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Sur la décision
| Référence : | TJ La Rochelle, jericho civil, 23 févr. 2026, n° 25/02569 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02569 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 7 mars 2026 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LA ROCHELLE
[Adresse 1]
JUGEMENT DU 23 FEVRIER 2026
DOSSIER : N° RG 25/02569 – N° Portalis DBXC-W-B7J-FP35
AFFAIRE : S.A. [K] CONSUMER FINANCE C/ [F] [U] [Q] épouse [P], [M] [P]
MINUTE : 26/
COMPOSITION DU TRIBUNAL
expédition délivrée le
aux parties
copie exécutoire délivrée le
à
PRÉSIDENT : Madame Aurore FOULQUIER, Juge en charge des contentieux de la protection au tribunal judiciaire de La Rochelle
GREFFIER lors des débats et de la mise à disposition : Madame Anne-Lise VOYER, Greffier
En présence lors des débats de Madame [S] [L], auditrice de justice
PARTIES :
DEMANDERESSE
S.A. [K] CONSUMER FINANCE
dont le siège social est sis [Adresse 2]
représentée par Maître Fabien DUCOS-ADER, avocat au barreau de BORDEAUX, substitué par Maître Paul-Henry BOUDY, avocat au barreau de LA ROCHELLE-ROCHEFORT
DEFENDEURS
Madame [F] [U] [Q] épouse [P]
née le [Date naissance 1] 1970 à [Localité 1] demeurant [Adresse 3]
comparante en personne
et
Monsieur [M] [P]
né le [Date naissance 1] 1981 à [Localité 2] (TUNISIE) demeurant [Adresse 4]
comparant en personne
EXPOSE DU LITIGE
Selon offre préalable acceptée le 08 février 2020, la société [K] CONSUMER BANQUE a consenti à Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] un crédit affecté à l’achat d’un véhicule de marque AUDI 2.0 TDI 177 numéro de série WAUZZZ8T2CA029785 d’un montant de 15.590 euros remboursable au taux débiteur de 5,55 % en 60 mensualités de 298,08 euros, hors assurance.
Le véhicule a été livré le 08 février 2020.
Des échéances étant demeurées impayées, la société [K] CONSUMER FINANCE, venant aux droits de la société [K] CONSUMER BANQUE, a fait assigner Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de LA ROCHELLE, par acte de commissaire de justice en date du 27 août 2025, aux fins de les condamner aux sommes suivantes :
5.113,33 euros en principal outre les intérêts contractuels depuis le 20 décembre 2024 et jusqu’à parfait règlement ; 1 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;Les entiers dépens.
Au soutien de sa demande, la société [K] CONSUMER FINANCE fait valoir que les mensualités d’emprunt n’ont pas été régulièrement payées, ce qui l’a contrainte à prononcer la déchéance du terme après mise en demeure préalable du 06 février 2024 adressée à chaque débiteur.
Appelée à l’audience du 15 décembre 2025, l’affaire a été retenue. A l’audience, la société [K] CONSUMER FINANCE, représentée par son conseil, a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance. La forclusion et la déchéance du droit aux intérêts contractuels (FIPEN, FICP, vérification solvabilité, preuve de la livraison, décompte expurgé des intérêts) et légaux ont été mis dans le débat d’office.
Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] ont comparu en personne. Faisant valoir de difficultés financières ponctuelles et une séparation, ils ont sollicité des délais de paiement, Monsieur [M] [P] souhaitant que son épouse ne soit pas contrainte à régler les sommes dues.
La décision a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe au 23 février 2026.
Par note en délibéré autorisée et reçue au greffe le 30 décembre 2025, le créancier a adressé ses observations sur la forclusion, l’éventuelle déchéance du droit aux intérêts et a transmis un décompte expurgé des intérêts.
MOTIFS DE LA DECISION
Le présent litige est relatif à un crédit soumis aux dispositions de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 de sorte qu’il sera fait application des articles du code de la consommation dans leur rédaction en vigueur après le 1er mai 2011 et leur numérotation issue de l’ordonnance n°2016-301 du 14 mars 2016 et du décret n°2016-884 du 29 juin 2016.
