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Sur la décision
| Référence : | TJ Draguignan, ch. 4, 18 mars 2026, n° 25/08070 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/08070 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "ferme" ordonnée au fond (sans suspension des effets de la clause résolutoire) |
| Date de dernière mise à jour : | 31 mars 2026 |
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Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE DRAGUIGNAN
4ème chambre civile
Juge des Contentieux de la Protection
JUGEMENT DU 18 MARS 2026
__________________________
N° RG 25/08070 – N° Portalis DB3D-W-B7J-K5HX
MINUTE N°2026/
FORMATION :
PRÉSIDENT : Madame Sabine SALANON, Juge des contentieux de la Protection
GREFFIER : Madame Margaux HUET
DÉBATS :
A l’audience du 07 Janvier 2026, l’affaire a été mise en délibéré au 18 Mars 2026.
Jugement prononcé après débats publics, par mise à disposition au Greffe, par décision Réputée contradictoire et en premier ressort par Madame Sabine SALANON.
ENTRE :
DEMANDERESSE
SOCIETE ANONYME D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1], dont le siège social est sis, [Adresse 1]
représentée par Me Antoine FAIN-ROBERT, avocat au barreau de DRAGUIGNAN substitué par Me Mathilde KOUJI-DECOURT, avocat au barreau de DRAGUIGNAN
DEFENDEURS
Madame, [D], [E]
née le 10 Octobre 1986 à, [Localité 2], demeurant, [Adresse 2]
Monsieur, [U], [X]
né le 20 Avril 1984 à, [Localité 3], demeurant, [Adresse 2]
tous deux non comparants, ni représentés
COPIES DÉLIVRÉES LE :
1 copie exécutoire à ;
— Me Antoine FAIN-ROBERT
1 copie dossier
EXPOSÉ DU LITIGE :
Par acte sous seing privé en date du 27 juillet 2023, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] a consenti à Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] un bail d’habitation portant sur un logement situé, [Adresse 3], [Adresse 4], moyennant un loyer mensuel initial de 439,02 euros outre une provision pour charges.
Par acte sous seing privé du même jour, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] a consenti à Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] un contrat de location non-accessoire au bail d’habitation concernant un emplacement de stationnement dans un parking collectif (numéro 183) situé à la même adresse, moyennant le paiement d’un loyer mensuel initial de 15,71 euros outre une provision pour charges.
Par acte de commissaire de justice du 23 juin 2025, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] a fait signifier à Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] un commandement de payer, visant la clause résolutoire insérée au bail d’habitation, pour un montant de 12.020,28 euros en principal, au titre d’un arriéré locatif relatif aux deux engagements de location.
Par notification électronique du 25 juin 2025, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] a saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX).
Par acte de commissaire de justice en date du 10 octobre 2025, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE DRAGUIGNAN a fait assigner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Draguignan aux fins de voir :
constater la résiliation du bail d’habitation par acquisition de la clause résolutoire au 23 août 2025,prononcer la résiliation judiciaire du contrat de location portant sur une place de parking à la date de la décision à intervenir,condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] au paiement de la somme de 14.697,30 euros au titre de tous les loyers et charges dus, arrêtés au 6 octobre 2025, à parfaire à la date de décision à intervenir,ordonner l’expulsion des lieux loués de Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] et de tout occupant de son chef, avec au besoin, l’assistance de la force publique, et ce sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé le délai d’un mois à compter de la décision à intervenir,fixer à une somme correspondant au montant de tous les loyers et charges en cours, soit la somme de 674,53 euros (469,20 euros au titre du loyer révisé du logement outre 188,15 euros de provision sur charges et 16,79 euros au titre du loyer révisé du garage outre 0,39 euros de provision sur charges), le montant de l’indemnité d’occupation due à compter de la décision à intervenir et jusqu’à complète libération des lieux,condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] au paiement de ladite indemnité,ordonner l’enlèvement et le dépôt des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux loués, en un lieu approprié, aux frais, risques et périls des défendeurs,condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] au paiement de la somme de 1.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] aux dépens, en ce compris le coût du commandement de payer à hauteur de 188,15 euros,rappeler que l’exécution provisoire est de droit.
