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Sur la décision
| Référence : | TJ Mulhouse, ppep civil, 6 févr. 2025, n° 24/00711 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/00711 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MULHOUSE
— --------------------------------
[Adresse 11]
[Adresse 4]
[Adresse 9]
[Localité 5]
— ---------------------------
Pôle de la protection, de l’exécution et de la proximité
Service civil
MINUTE n°
N° RG 24/00711 – N° Portalis DB2G-W-B7I-IWVG
Section 3
République Française
Au Nom du Peuple Français
JUGEMENT
DU 06 février 2025
Juge des Contentieux de la protection
PARTIE DEMANDERESSE :
CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO, prise en la personne de son représentant légal au siège sis [Adresse 8] – [Localité 7]
représentée par Maître Bernard BURNER de l’ASSOCIATION BURNER & FAUROUX, avocats au barreau de MULHOUSE, vestiaire : 19
PARTIE DEFENDERESSE :
Monsieur [E] [N], né le [Date naissance 3] 1966 à [Localité 10] (SUISSE), demeurant [Adresse 2] – [Localité 6]
non comparant
Nature de l’affaire : Prêt – Demande en remboursement du prêt – Sans procédure particulière
COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DEBATS :
Sophie SCHWEITZER : Président
Virginie BALLAST : Greffier
DEBATS : à l’audience du 07 Novembre 2024
JUGEMENT : réputé contradictoire en premier ressort
prononcé publiquement par mise à disposition au greffe le 06 février 2025 et signé par Sophie SCHWEITZER, juge des contentieux de la protection, et Virginie BALLAST, Greffier
EXPOSE DU LITIGE
Suivant convention signée le 15 septembre 2012, la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO a consenti à Monsieur [E] [N] l’ouverture d’un compte courant n° [XXXXXXXXXX01].
Selon offre préalable acceptée le 5 mars 2014, la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO a consenti à Monsieur [E] [N] un crédit renouvelable « Passeport Crédit » n°102780305700020967307 d’un montant de 20000 € selon un taux débiteur variable en fonction de l’utilisation qui en est faite et de la souscription à une option d’épargne.
Il a été procédé à un déblocage le 12 janvier 2022 retracé sous le compte utilisation n°13.
Plusieurs échéances n’ayant pas été honorées, la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO a entendu se prévaloir de la déchéance du terme après l’envoi d’une mise en demeure infructueuse datée du 22 janvier 2024 adressée sous pli recommandé à Monsieur [E] [N].
Par acte de commissaire de justice du 5 mars 2024, la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO a assigné Monsieur [E] [N] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Mulhouse aux fins de :
— Condamner Monsieur [E] [N] à payer à la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO :
— La somme de 7040,53 € selon décompte arrêté au 23 février 2024 augmenté de l’intérêt de retard au taux de 4,75 % l’an +0,50 % d’assurance au titre du crédit dit PASSEPORT CREDIT
— La somme de 684,69 € au titre du solde débiteur du compte courant en euros, augmentée de l’intérêt légal à compter du 22 janvier 2024,
— La somme de 800 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile,
— Condamner Monsieur [E] [N] en tous les frais et dépens,
— Dire n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire.
L’affaire a été fixée à l’audience du 25 juin 2024 et a fait l’objet d’un renvoi à l’audience du 7 novembre 2024.
Lors de cette audience, le président a soulevé d’office la déchéance du droit aux intérêts encourue pour le crédit consenti le 5 mars 2014 au visa de l’avis de la Cour de Cassation du 6 avril 2018 au motif de la non-conformité de l’offre qui se présente comme un crédit renouvelable alors qu’il s’agit de plusieurs crédits amortissables successifs, ainsi que l’absence de consultation du FICP et de vérification de la solvabilité de l’emprunteur. Concernant la convention signée le 15 septembre 2012, il a été relevé les moyens tenant au non-respect de l’alerte dès le premier mois du dépassement, de la présentation d’une offre de crédit à l’issue d’un délai de trois mois suivant le dépassement.
La CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO, représentée par son conseil, maintient ses demandes et indique s’en remettre sur les éventuelles causes de déchéance du droit aux intérêts.
Monsieur [E] [N], assigné par acte d’huissier remis à étude, n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter.
A l’issue des débats, l’affaire a été mise en délibéré au 6 février 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, le juge ne fait droit à la demande que si le juge l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la créance alléguée au titre du découvert en compte
Sur la recevabilité de la demande en paiement
Selon l’article L311-52 devenu l’article R312-35 du code de la consommation dispose que les actions en paiement engagées à la suite de la défaillance de l’emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion. En cas de découvert en compte bancaire, cet événement est caractérisé par le dépassement, au sens du 13° de l’article L311-1, non régularisé à l’issue du délai prévu à l’article L312-93, étant précisé que le dépassement illicite fait courir le délai de forclusion à compter de son apparition et non à compter de l’expiration du délai de 3 mois.
