Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 12 mai 2022, n° 19/04356
CPH Le Havre 18 octobre 2019
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CA Rouen
Infirmation 12 mai 2022

Arguments

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  • Accepté
    Absence de procédure régulière pour la mise à pied

    La cour a jugé que la mise à pied constituait une sanction disciplinaire et qu'elle devait être précédée d'un entretien préalable, ce qui n'a pas été respecté.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a constaté que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, rendant légitime la demande d'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, ce qui ouvre droit à une indemnité de licenciement.

  • Accepté
    Licenciement abusif

    La cour a reconnu le licenciement comme abusif et a accordé des dommages et intérêts en réparation.

  • Rejeté
    Préjudice moral lié à la convocation par les services de police

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas de lien de causalité entre le licenciement et la démarche pénale, rejetant ainsi la demande.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a accordé une indemnité pour couvrir les frais de justice engagés par la salariée.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Rouen a infirmé le jugement du Conseil de prud'hommes du Havre du 18 octobre 2019. La question juridique posée était celle de la péremption d'instance, c'est-à-dire si l'instance était éteinte en raison de l'inaction des parties pendant deux ans. La cour d'appel a conclu que l'instance n'était pas périmée car aucune diligence n'avait été expressément mise à la charge des parties par la juridiction. En ce qui concerne le licenciement pour faute grave, la cour d'appel a jugé que la sanction de mise à pied prononcée par l'employeur était irrégulière car elle n'avait pas été précédée d'un entretien préalable. De plus, la cour d'appel a estimé que les faits reprochés à la salariée n'étaient pas suffisamment établis et que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse. Par conséquent, la cour d'appel a condamné l'employeur à verser à la salariée des rappels de salaire, une indemnité compensatrice de préavis, une indemnité de licenciement et des dommages et intérêts pour licenciement abusif. La demande de la salariée concernant un préjudice moral distinct a été rejetée. La cour d'appel a également condamné l'employeur aux dépens de l'instance.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 12 mai 2022, n° 19/04356
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 19/04356
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Le Havre, 18 octobre 2019
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

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