L’assignation a été dénoncée par voie dématérialisée à la préfecture du Var le 13 octobre 2025.
À l’audience du 7 janvier 2026 à laquelle l’affaire a été retenue, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1], représentée par son conseil, maintient ses demandes et actualise sa créance à la somme de 16.846,28 euros arrêtée au 31 décembre 2025 (loyers du mois de décembre 2025 inclus).
La SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] soutient que Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] n’ont pas réglé les sommes réclamées dans le délai de deux mois après la délivrance du commandement de payer du 23 juin 2025, de sorte que la clause résolutoire est acquise s’agissant du bail d’habitation, sur le fondement de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et la résiliation fondée s’agissant du contrat de location du parking. Elle ajoute que la créance de loyer est certaine, liquide et exigible, ce qui justifie la condamnation du locataire à régler l’arriéré de loyers en application de l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989.
Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E], tous deux régulièrement assignés à l’étude du commissaire de justice, ne comparaissent pas et ne sont représentés.
Conformément à l’article 474 du code de procédure civile, il sera statué par jugement réputé contradictoire.
Les services sociaux du Département ont adressé au greffe, avant l’audience, un procès-verbal de carence.
L’affaire a été mise en délibéré au 18 mars 2026 par mise à disposition au greffe du tribunal.
MOTIVATION
Sur les demandes principales :
Sur la recevabilité des demandes :
Conformément aux dispositions de l’article 24 III de la loi du 6 juillet 1989, une copie de l’assignation aux fins de constat de la résiliation du bail d’habitation a été notifiée par voie dématérialisée au représentant de l’Etat dans le département le 13 octobre 2025, soit au moins six semaines avant l’audience.
Par ailleurs, la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] justifie avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX), le 25 juin 2025, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 10 octobre 2025, conformément aux dispositions de l’article 24 II de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
En conséquence, la demande de la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] aux fins de constat de la résiliation du bail par l’effet de la clause résolutoire pour le bail d’habitation est recevable.
La demande aux fins de constat de la résiliation judiciaire du contrat de location de l’emplacement de stationnement est également déclarée recevable.
Sur la demande d’acquisition de la clause résolutoire s’agissant du bail d’habitation :
Selon l’article 1728 du code civil, le preneur est tenu de deux obligations principales :
1° D’user de la chose louée raisonnablement, et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail, ou suivant celle présumée d’après les circonstances, à défaut de convention ;
2° De payer le prix du bail aux termes convenus.
En outre, conformément à l’article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989, le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus.
Selon l’article 24-I de la loi du 6 juillet 1989 dans sa rédaction issue de la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023, tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
Néanmoins, les dispositions de l’article 10 de la loi du 27 juillet 2023 qui ont modifié, pour le fixer à six semaines, le délai minimal imparti au locataire pour s’acquitter de sa dette après la délivrance d’un commandement de payer visant la clause résolutoire insérée au bail prévu par l’article 24, alinéa 1er et 1°, de la loi du 6 juillet 1989, n’ont pas pour effet de modifier les délais figurant dans les clauses contractuelles des baux en cours au jour de l’entrée en vigueur de la loi (avis C. Cass. n°15007 13 juin 2024). Dès lors ce nouveau délai de six semaines ne s’applique pas immédiatement aux contrats en cours, qui demeurent régis par les stipulations des parties, telles qu’encadrées par la loi en vigueur au jour de la conclusion du bail.
En l’espèce, le bail contient une clause résolutoire (article 8 des conditions générales) qui prévoit qu’à défaut de paiement des loyers ou charges, deux mois après un commandement de payer resté sans effet, le bail sera résilié de plein droit.
Un commandement de payer visant la clause résolutoire et contenant les mentions prévues par l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989, a été signifié par commissaire de justice en date du 23 juin 2025.
Il résulte des pièces communiquées que les sommes dues au titre du bail d’habitation, dont le paiement était demandé, n’ont pas été réglées dans le délai de deux mois.
