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Sur la décision
| Référence : | TJ Lille, réf. expertises, 10 juin 2025, n° 25/00355 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00355 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 21 juin 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LILLE
— o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Référés expertises
N° RG 25/00355 – N° Portalis DBZS-W-B7J-ZFGV
DB/ST
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
DU 10 JUIN 2025
DEMANDERESSE :
Mme [Y] [E]
[Adresse 6]
[Localité 7]
représentée par Me François LAMPIN, avocat au barreau de LILLE
DÉFENDERESSES :
S.A.R.L. [L] ET FILS
[Adresse 5]
[Localité 8]
non comparante
S.A. ABEILLE IARD & SANTE
[Adresse 3]
[Localité 10]
représentée par Me Léa MAENHAUT, avocat au barreau de DUNKERQUE
Organisme CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE MALADIE DE [Localité 12] [Localité 11]
[Adresse 4]
[Localité 7]
non comparante
JUGE DES RÉFÉRÉS : Samuel TILLIE, Premier Vice-Président adjoint, suppléant le président en vertu des articles R. 212-4 et R. 212-5 du code de l’organisation judiciaire
GREFFIER : Typhaine RIQUET lors des débats et Dominique BALAVOINE lors du délibéré
DÉBATS à l’audience publique du 29 Avril 2025
ORDONNANCE par mise à disposition du greffe le 27 mai 2025, délibéré prorogé au 10 juin 2025 suite à une indisponibilité temporaire du magistrat rédacteur.
LE JUGE DES RÉFÉRÉS
Après avoir entendu les parties comparantes ou leur conseil et avoir mis l’affaire en délibéré, a statué en ces termes :
EXPOSE DU LITIGE
Le 14 septembre 2021, à [Localité 13] (Nord), Mme [Y] [E], conductrice d’un véhicule a été percutée par un véhicule appartement à la société [L] et Fils, véhicule assuréauprès de la S.A. Abeille Iard & Santé.
Le 20 septembre 2021, le médecin traitant de Mme [E] a constaté des cervicalgies gauches avec contractures musculaires cervicales limitant la rotation de la tête accompagnées de douleurs paradorsales droites.
Par actes séparés des 27 janvier, 5 et 27 février 2025, Mme [E] a fait assigner devant le président de ce tribunal statuant en référé la S.A.R.L. [L] et Fils, la S.A. Abeille Iard & Santé et la Caisse primaire d’assurance maladie de [Localité 12]-[Localité 11] notamment aux fins de :
— mesure d’expertise judiciaire l’objet sera l’évaluation du préjudice subi par Madame [Y] [E] à la suite de l’accident du 14 septembre 2021 qui pourrait être libellée comme proposée dans les conclusions,
— condamnation in solidum de la société [L] et Fils et de la société Abeille Iard & Santé à lui verserune provision de 6 940 euros à valoir sur la réparation de son préjudice corporel,
— condamnation in solidum de la société [L] et Fils et de la société Abeille Iard & Santé à lui verser 1 500 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile et aux dépens,
— débouter la société [L] et Fils et la société Abeille Iard & Santé de leurs demandes contraires à ses demandes,
— dire que l’ordonnance rendue sera commune et opposable à la C.P.A.M. de [Localité 12]-[Localité 11] en qualité de tiers payeur.
L’affaire a été appelée à l’audience le 1er avril 2025. Elle a été retenue le 29 avril 2025 après un renvoi ordonné sur demande des parties.
A cette date, Mme [E], représentée, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance.
Conformément à ses conclusions notifiées par voie électronique le 15 avril 2025, la S.A. Abeille Iard & Santé, représentée par son avocat, demande notamment de :
— lui donner acte de ses protestations et réserves,
— lui donner acte de sa proposition de règler une troisième somme à titre de provision d’un montant de 2 000 euros,
— débouter Mme [E] du surplus de ses demandes,
— réserver les dépens.
La CPAM de [Localité 12]-[Localité 11] et la S.A.R.L. [L] et Fils, régulièrement citées par remise de l’acte à personne habilitée, n’ont pas constitué avocat.
Conformément aux dispositions des articles 455 et 446-1 du code de procédure civile, il est fait référence à l’acte introductif d’instance et aux écritures des parties qui ont été soutenues oralement.
La présente décision susceptible d’appel est réputée contradictoire.
Il est renvoyé aux écritures précitées pour plus de précisions sur les prétentions et moyens débattus au visa des articles 445 et 446-1 du code de procédure civile.
La décision a été mise en délibéré pour être prononcée par mise à disposition du greffe le 27 mai 2025, délibéré prorogé au 10 juin 2025 suite à une indisponibilité temporaire du magistrat rédacteur.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la non-comparution du défendeur et l’office du juge
L’article 472 du code de procédure civile énonce que « si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond » et que « le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée ».