L’article L.312-39 du code de la consommation prévoit qu’en cas de défaillance de l’emprunteur, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés. Jusqu’à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent les intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. En outre, le prêteur peut demander à l’emprunteur défaillant une indemnité qui, dépendant de la durée restant à courir du contrat et sans préjudice de l’application de l’article 1231-5 du code civil, est fixée suivant un barème déterminé par décret. L’article D.312-16 du même code précise que lorsque le prêteur exige le remboursement immédiat du capital restant dû en application de l’article L.312-39, il peut demander une indemnité égale à 8 % du capital restant dû à la date de la défaillance.
L’article R.632-1 du code de la consommation permet au juge de relever d’office tous les moyens tirés de l’application des dispositions du code de la consommation, sous réserve de respecter le principe du contradictoire. Il a été fait application de cette disposition par le juge à l’audience.
Sur la forclusion
L’article 125 du code de procédure civile dispose que les fins de non-recevoir doivent être relevées d’office lorsqu’elles ont un caractère d’ordre public, notamment lorsqu’elles résultent de l’inobservation des délais dans lesquels doivent être exercées les voies de recours ou de l’absence d’ouverture d’une voie de recours.
L’article R. 312-35 du code de la consommation dispose que les actions en paiement à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur dans le cadre d’un crédit à la consommation, doivent être engagées devant le juge des contentieux de la protection dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance à peine de forclusion.
En l’espèce, au regard de l’historique du compte produit, il apparaît que le premier incident de paiement non régularisé est intervenu pour l’échéance du 1er mars 2024 de sorte que la demande effectuée le 27 août 2025 n’est pas atteinte par la forclusion.
Sur la déchéance du terme
Aux termes de l’article 1353 du code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver.
Par ailleurs, selon l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées engagent leurs signataires et en application de l’article 1224 du même code, lorsque l’emprunteur cesse de verser les mensualités stipulées, le prêteur est en droit de se prévaloir de la déchéance du terme et de demander le remboursement des fonds avancés soit en raison de l’existence d’une clause résolutoire soit en cas d’inexécution suffisamment grave. L’article 1225 précise qu’en présence d’une clause résolutoire, la résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse s’il n’a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l’inexécution.
En matière de crédit à la consommation en particulier, la jurisprudence est venue rappeler qu’il résulte des dispositions de l’article L.312-39 du code de la consommation, que si le contrat de prêt d’une somme d’argent peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur non commerçant entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle.
Il appartient au prêteur de se ménager la preuve de l’envoi d’une telle mise en demeure, étant précisé qu’il n’a pas à justifier de la remise effective de la mise en demeure au débiteur. S’il y a plusieurs débiteurs, même solidaires, une mise en demeure doit être adressée à chacun d’eux.
En l’espèce, le contrat de crédit contient une clause d’exigibilité anticipée en cas de défaut de paiement (article 5) et une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme précisant un délai de régularisation raisonnable de 15 jours a été envoyée par courrier recommandé avec avis de réception le 06 février 2024 à chaque débiteur. De sorte qu’en l’absence de régularisation dans le délai, ainsi qu’il en ressort de l’historique de compte, la société [K] CONSUMER FINANCE a pu régulièrement prononcer la déchéance du terme.
Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels
Il appartient au créancier qui réclame des sommes au titre d’un crédit à la consommation de justifier du strict respect du formalisme informatif prévu par le code de la consommation, en produisant des documents contractuels conformes, ainsi que la copie des pièces nécessaires, et notamment :
— la fiche d’information précontractuelle -FIPEN- signée de l’emprunteur pour s’assurer de l’effectivité de la remise (1er Civ, 7 juin 2023, n°22-15-552) mentionnant l’ensemble des informations énumérées par l’article R312-2 (annexe I du code de la consommation) à peine de déchéance totale du droit aux intérêts (articles L.312-12 et L.341-1 du code de la consommation), étant précisé qu’il incombe au prêteur de rapporter la preuve de ce qu’il a satisfait à son obligation d’information et que la clause type, figurant au contrat de prêt, selon laquelle l’emprunteur reconnaît avoir reçu la fiche d’information précontractuelle normalisée européenne, ne peut être considérée que comme un simple indice non susceptible, en l’absence d’élément complémentaire et notamment de la production de la FIPEN, de prouver l’exécution par le prêteur de son obligation d’information (Ccass Civ 1ère 5 juin 2019 n° 17-27.066, 8 avril 2021 19-20890).
Dès lors, ni la production de la FIPEN remplie par le prêteur, ni la production d’une liasse contractuelle comportant par principe une FIPEN ne sauraient suffire à corroborer cette clause, car ce qui doit être prouvé par le prêteur est la remise effective de la FIPEN personnalisée.
