoire, la résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse s’il n’a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l’inexécution.
En matière de crédit à la consommation en particulier, la jurisprudence est venue rappeler qu’il résulte des dispositions de l’ancien article L.311-24 du code de la consommation, que si le contrat de prêt d’une somme d’argent peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur non commerçant entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle (Ccass Civ 1ère, 3 juin 2015 n°14-15655 ; Civ 1ère, 22 juin 2017 n° 16-18418).
En l’espèce, le contrat de prêt contient une clause d’exigibilité anticipée en cas de défaut de paiement (article Exécution du contrat de crédit) et une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme de payer la somme de 974,93 euros précisant le délai de régularisation (de 8 jours) a bien été envoyée à [T] [P], le 30 mars 2023 ainsi qu’il ressort de l’avis de réception produit revenu avec la mention « pli avisé et non réclamé », de sorte qu’en l’absence de régularisation dans le délai, ainsi qu’il ressort de l’historique de compte, la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL a pu régulièrement prononcer la déchéance du terme le 28 avril 2023, par courrier recommandé revenu avec la mention « pli avisé et non réclamé ».
Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels
Il appartient au créancier qui réclame des sommes au titre d’un crédit à la consommation de justifier du strict respect du formalisme informatif prévu par le code de la consommation, en produisant des documents contractuels conformes, ainsi que la copie des pièces nécessaires, et notamment la consultation, avant de conclure le contrat de crédit, du fichier national recensant les informations sur les incidents de paiement caractérisés liés aux crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels, géré par la Banque de France, et prévu à l’article L.751-1 du même code et la justification, quel que soit le montant du crédit, de la vérification de la solvabilité de l’emprunteur au moyen d’un nombre suffisant d’informations, y compris des informations fournies par ce dernier à la demande du prêteur (article L.312-16), à peine de déchéance du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par le juge (article L.341-2), étant précisé que le prêteur ne doit pas s’arrêter aux seules déclarations de l’emprunteur compilées dans la « fiche dialogue » mais effectuer ses propres vérifications et solliciter des pièces justificatives (au minimum la production d’un avis d’imposition et de relevés bancaires) et être ensuite en mesure de les produire devant la juridiction saisie de son action en paiement.
Or, en l’espèce, aucune trace de la consultation du FICP, ni de justificatif de la vérification de la solvabilité ne figure au dossier.
En ces conditions, le prêteur ne peut qu’être déchu totalement du droit aux intérêts.
Sur le montant de la créance
Aux termes de l’article L.311-48 du code de la consommation, lorsque le prêteur est déchu du droit aux intérêts, l’emprunteur n’est tenu qu’au seul remboursement du capital suivant l’échéancier prévu, ainsi que, le cas échéant, au paiement des intérêts dont le prêteur n’a pas été déchu. Les sommes déjà perçues par le prêteur au titre des intérêts, qui sont productives d’intérêts au taux de l’intérêt légal à compter du jour de leur versement, sont restituées par le prêteur ou imputées sur le capital restant dû.
En l’espèce, le prêteur a été déchu du droit aux intérêts de sorte qu’il n’y a pas lieu de faire droit à sa demande formulée au titre des intérêts échus et les sommes versées au titre des intérêts seront imputées sur le capital restant dû.
Au regard de l’historique du prêt, il y a lieu de faire droit à la demande en paiement de la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL à hauteur de la somme de 1.312,85 euros au titre du capital restant dû (22.349,71 euros – 21.036,86 euros de règlements déjà effectués).
Il sera par ailleurs rappelé qu’en application de l’article 1152 devenu 1231-5 du code civil, le juge peut réduire d’office le montant de la clause pénale si elle est manifestement excessive. En l’espèce, la limitation légale de la créance du prêteur déchu du droit aux intérêts rend manifestement excessive la clause pénale de 8% du capital dû à la date de la défaillance contenue au contrat de prêt, laquelle sera donc réduite à 1 euro.
[T] [P] est ainsi tenu au paiement de la somme totale de 1.313,85 euros correspondant au capital restant dû et à la clause pénale pour le crédit n°[Numéro identifiant 1]209 652 04, utilisations n°5, 10, 12 et 15.
Le prêteur, bien que déchu de son droit aux intérêts, demeure fondé à solliciter le paiement des intérêts au taux légal, en vertu de l’article 1153 devenu 1231-6 du code civil, sur le capital restant dû, majoré de plein-droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier.
Ces dispositions légales doivent cependant être écartées s’il en résulte pour le prêteur la perception de montants équivalents ou proches de ceux qu’il aurait perçus si la déchéance du droit aux intérêts n’avait pas été prononcée, sauf à faire perdre à cette sanction ses caractères de dissuasion et d’efficacité (CJUE 27 mars 2014, affaire C-565/12, Le Crédit Lyonnais SA / Fesih Kalhan).
En l’espèce, le crédit personnel a été accordé à un taux d’intérêt annuel fixe de 2,899%. Il convient donc de dire que la somme restant due en capital au titre de ce crédit portera intérêts au taux conventionnel de 2,899 % l’an, inférieur au taux légal, à compter de la présente décision en l’absence de remise à personne de tout acte valant mise en demeure, sans la majoration de l’article L313-3 du code monétaire et financier. Le taux conventionnel de 4,749 % pour l’utilisation n°15, non justifiée contractuellement, sera rejeté.
Sur les demandes accessoires
Le défendeur, qui succombe, supportera les dépens, en application de l’article 696 du code de procédure civile.
Il ne paraît pas inéquitable de laisser à la charge de la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL les frais exposés par elle dans la présente instance et non compris dans les dépens. Elle sera donc déboutée de sa demande formulée au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS,
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, après débats en audience publique, par jugement mis à disposition au greffe, réputé contradictoire et en premier ressort,
DECLARE irrecevable pour cause de forclusion la demande de la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL au titre du crédit n° n°[Numéro identifiant 1]209 652 18 ;
PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts contractuels de la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL au titre du prêt souscrit par [T] [P], le 15 octobre 2019, à compter de cette date ;
RÉDUIT l’indemnité sollicitée par la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL au titre de la clause pénale à 1 euro ;
ÉCARTE l’application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier ;
CONDAMNE en conséquence [T] [P], à verser à la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL la somme de 1.313,85 euros au titre du capital restant dû et de la clause pénale avec intérêts au taux conventionnel de 2,899% l’an, au titre du crédit n° n°[Numéro identifiant 1]209 652 04, utilisations 5, 10, 12 et 15, à compter de la présente décision, sans application de la majoration légale de l’article L.313-3 du code monétaire et financier ;
DEBOUTE la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL du surplus de ses demandes ;
CONDAMNE [T] [P] aux dépens ;
DIT n’y avoir lieu à application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
DEBOUTE la société anonyme CIC LE CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire de plein droit à titre provisoire.
Le greffier Le juge des contentieux de la protection
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