En l’espèce, il ressort du relevé de compte produit aux débats que le compte a fonctionné en position débitrice constante depuis le 7 février 2023.
Cette date caractérise la défaillance et fixe le point de départ du délai biennal de forclusion.
L’assignation ayant été délivrée le 5 mars 2024, soit moins de deux ans après la défaillance, l’action en paiement de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO est par conséquent recevable au titre du solde débiteur du compte.
Sur le solde débiteur du compte
En cas de dépassement, tel que défini par l’article L311-1 13° du code de la consommation (découvert tacitement accepté en vertu duquel un prêteur autorise l’emprunteur à disposer de fonds qui dépassent le solde de son compte de dépôt ou de l’autorisation de découvert convenue), le prêteur doit, dès le début du deuxième mois, informer le débiteur du montant du dépassement, du taux débiteur et de tous frais ou intérêts sur arriérés qui sont applicables (article L312-92 alinéa 2). A défaut, le prêteur ne peut prétendre aux intérêts et frais de toute nature (article L341-9).
S’agissant d’un écrit constatant un contrat de prêt, le courrier d’information doit aussi mentionner le TAEG (article L314-5) et la durée de la période (article R314-3) à peine de nullité de la convention d’intérêts (Civ. I 24 juin 1981, n° 80-12.773 – Civ. I 15 octobre 2014 n° 13-17.215) avec substitution du taux légal à compter de la date du contrat (Civ. I 24 juin 1981 n° 80-12.903).
Le prêteur doit enfin, lorsque le dépassement s’est prolongé au-delà de trois mois, proposer sans délai à l’emprunteur un autre type d’opération de crédit (article L312-93) ou lui adresser une mise en demeure de régulariser la situation à peine de résiliation du compte, mise en demeure qui fait courir le préavis de deux mois prévu par l’article L312-1-1 III du code monétaire et financier, délai au terme duquel la résiliation prendra effet avec virement du solde au contentieux. A défaut d’entreprendre immédiatement l’une ou l’autre de ces actions, il est déchu du droit aux intérêts (article L341-9).
En l’espèce, les relevés bancaires produits aux débats montrent que le compte a fonctionné en position débitrice du 7 février 2023 jusqu’à sa clôture.
Il en résulte un dépassement non régularisé au-delà de trois mois.
Or, ne figure au dossier de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO aucune trace de l’information du débiteur prescrite par l’article L312-92 alinéa 2, qui aurait dû intervenir sans délai à compter du 7 avril 2023 pour le premier dépassement, ni de la proposition prévue par l’article L312-93 ou de la mise en demeure valant préavis de résiliation, qui aurait dû être adressée dès l’expiration du troisième mois du dépassement.
La CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO produit un courrier du 14 mars 2023 de clôture de compte.
La CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO ne rapporte donc pas la preuve qui lui incombe du respect des formalités prescrites aux articles L312-92 in fine et L312-93 et encourt la déchéance du droit aux intérêts laquelle s’entend au sens large, en ce que le solde débiteur doit être expurgé des intérêts mais également de l’ensemble des frais liés au fonctionnement du compte en débit (frais de rejet, d’incident, etc.). En revanche, les frais et rémunérations liées au fonctionnement normal du compte (frais de tenue et services divers) restent dus.
Monsieur [E] [N] qui n’a pas comparu, échoue à rapporter la preuve de ses paiements.
Par conséquent, considérant le décompte des sommes dues et les sommes mentionnées sur l’historique de compte lesquelles doivent être expurgées des intérêts et frais de compte débiteur, Monsieur [E] [N] sera condamné à payer la somme de 624,25 euros au titre du solde débiteur du compte arrêté au 6 octobre 2023.
Sur la créance au titre du contrat PASSEPORT CREDIT
Sur la demande principale en paiement
En application de l’article L141-4 du Code de la consommation devenu l’article R 632-1 du même code le juge peut soulever d’office toutes les dispositions du Code de la consommation dans les litiges nés de son application.
En application de l’article 1353 du code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et celui qui se prétend libéré doit justifier le payement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation. De même, ainsi qu’il est expressément prévu à l’article 9 du Code de procédure civile, il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention.
Ainsi, à titre liminaire, il convient de relever que l’ensemble des contrats de crédit et convention de compte courant litigieux sont soumis aux dispositions d’ordre public des articles L.311-1 et suivants du Code de la consommation, auxquelles les parties ne peuvent déroger.