Il doit ainsi être considéré que la société qui ne produit que le contrat comportant une clause de reconnaissance, une FIPEN remplie mais non signée à l’exception de toute autre pièce, ne rapporte pas suffisamment la preuve d’avoir respecté l’obligation qui lui incombe, sans qu’elle puisse valablement opposer que la signature de cette pièce n’est pas exigée par les textes.
En l’espèce, la société [K] CONSUMER FINANCE produit certes un exemplaire de FIPEN, mais étant non signée, non paraphée par l’emprunteur, soit un document émanant de la seule banque, ne peut utilement corroborer la clause type de l’offre de prêt, outre que le chemin de preuve de signature électronique ne permet pas non plus de justifier de sa remise effective.
Dès lors, la SOCIÉTÉ [K] CONSUMER FINANCE n’a pas rempli ses obligations et sera déchue de son droit aux intérêts.
Du fait du prononcé de la déchéance du droit aux intérêts, il n’y a pas lieu d’examiner les autres moyens soulevés d’office.
Sur le montant de la créance
Aux termes de l’article L.341-8 du code de la consommation, lorsque le prêteur est déchu du droit aux intérêts, l’emprunteur n’est tenu qu’au seul remboursement du capital suivant l’échéancier prévu, la déchéance s’appliquant même aux frais, commissions et autres accessoires inscrits au compte. Les sommes déjà perçues par le prêteur au titre des intérêts, qui sont productives d’intérêts au taux de l’intérêt légal à compter du jour de leur versement, sont restituées par le prêteur ou imputées sur le capital restant dû.
En l’espèce, le prêteur a été déchu du droit aux intérêts de sorte qu’il n’y a pas lieu de faire droit à sa demande formulée au titre des intérêts échus ; les sommes versées au titre des intérêts seront imputées sur le capital restant dû.
De surcroît, la limitation légale de la créance du prêteur déchu du droit aux intérêts résultant de l’article L.311-48 susvisé exclut qu’il puisse prétendre au paiement de l’indemnité égale à 8 % du capital restant dû à la date de la défaillance prévue à l’article L.311-24 du code de la consommation.
S’agissant des primes d’assurances afférentes aux mensualités impayées, les termes de l’article L311-48 du code de la consommation excluent également que la demanderesse puisse en obtenir le paiement, celle-ci n’ayant au surplus pas qualité à agir pour le compte de l’assureur – sauf subrogation qui ne se trouve pas démontrée en l’espèce.
Au regard de l’historique du prêt, et du décompte expurgé arrêté au 24 décembre 2025, versés au débat, il y a lieu de faire droit à la demande en paiement de la société [K] CONSUMER FINANCE à hauteur de la somme de 1.186,40 euros au titre du capital restant dû (15.590 de financement – 14.403,60 euros de règlements déjà effectués).
Bien que déchu de son droit aux intérêts, le prêteur est fondé, en vertu de l’article 1231-6 du Code civil, à réclamer à l’emprunteur le paiement des intérêts au taux légal sur le capital restant dû à compter de la mise en demeure, le taux d’intérêt légal étant majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du Code monétaire et financier.
Toutefois, l’article 23 de la directive 2008/48 du Parlement européen et du Conseil concernant les contrats de crédits aux consommateurs dispose que les États membres définissent le régime de sanctions applicables en cas de violation des dispositions nationales adoptées conformément à la directive, et prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’elles soient appliquées, et que les sanctions soient « effectives, proportionnées et dissuasives ».
La Cour de justice de l’Union Européenne a jugé, dans un arrêt du 27 mars 2014 (n°C-565/12, LCL c/[W] [C]), que « si la sanction de la déchéance du droit aux intérêts se trouvait affaiblie, voire purement et simplement annihilée, en raison du fait que l’application des intérêts au taux légal majoré est susceptible de compenser les effets d’une telle sanction, il en découlerait nécessairement que celle-ci ne présente pas un caractère véritablement dissuasif », et qu’il appartient à la juridiction saisie « de comparer, dans les circonstances de l’affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l’hypothèse où il aurait respecté son obligation avec ceux qu’il percevrait en application de la sanction de la violation de cette même obligation ».
Ainsi, la sanction prononcée doit être effective et dissuasive et peut pour cela aller jusqu’à la suppression des intérêts légaux moratoires.