Les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont réunies à l’expiration du délai de deux mois à compter du commandement de payer, soit le 23 août 2025 à 24 heures. Il y a lieu en conséquence de constater la résiliation du bail d’habitation conclu le 27 juillet 2023 à compter du 24 août 2025.
Sur la demande de résiliation judiciaire du contrat de location de l’emplacement de stationnement :
Aux termes des articles 1224 du code civil, la résolution du contrat résulte soit de l’application d’une clause résolutoire, soit, en cas d’inexécution suffisamment grave, d’une notification du créancier au débiteur ou d’une décision de justice.
L’article 1227 du même code dispose que la résolution peut, en toute hypothèse, être demandée en justice et l’article 1228 stipule que le juge peut, selon les circonstances, constater ou prononcer la résolution ou ordonner l’exécution du contrat, en accordant éventuellement un délai au débiteur ou allouer seulement des dommages et intérêts.
L’article 1229 du même code dispose que la résolution prend effet à la date fixée par le juge ou, à défaut, au jour de l’assignation en justice.
Il appartient au juge d’apprécier souverainement si les manquements imputés sont d’une gravité suffisante pour justifier la résiliation du contrat.
Il résulte de l’article 1728 du code civil que le locataire est tenu d’une obligation essentielle, qui consiste dans le paiement du loyer aux termes convenus au bail, en contrepartie de la mise à disposition des lieux loués.
L’examen du décompte des sommes dues établit que Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] n’effectuent plus aucun règlement depuis février 2024.
L’absence de paiement régulier des loyers constitue un manquement du locataire suffisamment grave pour justifier la résiliation judiciaire du contrat de location, qui sera prononcée, avec effet à la même date que la résiliation du bail d’habitation, soit le 24 août 2025.
Sur l’expulsion :
Les baux étant résiliés, il convient par conséquent d’ordonner l’expulsion de Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] et de tous occupants de leur chef des lieux loués selon les modalités prévues au dispositif.
Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution au titre des opérations d’expulsion. Il résulte de ces textes qu’il appartient à la personne expulsée de décider du lieu d’entrepôt des meubles, qui sont à défaut laissés sur place, ou transportés dans un autre lieu approprié. Dès lors, d’une part la question du lieu d’entrepôt ne naît qu’au moment de l’expulsion, d’autre part il n’est fait état d’aucune disposition légale ou réglementaire donnant compétence et pouvoir au juge des contentieux de la protection pour connaître d’une demande tendant à voir ordonner l’enlèvement, le transport ou la séquestration des meubles. La demande du bailleur en ce sens sera en conséquence rejetée.
Aux termes de l’article L.131-1 du code des procédures civiles d’exécution, tout juge peut, même d’office, ordonner une astreinte pour assurer l’exécution de sa décision.
En l’espèce, le recours à la force publique se révélant une mesure suffisante pour contraindre les locataires à quitter les lieux, il n’y a pas lieu d’ordonner une astreinte.
Sur l’indemnité d’occupation :
Selon l’article 1730 du code civil, à l’expiration du bail, le locataire doit restituer les locaux. La restitution des lieux implique la remise des clefs.
Aux termes de l’article 1240 du code civil, tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Il résulte de ce texte que l’occupant sans droit ni titre d’un local est tenu d’une indemnité d’occupation envers le propriétaire. L’indemnité d’occupation, dont la nature mixte, compensatoire et indemnitaire, constitue la contrepartie de l’occupation du bien après résiliation du bail et de son indisponibilité pour le bailleur.
En l’espèce, le bail d’habitation et le contrat de location de l’emplacement de stationnement se trouvent résiliés depuis le 24 août 2025, et Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] sont occupants sans droit ni titre depuis cette date. Il convient donc de fixer une indemnité mensuelle d’occupation à compter de cette date, d’un montant égal au montant du loyer révisé augmenté des charges qui auraient été dus si les baux s’étaient poursuivis, soit la somme de 674,53 euros par mois (657,35 euros pour le logement et 17,18 euros pour l’emplacement de stationnement), conformément à la demande, somme suffisant à réparer le préjudice du bailleur, sans majoration ni indexation, et de condamner les locataires à son paiement à compter de la résiliation des baux, jusqu’à la libération effective des lieux.