L’article 473 du même code dispose que « lorsque le défendeur ne comparaît pas, le jugement est rendu par défaut si la décision est en dernier ressort et si la citation n’a pas été délivrée à personne. Le jugement est réputé contradictoire lorsque la décision est susceptible d’appel ou lorsque la citation a été délivrée à la personne du défendeur ».
En l’espèce, il convient donc de statuer dans les conditions de l’article 472 par décision réputée contradictoire conformément à l’article 473.
Sur la demande d’expertise
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé. Justifie d’un motif légitime au sens de ce texte la partie qui démontre la probabilité de faits susceptibles d’être invoqués dans un litige éventuel.
En l’espèce, les pièces produites par Mme [E], notamment les comptes-rendus et correspondances médicales, rendent vraisemblable l’existence de problèmes de santé consécutifs à l’accident du 14 septembre 2021 de sorte qu’elle justifient d’un motif légitime pour obtenir la désignation d’un expert en vue d’établir, avant tout procès, la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution du litige.
Dans ces conditions il sera fait droit à la mesure d’instruction sollicitée, laquelle ne porte pas préjudice aux droits et obligations dont les parties sont titulaires dans le cadre d’un futur procès.
La mission de l’expert, qu’il appartient au juge de déterminer, conformément aux dispositions de l’article 265 du code de procédure civile, sera définie au dispositif de la présente ordonnance.
Sur la demande de provision
Mme [E] sollicite la condamnation in solidum de la S.A. Abeille iard & santé et de la S.A.R.L. [L] & fils à lui payer 6 940 euros de provision à valoir sur la réparation de son préjudice corporel.
Elle fait valoir que la responsabilité de la société [L] & fils n’est pas contestable compte tenu des circonstances de l’accident, de sa qualité de gardien du véhicule impliqué et de responsable de son préposé conducteur qui a agi dans les limites de sa mission, la garantie de son assureur Abeille assurance étant également due.
La demanderesse conteste les conclusions de l’expertise amiable réalisée par le docteur [T], exposant que certains postes de préjudices bien que réels ne sont pas repris et que la proposition provisionnelle totale apparaît insuffisante à ce qui est habituellement accorder pour des souffrances endurées et le déficit fonctionnel permanent.
La SA Abeille Iard & Santé propose une provision complémentaire de 2 000 euros. La défenderesse allègue que si Mme [E] a préféré judiciariser les conclusions amiables, elles ne sont pas acquises et pourront être modifiées en expertise judiciaire, même à la baisse. Elle rappelle avoir déjà versé deux provisions pour un total de 1 100 euros, Mme [E] ayant refusé la troisième provision proposée de 1 500 euros.
Selon l’article 835 alinéa 2 du code de procédure civile, dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, le juge des référés peut accorder une provision au créancier. Le montant de la provision allouée en référé n’a d’autre limite que le montant non sérieusement contestable de la dette alléguée et en l’occurrence, la somme susceptible d’être allouée en réparation du préjudice de la victime. Le juge des référés fixe discrétionnairement à l’intérieur de cette limite la somme qu’il convient d’allouer au requérant.
Le préjudice de l’intéressé a été évalué par le Dr [C] [T] qui a examiné la demanderesse suivant rapport du 19 décembre 2023 ( pièce demandeur n°10).
Ainsi, au vu des justificatifs médicaux produits, et notamment le rapport d’expertise médicale précité qui étayent les préjudices subis par Mme [E] à la suite de l’accident, compte tenu des sommes pouvant être allouées à l’intéressée, il convient d’allouer à la victime une provision complémentaire non sérieusement contestable de 3 000 euros qui sera supportée par la S.A.R.L. [L] et Fils et la S.A. Abeille Iard & Santé dont la garantie n’est pas contestée.
Sur les dépens et frais irrépétibles
L’article 491 du code de procédure civile fait obligation au juge des référés de statuer sur les dépens. Une demande tendant à voir réservé le sort des dépens ne peut donc prospérer.
La S.A. Abeille iard & santé souligne que Mme [E] a fait le choix d’interrompre la procédure amiable pour la judiciariser et ce alors que les défendeurs à une action aux fins d’expertise judiciaire ne peuvent être considérés comme des parties perdantes.
En l’espèce, Mme [E] a le choix de régler amiablement ou judiciairement le litige.
Au vu des circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la S.A.R.L. [L] et fils la S.A. Abeille iard & santé les dépens de l’instance.
Sans que cela soit contraire à l’équité, il convient de condamner la S.A.R.L. [L] et fils et la S.A. Abeille iard & santé à verser 800 euros à Mme [E], au titre des frais irrépétibles qu’elle a dû engager dans la cadre de la présente instance.
