Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 6, 5 janvier 2022, n° 19/07270
CPH Paris 19 février 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 5 janvier 2022

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect des conditions de validité de la rupture conventionnelle

    La cour a constaté l'absence de preuve de remise d'un exemplaire de la convention de rupture à M. X, rendant la rupture nulle et la qualifiant de licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité conventionnelle de licenciement

    La cour a jugé que M. X avait droit à l'indemnité conventionnelle de licenciement en raison de son ancienneté et de l'absence de cause réelle et sérieuse pour la rupture.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a reconnu le droit de M. X à une indemnité compensatrice de préavis, en l'absence de faute grave.

  • Accepté
    Indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a accordé des dommages intérêts à M. X pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, tenant compte de son ancienneté et des difficultés rencontrées.

  • Accepté
    Obligation de remise des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents de fin de contrat conformes, en raison de l'annulation de la rupture conventionnelle.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Paris a infirmé le jugement du conseil de prud'hommes de Paris du 19 février 2019 concernant la rupture conventionnelle entre Monsieur Hubert X et la société HLM Batigère. La cour a constaté que la convention de rupture n'était pas valable car aucun exemplaire n'a été remis à Monsieur X, ce qui rend la rupture nulle. La cour a également ordonné à Monsieur X de rembourser à la société Batigère la somme de 125 000 euros perçue au titre de l'indemnité de rupture conventionnelle. La cour a reconnu l'ancienneté de Monsieur X et a fixé le salaire de référence à 12 022,77 euros bruts. Elle a condamné la société Batigère à payer à Monsieur X une indemnité conventionnelle de licenciement de 64 121,44 euros, une indemnité compensatrice de préavis de 24 045,54 euros et une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse de 180 000 euros. La cour a autorisé la compensation entre l'indemnité de rupture conventionnelle et l'indemnité conventionnelle de licenciement. Elle a également ordonné à la société Batigère de remettre à Monsieur X une attestation destinée à Pôle emploi et un bulletin de paie rectificatif. Enfin, la cour a condamné la société Batigère à payer à Monsieur X la somme de 3 000 euros au titre des frais de procédure et a confirmé le jugement du conseil de prud'hommes en ce qui concerne la demande de dommages-intérêts pour remise d'une attestation inexacte à Pôle emploi et la demande de dommages-intérêts pour non-perception d'indemnités Pôle emploi et non-portabilité de la garantie prévoyance.

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Commentaire1

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1Exemplaires convention de rupture conventionnelle
Me Laurence Bachelot · consultation.avocat.fr · 13 mai 2022
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 6, 5 janv. 2022, n° 19/07270
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/07270
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Paris, 19 février 2019, N° F17/10229
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 6, 5 janvier 2022, n° 19/07270