Sur la demande en paiement des loyers, charges, et indemnités d’occupation :
Selon les articles 1728 du code civil et 7a) de la loi du 6 juillet 1989, le locataire est obligé de payer les loyers et charges aux termes convenus.
En application de l’article 1353 du code civil, il appartient à celui qui demande l’exécution d’une obligation d’en rapporter la preuve. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation
En l’espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du bail d’habitation du 27 juillet 2023 et du contrat de location du même jour, du commandement de payer délivré le 23 juin 2025 et du décompte de la créance arrêtée au 31 décembre 2025 à la somme de 16.846,28 euros, que la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] rapporte la preuve de l’arriéré locatif au titre des deux contrats de location, comprenant les loyers et charges arrêtés à la date de résiliation du bail, outre les indemnités d’occupation courues depuis cette date.
En conséquence, il convient de condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] à payer à la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] la somme de 16.846,28 euros, au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation arrêtés au 31 décembre 2025 pour le bail d’habitation et le contrat de location de l’emplacement de stationnement (échéances du mois de décembre 2025 incluses).
Sur les demandes accessoires :
En application des dispositions des articles 696 et suivants du code de procédure civile, il convient de condamner Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] aux dépens de l’instance en ce compris le coût du commandement de payer.
Il convient également de les condamner à payer à la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] la somme de 400 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant en audience publique, par jugement réputé contradictoire en premier ressort, rendu par mise à disposition au greffe le jour de son délibéré,
DECLARE recevables les demandes de la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] aux fins de constat de l’acquisition de la clause résolutoire s’agissant du bail d’habitation, et aux fins de résiliation judiciaire concernant le contrat de location d’un emplacement de stationnement consentis à Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E],
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail d’habitation conclu le 27 juillet 2023 entre la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] d’une part, et Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] d’autre part, concernant un logement situé, [Adresse 3], [Adresse 4], sont réunies à la date du 24 août 2025,
CONSTATE la résiliation du bail d’habitation à compter de cette date,
PRONONCE la résiliation judiciaire du contrat de bail conclu le 27 juillet 2023 entre la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] d’une part, et Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] d’autre part, concernant un emplacement de stationnement dans un parking collectif (numéro 183) situé, [Adresse 3], [Adresse 4],
ORDONNE, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] ainsi que de tout occupant de leur chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier si besoin est, ainsi que le transport des meubles laissés dans les lieux loués, conformément aux dispositions des articles L.433-1 et L.433-2 du code des procédures civiles d’exécution,
DIT n’y avoir lieu à ce stade d’ordonner l’enlèvement, le transport et la séquestration des objets mobiliers éventuellement laissés sur place,
DEBOUTE en conséquence la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] de ses demandes à cette fin,
DIT n’y a voir lieu d’assortir la condamnation d’une astreinte,
FIXE le montant de l’indemnité d’occupation mensuelle due par Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] à la somme de 674,53 euros par mois (657,35 euros pour le logement et 17,18 euros pour l’emplacement de stationnement), à compter de la date de résiliation des baux jusqu’à la libération effective des lieux,
CONDAMNE Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] à payer à la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] la somme de 16.846,28 euros au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation impayés arrêtés au 31 décembre 2025 (échéances du mois de décembre 2025 incluses) au titre du bail d’habitation et du contrat de location de l’emplacement de stationnement,
CONDAMNE Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] à payer à la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] l’indemnité d’occupation mensuelle à compter de l’échéance du mois de janvier 2026, et jusqu’à complète libération des lieux,
DEBOUTE les parties de leurs demandes plus amples ou contraires,
CONDAMNE Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] à payer à la SA D’ECONOMIE MIXTE DE CONSTRUCTION DE, [Localité 1] la somme de 400 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile,
CONDAMNE Monsieur, [U], [X] et Madame, [D], [E] aux dépens de l’instance en ce compris le coût du commandement de payer délivré le 23 juin 2025,
RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire de droit à titre provisoire.
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition au greffe les jour, mois, an susdits.
LE GREFFIER LA PRÉSIDENTE
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