Aux termes de l’article 1134 du Code civil devenu l’article 1103, les conventions légalement formées engagent leurs signataires. En application de l’article 1184 devenu 1217 du même code, lorsque l’emprunteur cesse de verser les mensualités stipulées, le prêteur est en droit de se prévaloir de la déchéance du terme et de demander le remboursement des fonds avancés.
Le 5 mars 2014, Monsieur [E] [N] a souscrit auprès de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO un contrat intitulé « passeport crédit offre de contrat de de crédit renouvelable » » n°102780305700020967307, et présenté comme un crédit renouvelable.
Ce contrat, versé aux débats, porte sur un montant de 20 000 euros et prévoit des modalités de remboursement propres au crédit personnel, chacune des fractions de capital emprunté, d’un minimum de 1 500 €, pouvant être ou non affectée à un achat précis ou des travaux et étant assorti d’un taux d’intérêt en fonction de l’objet du financement notamment.
Cette offre de crédit prévoit des taux d’intérêts nominaux révisables exprimés sous forme de fourchette, selon l’utilisation qui est faite des sommes empruntées, outre des frais. Chaque utilisation est retranscrite dans un compte distinct et s’amortit par mensualités constantes en capital, intérêts et/ou assurance jusqu’à total remboursement du solde restant dû.
Elle prévoit aussi que les utilisations successives ne donnent pas lieu à une nouvelle offre préalable du prêteur dans la limite du montant total prévu par l’offre, et que si l’emprunteur, qui a la faculté de résilier le contrat à tout moment, a utilisé son crédit, il sera informé mensuellement du montant des remboursements à effectuer et de la réserve disponible.
Enfin, la durée du contrat est d’un an renouvelable sauf si le prêteur s’y oppose, l’emprunteur étant tenu de lui indiquer trois mois avant la reconduction du contrat les conditions de cette reconduction et les conséquences de la non-reconduction ou du refus des nouvelles conditions.
Ce contrat prévoit ainsi des modalités de remboursement propres au crédit personnel, chacune des fractions de capital emprunté pouvant être ou non affectée à un achat précis ou des travaux et étant assorti d’un taux d’intérêt en fonction de l’objet du financement notamment.
Il s’ensuit que ne peut recevoir la qualification de crédit renouvelable un contrat, tel que le “crédit en réserve”, qui permet de souscrire plusieurs emprunts distincts, combinant la faculté de reconstitution du crédit permanent avec les modalités de remboursement par échéances prédéterminées suivant un tableau d’amortissement établi lors de chaque emprunt d’une fraction de capital disponible, comportant un taux fixe spécifique selon l’affectation des fonds prêtés, et ne prévoyant qu’une acceptation unique donnée par l’emprunteur lors de sa conclusion.
Dans ces conditions, chacun des emprunts doit s’analyser en un prêt personnel ou affecté (avis C.cass 6 avril 2018 n°15007).
Sur la recevabilité
Il résulte des dispositions de l’article 122 du Code de procédure civile que le délai de forclusion est une fin de non-recevoir qui doit être soulevée d’office par le juge en application de l’article 125 du même code dès lors que celle-ci résulte des faits litigieux.
Aux termes des dispositions de l’article L311-52, devenu R 312-35, du code de la consommation, les actions en paiement engagées à la suite de la défaillance de l’emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion.
Cet événement est caractérisé par le premier incident de paiement non régularisé.
En l’espèce, il ressort de la vérification des relevés de compte et du dossier fournis en demande que la créance n’est pas affectée par la forclusion.
L’action est donc recevable.
Sur la déchéance du terme
En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi.
Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l’inexécution entraînera la résolution du contrat.
La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s’il n’a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l’inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire.
Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation.
En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme, mais elles ne l’excluent pas expressément.
Or, la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO justifie avoir adressé à Monsieur [E] [N] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé en date du 22 janvier 2024.
Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme, le contrat étant résilié de plein droit à cette date.
Sur le fond
Aux termes de l’article L.311-9 devenu L312-16 du code de la consommation, avant de conclure un contrat de crédit, le prêteur doit vérifier la solvabilité de l’emprunteur à partir d’un nombre suffisant d’informations. Celles-ci sont fournies par l’emprunteur lui-même et par les éléments tirés du fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP), lequel doit être consulté par l’organisme de crédit, selon les modalités prescrites par l’arrêté du 26 octobre 2010. Cet arrêté précise, en son article 2, que le FICP doit obligatoirement être consulté par l’organisme de crédit avant toute décision effective d’octroyer un crédit à la consommation. Il appartient au prêteur qui est légalement tenu aux obligations d’information ci-dessus visées de rapporter la preuve de leur bonne exécution.
