Cour d'appel de Paris, Pôle 5 chambre 5, 4 juillet 2013, n° 12/07651
TCOM Meaux 9 novembre 2010
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TCOM Meaux 9 novembre 2010
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TCOM Meaux 9 novembre 2010
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TCOM Meaux 24 janvier 2012
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TCOM Meaux 25 janvier 2012
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CA Paris
Confirmation 12 juin 2013
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CA Paris
Confirmation 4 juillet 2013
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CA Paris 5 décembre 2013
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CASS
Rejet 29 septembre 2015

Arguments

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  • Rejeté
    Irrecevabilité de l'action du ministre

    La cour a jugé que l'action du ministre est recevable, car il n'est pas nécessaire d'informer les parties au contrat lorsque l'action vise uniquement à faire cesser des pratiques contractuelles.

  • Rejeté
    Absence de déséquilibre significatif

    La cour a estimé que les clauses imposent un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties, justifiant l'interdiction de leur utilisation.

  • Rejeté
    Disproportion de l'amende

    La cour a jugé que l'amende est justifiée au regard des pratiques constatées et de leur impact sur l'ordre public économique.

  • Rejeté
    Frais de justice

    La cour a jugé que la demande de remboursement des frais de justice n'est pas fondée, compte tenu de la décision rendue.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement le jugement du Tribunal de Commerce de Meaux qui avait reçu partiellement les demandes du ministre de l'économie contre la société EMC Distribution, condamnée pour avoir inséré dans ses contrats des clauses créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties, en violation de l'article L.442-6 I 2° du code de commerce. La question juridique posée concernait la licéité de deux clauses contractuelles ("retour des invendus" et "changements de tarifs et conditions") et si leur insertion constituait une pratique imposant un déséquilibre significatif. Le tribunal avait jugé ces clauses illicites, enjoint la société de cesser ces pratiques et condamné EMC Distribution à une amende civile de 400.000 euros. La Cour d'Appel a confirmé que ces clauses constituaient une tentative d'imposer un déséquilibre significatif, a enjoint à EMC Distribution de ne pas réintroduire ces clauses dans ses contrats futurs et a modifié le montant de l'amende civile à 600.000 euros, considérant que l'Administration n'avait pas démontré la mise en 'uvre effective des clauses et que la société avait modifié les clauses litigieuses dans les contrats de 2010 à 2013. La Cour a également condamné EMC Distribution à payer 3.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires15

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1Violence et avantage manifestement excessifAccès limité
Mathias Latina · Revue des contrats · 11 septembre 2025

2LMR #66 : Le déséquilibre significatif dans les contrats de distribution
Lettre des Réseaux · 12 mai 2023

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 ch. 5, 4 juil. 2013, n° 12/07651
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 12/07651
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Meaux, 24 janvier 2012, N° 2009/02296
Dispositif : annulation
Date de dernière mise à jour : 13 juin 2022
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. LOI n° 2008-776 du 4 août 2008
  2. Décret n°2010-1010 du 30 août 2010
  3. Code de commerce
  4. Code de procédure civile
  5. Code civil
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Cour d'appel de Paris, Pôle 5 chambre 5, 4 juillet 2013, n° 12/07651