Cour d'appel de Versailles, 13e chambre, 26 janvier 2021, n° 19/04942
TCOM Nanterre 6 juin 2019
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CA Versailles
Infirmation partielle 26 janvier 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de la clause d'agrément

    La cour a estimé que la procédure de rachat prévue par l'article L. 228-24 du code de commerce n'est pas applicable en cas de transfert sans agrément dans le cadre d'une société par actions simplifiée, et que la nullité du transfert ne peut pas être sanctionnée par un retour à la situation antérieure.

  • Rejeté
    Nécessité de la mise sous séquestre

    La cour a jugé qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner la mise sous séquestre des actions, la procédure de rachat n'étant pas mise en œuvre.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a estimé que la procédure engagée par la société ODO n'était pas abusive, car elle était fondée sur le non-respect de la clause d'agrément.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Nanterre qui avait déclaré nul le transfert de 3 003 actions de catégorie A et 1 202 obligations convertibles en actions de la SAS ODO détenues par la société Finarea Cap PME à la suite d'une fusion-absorption, et ordonné la mise en œuvre de la procédure de rachat prévue à l'article L. 228-24 du code de commerce. La question juridique centrale était de savoir si la procédure de rachat prévue par cet article était applicable en cas de transfert de valeurs mobilières sans agrément préalable dans une société par actions simplifiée (SAS). Le Tribunal avait jugé que cette procédure était applicable, mais la Cour d'Appel a estimé que la société ODO n'était pas fondée à demander l'annulation du transfert des valeurs mobilières et la mise en œuvre de la procédure de rachat, car l'agrément était réputé donné faute de rachat des titres dans le délai de trois mois suivant la notification du refus d'agrément, conformément à l'article L. 228-24 du code de commerce et aux statuts de la société ODO. La Cour a donc rejeté toutes les demandes de la société ODO, de ses fondateurs et de la société Zephyrotel invest, et a condamné la société ODO à fournir à la société Finarea Cap PME une copie du compte individuel d'actionnaire et du registre des mouvements de titres reflétant le transfert des valeurs mobilières. La demande de dommages et intérêts pour procédure abusive formulée par la société Finarea Cap PME a été rejetée, et les dépens de première instance et d'appel ont été mis à la charge in solidum de la société ODO, de ses fondateurs et de la société Zephyrotel invest.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 13e ch., 26 janv. 2021, n° 19/04942
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 19/04942
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Nanterre, 6 juin 2019, N° 2017F01249
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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