En l’espèce, la banque ne justifie pas de la consultation du FICP et ne produit en outre, aucun justificatif se rapportant aux charges. Ainsi les justificatifs produits (trois bulletins de paie) ne peuvent être considérés comme des vérifications suffisantes de la solvabilité au sens de l’article précité.
Dès lors, il y a lieu de prononcer la déchéance du droit aux intérêts du prêteur conformément aux dispositions du code de la consommation.
En application de l’article L341-8 du code de la consommation, en cas de déchéance du droit aux intérêts, le débiteur n’est tenu qu’au remboursement du seul capital restant dû, déduction faite des règlements opérés au titre du contrat. Cette déchéance s’étend donc aux intérêts et à tous leurs accessoires, frais de toutes natures et primes d’assurances, et la limitation légale de la créance du prêteur déchu du droit aux intérêts exclut le paiement de l’indemnité prévue à l’article L312-39.
Ainsi, les sommes dues se limiteront dès lors à la différence entre le montant débloqué au profit de l’emprunteur (8200,41€) et les règlements effectués par lui (2369,16 €) tels qu’ils résultent des pièces produites et notamment du décompte expurgé des intérêts.
Faute pour la banque de justifier que postérieurement à la déchéance du terme, la garantie du contrat d’assurance reste active, elle doit être déboutée de sa demande de ce chef.
Monsieur [E] [N] ne justifiant d’aucun paiement supplémentaire à ceux compris dans les décomptes produits, il sera condamné à payer la somme de 5831,25€ à la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO.
Afin d’assurer l’effectivité du droit de l’Union européenne dont les dispositions nationales ne sont que la transposition, exigence réaffirmée par l’arrêt CJUE du 27/03/2014 (C-565/12) il convient d’écarter toute application des articles 1153 (devenu 1231-6) du Code civil et L 313-3 du Code monétaire et financier et de dire que cette somme ne produira aucun intérêt, même au taux légal.
Sur les demandes accessoires
Conformément aux dispositions de 696 du Code de procédure civile, Monsieur [E] [N] sera condamné aux entiers dépens de la procédure.
Par ailleurs, en considération des circonstances de la cause, il serait inéquitable de laisser à la charge de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO l’intégralité des frais irrépétibles qu’elle a pu exposer à l’occasion de la présente instance. Il convient dès lors de condamner Monsieur [E] [N] à lui payer la somme de 500 € au titre de sa demande formée sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.
Selon l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
PAR CES MOTIFS
Le juge chargé des contentieux de la protection,
DECLARE recevable l’action en paiement de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO au titre de la convention de compte conclue le 15 septembre 2012 ;
PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO au titre de la convention de compte conclue le 15 septembre 2012 et ce, à compter de cette date ;
CONDAMNE Monsieur [E] [N] à payer à la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO la somme de 624,25 euros (six cent vingt-quatre euros et vingt-cinq centimes) au titre du solde débiteur du compte arrêté au 6 octobre 2023 ;
DIT que la somme due ne produira pas intérêt même au taux légal ;
DECLARE la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO recevable en ses demandes en paiement formées contre Monsieur [E] [N] au titre du contrat de prêt PASSEPORT CREDIT signé le 5 mars 2014 ;
CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt en date du 5 mars 2014 signé entre la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO d’une part, et Monsieur [E] [N], d’autre part ;
PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts de la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO au titre du crédit PASSEPORT CREDIT du 5 mars 2014, depuis l’origine ;
CONDAMNE Monsieur [E] [N] à payer à la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO au titre du crédit PASSEPORT CREDIT la somme de 5831,25 € (cinq mille huit cent trente-et-un euros et vingt-cinq centimes) au titre de l’utilisation n°13 ;
DIT que cette somme ne portera pas intérêt même au taux légal ;
DEBOUTE la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO du surplus de ses demandes ;
CONDAMNE Monsieur [E] [N] aux entiers dépens de l’instance ;
CONDAMNE Monsieur [E] [N] à payer à la CAISSE DE CREDIT MUTUEL [Localité 7] REGIO la somme de 500 euros (cinq cents euros) au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONSTATE l’exécution provisoire du présent jugement ;
AINSI JUGE ET PRONONCE par mise à disposition au greffe, le 06 février 2025, par Sophie SCHWEITZER, juge des contentieux de la protection et Virginie BALLAST, Greffier .
Le Greffier, Le Juge des contentieux de la protection,
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