En l’espèce, il résulte des pièces produites que les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal majoré de cinq points, nonobstant la déchéance du droit aux intérêts contractuels, ne sont pas significativement inférieurs, voire sont supérieurs à ceux dont celui-ci aurait pu bénéficier s’il avait respecté ses obligations découlant de la directive 2008/48, de sorte que la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne revêt pas de caractère effectif et dissuasif.
Dès lors, afin d’assurer le respect de la directive précitée, et du caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts, il convient de ne pas faire application de l’article 1231-6 du Code civil et de l’article L.313-3 du code monétaire et financier, en prévoyant que la somme restant due en capital ne portera pas intérêt, fût-ce au taux légal.
Le contrat de prêt prévoit à l’article 2(III) une clause de solidarité entre les co-emprunteurs de sorte que Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] seront solidairement condamnés à verser à la société [K] CONSUMER FINANCE la somme de 1.186,40 euros au titre du capital restant dû.
Sur les délais de paiements
Aux termes de l’article 1343-5 du Code civil, « Le juge peut, compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, reporter ou échelonner, dans la limite de deux années, le paiement des sommes dues».
Monsieur [M] [P] perçoit un salaire de 1.600 euros environ et règle un loyer de 757 euros. et Madame [F] [Q] épouse [P] indique percevoir un salaire de 2.100 euros environ.
Compte tenu de ces éléments et des propositions de règlements formulées à l’audience, il convient de faire droit à la demande de délais de paiement.
Ainsi, il y a lieu de dire que Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] devront apurer la dette en 5 mensualités de 200 euros, la dernière mensualité étant majorée du solde de la dette en principal.
Il convient néanmoins de prévoir que tout défaut de paiement d’une mensualité justifiera de l’exigibilité totale de la somme due.
Sur les demandes accessoires
Le s défendeurs, qui succombent, supporteront les dépens, en application de l’article 696 du code de procédure civile.
Il serait inéquitable de laisser à la charge de la SOCIÉTÉ [K] CONSUMER FINANCE les frais exposés par elle dans la présente instance et non compris dans les dépens. La somme de 300 euros lui sera donc allouée au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, après débats en audience publique, par jugement contradictoire et en premier ressort, prononcé par mise à disposition au greffe
— CONSTATE le prononcé régulier de la déchéance du terme du contrat de prêt n° [Numéro identifiant 1] accordé, par la société [K] CONSUMER FINANCE venant aux droits de la SOCIÉTÉ [K] CONSUMER BANQUE à Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] le 08 février 2020 à hauteur de 15.590 euros ;
— PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts contractuels de la société [K] CONSUMER FINANCE pour le crédit N °[Numéro identifiant 1] souscrit par Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] le 08 février 2020 à compter de cette date ;
— CONDAMNE solidairement Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] à verser à la société [K] CONSUMER FINANCE la somme de 1.186,40 euros (MILLE CENT QUATRE VINGT SIX EUROS ET QUARANTE CENTIMES) au titre du capital restant dû pour le prêt n° [Numéro identifiant 1];
— DIT que les sommes dues ne porteront pas intérêt au taux légal et écarte l’application de la majoration prévue à l’article L.313-2 du Code monétaire et financier ;
— DIT que les sommes versées et non prises en compte dans le décompte viendront en déduction de cette somme ;
— AUTORISE Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] à s’acquitter des sommes susvisées en 5 mensualités de 200 euros, le 5 de chaque mois et pour la première fois le 5 du mois suivant la signification de la présente décision, la dernière mensualité étant majorée du solde de la dette ;
— DIT qu’à défaut de paiement d’une seule mensualité à son terme, la totalité des sommes restant dues deviendra immédiatement exigible ;
— CONDAMNE solidairement Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] à verser à la société [K] CONSUMER FINANCE la somme de 300 euros (TROIS CENTS EUROS) au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
— CONDAMNE in solidum Monsieur [M] [P] et Madame [F] [Q] épouse [P] aux dépens ;
— RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire de plein droit à titre provisoire.
Ainsi jugé et prononcé par le tribunal judiciaire de La Rochelle, les jour, mois et an susdits.
Le présent jugement a été signé par Madame Aurore FOULQUIER, Juge en charge des contentieux de la protection, et par Madame Anne-Lise VOYER, Greffière.
LE GREFFIER, LE JUGE,
A-L. VOYER A. FOULQUIER
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