Sur l’exécution provisoire
La présente décision est exécutoire par provision, en application des dispositions de l’article 484, 514 et 514-1 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Par ces motifs, le juge des référés, statuant après débats en audience publique par ordonnance réputée contradictoire prononcée par mise à disposition au greffe et rendue en premier ressort,
ORDONNE une mesure d’expertise et désigne pour y procéder :
Monsieur le Dr [N] [V]
[Adresse 1]
[Localité 9]
expert inscrit sur la liste des experts de la cour d’appel de [Localité 11] lequel s’adjoindra si nécessaire tout spécialiste de son choix mais exclusivement dans une spécialité distincte de la sienne ;
FIXE la mission de l’expert comme suit :
— convoquer les parties ou leur conseil en les informant de la faculté de se faire assister par le médecin-conseil de leur choix,
— déterminer l’état de la victime avant l’accident (anomalies, maladies, séquelles d’accidents antérieurs),- relater les constatations médicales faites après l’accident ainsi que l’ensemble des interventions et soins, y compris la rééducation,
— examiner la victime, enregistrer ses doléances et décrire les constatations ainsi faites,
— déterminer compte tenu des lésions initiales et de leur évolution la durée de l’incapacité temporaire en indiquant si elle a été totale ou partielle, en ce cas en préciser le taux, et proposer la date de consolidation de ces lésions,
— dire si les anomalies constatées lors de l’examen sont la conséquence de l’accident ou d’un état ou d’un accident antérieur ou postérieur,
— dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser :
• si cet état a été révélé ou aggravé par l’accident ;
• s’il entraînait un déficit fonctionnel avant l’accident ; dans l’affirmative, estimer le taux d’incapacité alors existant,
• si, en l’absence de l’accident, il aurait entraîné un déficit fonctionnel ; dans l’affirmative, préciser dans quel délai et à concurrence de quel taux,
— décrire les gestes mouvements et actes rendus difficiles ou impossibles en raison de l’accident,
— donner un avis sur le taux de déficit fonctionnel médicalement imputable à l’accident,
— estimer le taux de déficit fonctionnel global actuel du blesse, tous éléments confondus (état antérieur inclus),
— si un barème a été utilisé préciser lequel, ainsi que les raisons de son choix,
— préciser la nature et le coût des soins en moyenne annuelle susceptible de rester à la charge de la victime,
— dire si le blessé a perdu son autonomie personnelle. Dans l’affirmative, dire pour quels actes de la vie quotidienne, et pendant quelle durée, l’aide d’une tierce personne à domicile a été ou est indispensable, ou si son état nécessite le placement dans une structure spécialisée en précisant les conditions d’intervention de son personnel (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes…),
— donner un avis détaillé sur la difficulté ou l’impossibilité pour le blessé de poursuivre l’exercice de sa scolarité ou de sa profession ou d’opérer une reconversion,
— préciser la nature et le coût des travaux d’aménagement nécessaires à l’adaptation des lieux de vie de la victime son nouvel état, et du matériel approprié à son nouveau mode de vie et à son amélioration,
— donner un avis sur l’importance des souffrances physiques et des atteintes esthétiques et sur l’existence d’un préjudice sexuel,
— dire s’il existe un préjudice d’agrément, et notamment une atteinte aux conditions d’existence dans la vie quotidienne, en précisant la difficulté ou l’impossibilité du blessé de continuer à s’adonner aux sports et activités de loisirs ;
DIT que, pour exécuter la mission, l’expert sera saisi et procédera conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du code de procédure civile ;
DIT que l’exécution de l’expertise est placée sous le contrôle du juge spécialement désigné à cette fin, en application des articles 155 et 155-1 de ce code ; que toute correspondance émanant des parties, de leurs conseils, de l’expert devra être adressée au juge chargé du contrôle de l’exécution de l’expertise, service du contrôle des expertises ;
1. Les pièces
ENJOINT aux parties de remettre à l’expert :
— le demandeur, immédiatement toutes pièces médicales ou para-médicales utiles à l’accomplissement de la mission, en particulier les certificats médicaux, certificats de consolidation, documents d’imagerie médicale, comptes-rendus opératoires et d’examen, expertises ;
— les défendeurs aussitôt que possible et au plus tard 8 jours avant la première réunion, les documents, renseignements, réclamations indispensables au bon déroulement des opérations, sans que les règles du secret médical ne puissent leur être opposées ;
DIT qu’à défaut d’obtenir la remise des pièces qui lui sont nécessaires l’expert pourra être autorisé par le juge charge du contrôle des expertises à déposer son rapport en l’état ; Que toutefois il pourra se faire communiquer directement, par tous tiers : médecins, personnels paramédicaux, établissements hospitaliers et de soins, toutes pièces médicales qui ne lui auraient pas été transmises par les parties et dont la production lui paraîtra nécessaire ;
