Cour d'appel de Rennes, 1ère chambre, 14 décembre 2021, n° 21/00471
CA Rennes
Infirmation partielle 14 décembre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Application des articles 1655 et 1343-5 du Code civil

    La cour a estimé que les articles invoqués ne s'appliquent pas car la demande de délai ne se conçoit que lorsque le vendeur a demandé la résolution de la vente, ce qui n'est pas le cas ici.

  • Rejeté
    Force majeure

    La cour a jugé que les époux X n'ont pas démontré que la force majeure empêchait l'exécution de leurs obligations contractuelles, car la vente de leur bien n'était pas une condition suspensive stipulée dans le compromis.

  • Accepté
    Excessivité de la clause pénale

    La cour a reconnu que le juge des référés ne peut modérer une clause pénale excessive, mais a estimé que le montant de la provision devait être réduit à 8.000 euros.

  • Autre
    Restitution des sommes versées

    La cour a jugé que la demande de restitution des sommes versées en vertu de l'exécution provisoire est sans objet suite à l'infirmation de l'ordonnance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Rennes a partiellement infirmé l'ordonnance du juge des référés de Vannes qui avait débouté les époux X de leur demande de délai pour réitérer la vente d'un immeuble et les avait condamnés à payer une provision de 40 050 euros au titre de la clause pénale pour retard dans l'exécution de la vente. Les époux X avaient invoqué la force majeure due à la crise sanitaire du COVID-19 pour justifier leur incapacité à vendre leur propre bien immobilier et ainsi financer l'achat. La Cour a confirmé le refus de délai, estimant que les époux X ne pouvaient se prévaloir de la force majeure, car la vente de leur bien n'était pas une condition du contrat de vente et qu'ils n'avaient pas démontré l'impossibilité absolue d'obtenir un financement. Cependant, la Cour a réduit la provision sur la clause pénale à 8 000 euros, prenant en compte le pouvoir modérateur du juge du fond sur les clauses pénales jugées excessives. La Cour a également confirmé la condamnation des époux X aux dépens et à payer 1 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, tout en les condamnant à payer une somme supplémentaire de 2 000 euros sur le même fondement en appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 1re ch., 14 déc. 2021, n° 21/00471
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 21/00471
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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