Tribunal administratif de Rouen, 17 juin 2021, n° 2003861
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Arguments

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  • Rejeté
    Absence de motivation de la décision

    La cour a estimé que la décision n'étant plus en vigueur à la date d'introduction de la requête, les conclusions tendant à son annulation étaient sans objet.

  • Accepté
    Absence de motivation de la décision

    La cour a accueilli ce moyen, considérant que la décision devait être motivée en vertu des dispositions légales.

  • Accepté
    Réexamen de la situation suite à l'annulation

    La cour a jugé qu'il y avait lieu d'enjoindre au préfet de réexaminer la situation de M. Y dans un délai d'un mois.

  • Accepté
    Frais exposés non compris dans les dépens

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par M. Y.

Résumé par Doctrine IA

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A Y, ressortissant tunisien, qui contestait la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et d'un titre de séjour en qualité de salarié par le préfet de la Seine-Maritime. M. Y invoquait l'absence de motivation, le défaut d'examen particulier de sa situation, la non-saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le préfet a répondu par une exception de non-lieu à statuer, arguant d'une convocation future de M. Y pour analyse de ses documents d'identité. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le litige conservait son objet. Sur la forme, le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives au récépissé, car la décision n'était plus en vigueur à la date de la requête. Concernant le refus de titre de séjour, le tribunal a estimé que la requête était recevable malgré le dépassement du délai raisonnable d'un an, car M. Y avait demandé la communication des motifs de la décision implicite dans le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. Y sous un mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. L'État a été condamné à verser à M. Y 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Sur la décision

Référence :
TA Rouen, 17 juin 2021, n° 2003861
Juridiction : Tribunal administratif de Rouen
Numéro : 2003861

Texte intégral

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