Cour d'appel de Toulouse, 3ème chambre, 15 septembre 2021, n° 20/02800
TCOM Albi 29 septembre 2020
>
CA Toulouse
Confirmation 15 septembre 2021
>
CASS
Rejet 13 avril 2023

Arguments

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  • Accepté
    Absence de trouble manifestement illicite

    La cour a estimé que la vente en ligne par le franchiseur constitue un trouble manifestement illicite, car elle viole les clauses d'exclusivité des contrats de franchise.

  • Rejeté
    Procédure abusive des franchisés

    La cour a rejeté cet argument, considérant que les franchisés avaient des raisons légitimes de contester la commercialisation en ligne.

  • Rejeté
    Irrecevabilité de la demande des franchisés

    La cour a jugé que la demande des franchisés était recevable et fondée sur des éléments contractuels.

  • Accepté
    Dépens de l'instance

    La cour a accepté cette demande, condamnant les intimés aux dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Toulouse a confirmé l'ordonnance du Tribunal de Commerce d'Albi qui avait ordonné à la SAS Naturhouse de cesser la commercialisation de ses produits sur son site internet, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La question juridique centrale concernait la licéité des ventes en ligne effectuées par Naturhouse, qui étaient contestées par ses franchisés en raison d'une clause contractuelle interdisant la vente par internet afin de respecter l'exclusivité territoriale des franchisés. Le Tribunal de Commerce avait jugé que la création d'un site de vente en ligne par Naturhouse constituait un trouble manifestement illicite, en violation des contrats de franchise. La Cour d'Appel a rejeté les arguments de Naturhouse, qui prétendait que les ventes étaient limitées aux zones sans exclusivité territoriale et que les contrats n'interdisaient pas explicitement au franchiseur de vendre en ligne. La Cour a confirmé l'existence d'un trouble manifestement illicite, en soulignant que les contrats interdisaient sans distinction la vente en ligne tant pour le franchiseur que pour les franchisés, et a constaté que Naturhouse avait bien vendu en ligne dans les zones d'exclusivité des franchisés. La Cour a également confirmé l'astreinte imposée et condamné Naturhouse à verser à chaque franchisé intimé 250 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Toulouse, 3e ch., 15 sept. 2021, n° 20/02800
Juridiction : Cour d'appel de Toulouse
Numéro(s) : 20/02800
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE d'Albi, 29 septembre 2020, N° 2020001877
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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