Cour d'appel de Versailles, 6e chambre, 25 novembre 2021, n° 19/00102
CPH Boulogne-Billancourt 6 décembre 2018
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CA Versailles
Confirmation 25 novembre 2021
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CASS
Rejet 19 avril 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Manquements de l'employeur à ses obligations

    La cour a constaté que la demande de résiliation judiciaire était devenue sans objet en raison de la mise à la retraite du salarié, rendant impossible la reconnaissance d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Obligation de sécurité de l'employeur

    La cour a retenu que l'employeur a manqué à son obligation d'établir les fiches d'exposition, ce qui justifie l'allocation de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Atteinte aux intérêts collectifs de la profession

    La cour a jugé que le syndicat avait droit à des dommages-intérêts pour violation de l'obligation de sécurité.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Boulogne-Billancourt qui avait ordonné la résiliation judiciaire du contrat de travail de M. Y X aux torts de la SAS Dekra Industrial et condamné cette dernière à diverses indemnités. La question juridique principale concernait la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail de M. X, invoquant notamment une discrimination syndicale et le non-respect de l'obligation de sécurité par l'employeur. La juridiction de première instance avait accédé à cette demande et octroyé des indemnités pour préavis, licenciement, licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que pour absence de communication des fiches d'exposition à l'amiante. La Cour d'Appel a confirmé le jugement en ce qui concerne l'indemnité pour absence de communication des fiches d'exposition, mais a jugé que la demande de résiliation judiciaire était devenue sans objet en raison de la mise à la retraite de M. X intervenue en juin 2021. La Cour a également rejeté les allégations de discrimination syndicale, estimant que l'employeur avait justifié ses décisions par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. En conséquence, la Cour a débouté M. X de ses demandes subséquentes, mais a condamné la SAS Dekra Industrial à verser 1 000 euros au syndicat CFTC métallurgie des Hauts-de-Seine pour violation de l'obligation de sécurité. Les parties ont été déboutées de leurs demandes de frais irrépétibles et la SAS Dekra Industrial a été condamnée aux dépens.

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Commentaire1

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1Comment combiner demande de résiliation judiciaire et mise à la retraite d’office pendant la procédure ?
Village Justice · 17 décembre 2021
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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 6e ch., 25 nov. 2021, n° 19/00102
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 19/00102
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, 6 décembre 2018, N° F16/01029
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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