DIT que l’expert s’assurera, à chaque réunion d’expertise, de la communication aux parties des pièces qui lui sont remises, dans un délai permettant leur étude, conformément au principe de la contradiction ; que les documents d’imagerie médicale pertinents seront analysés de façon contradictoire lors des réunions d’expertise ; Que les pièces seront numérotées en continu et accompagnées d’un bordereau récapitulatif ;
2. La convocation des parties
DIT que l’expert devra convoquer toutes les parties par lettre recommandée avec accusé de réception et leur avocat par lettre simple, les avisant de la faculté qu’elles ont de se faire assister par le médecin-conseil de leur choix ;
3. Le déroulement de l’examen clinique
DIT que l’expert procédera à l’examen clinique, en assurant la protection de l’intimité de la vie privée de la personne examinée et le secret médical pour des constatations étrangères a l’expertise ; qu’à l’issue de cet examen, en application du principe du contradictoire il informera les parties et leurs conseils de façon circonstanciée de ses constatations et de leurs conséquences ;
4. L’audition de tiers
DIT que l’expert pourra recueillir des informations orales, ou écrites, de toutes personnes susceptibles de l’éclairer ;
5. Le calendrier des opérations, les consignations complémentaires, la note de synthèse
DIT que l’expert devra :
— en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations à l’issue de la première réunion d’expertise ; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai,
. en fixant aux parties un délai pour procéder aux interventions forcées ;
. en les informant de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ou son projet de rapport ;
— adresser dans le même temps le montant prévisible de sa rémunération qu’il actualisera s’il y a lieu, procédant parallèlement aux demandes de provisions complémentaires ;
— adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception (par exemple : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport) dont il s’expliquera dans son rapport, et arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations :
• fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse, lesquelles disposeront d’un mois à compter de la transmission du rapport ;
• rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà du terme qu’il fixe ;
6. Le rapport
DIT que l’expert répondra de manière précise et circonstanciée à ces dernières observations ou réclamations qui devront être annexées au rapport définitif dans lequel devront figurer impérativement :
— la liste exhaustive des pièces par lui consultées ;
— le nom des personnes convoquées aux opérations d’expertise en précisant pour chacune d’elle la date d’envoi de la convocation la concernant et la forme de cette convocation ;
— le nom des personnes présentes à chacune des réunions d’expertise ;
— la date de chacune des réunions tenues ;
— les déclarations des tiers entendus par lui, en mentionnant leur identité complète, leur qualité et leurs liens éventuels avec les parties ;
— le cas échéant, l’identité du technicien dont il s’est adjoint le concours, ainsi que le document qu’il aura établi de ses constatations et avis (lequel devra également être joint à la note de synthèse ou au projet de rapport) ;
PRÉCISE que l’original du rapport définitif (un exemplaire) sera déposé au greffe du tribunal judiciaire de Lille, service du contrôle des expertises, [Adresse 2], dans le délai de six mois à compter de l’avis de consignation, sauf prorogation de ce délai dûment sollicité en temps utile auprès du juge du contrôle (en fonction d’un nouveau calendrier prévisionnel préalablement présenté aux parties. L’expert devra, dans le même temps, en adresser un exemplaire aux parties et à leur conseil ;
7. La consignation, la caducité
FIXE à 1 500 euros (mille cinq cents euros) le montant de la provision à valoir sur les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la régie d’avances et de recettes du tribunal judiciaire de Lille au plus tard le 8 juillet 2025 ;
DIT que faute de consignation de la provision dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera caduque et de nul effet ;
CONDAMNE in solidum la S.A.R.L. [L] et fils et la S.A. Abeille Iard & Santé à verser à Mme [Y] [E] une provision de 3 000 euros (trois mille euros) à valoir sur la réparation de ses préjudices ;
CONDAMNE in solidum la S.A.R.L. [L] et fils et la S.A. Abeille Iard & Santé à verser à Mme [Y] [E] 800 euros (huit cents euros) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE in solidum la S.A.R.L. [L] et Fils et la S.A. Abeille Iard & Santé aux dépens, en ce compris les frais d’expertise judiciaire ;
DÉCLARE l’expertise judiciaire ordonnée par la présente décision opposable à la Caisse primaire d’assurance maladie de [Localité 12]-[Localité 11] ;
RAPPELLE que la présente décision est exécutoire par provision ;
La présente ordonnance a été signée par le juge et le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE DES RÉFÉRÉS
Dominique BALAVOINE Samuel TILLIE
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