Cour d'appel de Lyon, 1re chambre civile a, 31 janvier 2024, n° 20/07057
TGI Bourg-en-Bresse 1 octobre 2020
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CA Lyon
Infirmation partielle 31 janvier 2024
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CASS
Cassation 25 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Clauses abusives relatives aux taux d'intérêt

    La cour a jugé que les clauses relatives aux taux d'intérêt étaient effectivement abusives et a décidé de les réputer non écrites.

  • Accepté
    Clauses abusives relatives aux commissions de change

    La cour a constaté que ces clauses étaient abusives et a ordonné leur non-application.

  • Accepté
    Déchéance abusive du terme

    La cour a reconnu que la déchéance du terme avait été prononcée de manière irrégulière et a accordé des dommages-intérêts pour le préjudice moral subi.

  • Accepté
    Substitution du taux légal au taux conventionnel

    La cour a décidé que le taux légal devait être appliqué à la place du taux conventionnel, entraînant un remboursement des sommes dues.

  • Accepté
    Préjudice moral dû à la déchéance irrégulière

    La cour a reconnu le préjudice moral et a accordé une indemnisation de 10.000 euros.

Résumé par Doctrine IA

Mme [O] a souscrit deux prêts immobiliers en francs suisses auprès de la Caisse régionale de crédit agricole mutuel des Savoie, avec des clauses de révision d'intérêt liées au taux de change. Elle a contesté ces clauses devant le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, qui a rejeté ses demandes et l'a condamnée à rembourser les prêts et à payer des frais. En appel, Mme [O] demande l'annulation de ces clauses et la restitution des intérêts et commissions perçus, ainsi que des dommages-intérêts pour déchéance abusive du terme des prêts. La banque demande la confirmation du jugement et la prescription des actions de Mme [O].

La cour d'appel de Lyon a jugé que les clauses relatives aux intérêts et aux commissions de change étaient abusives et les a réputées non écrites, substituant l'intérêt légal à l'intérêt conventionnel depuis l'origine des contrats et ordonnant à la banque de rembourser les commissions de change et la différence d'intérêts. La cour a également condamné la banque à payer 10 000 euros pour l'irrégularité de la déchéance du terme des prêts. La demande de réduction de l'indemnité conventionnelle de 7 % a été rejetée. La cour a réservé sa décision sur le montant dû par Mme [O] après la déchéance du terme, en enjoignant à la banque de produire des décomptes détaillés sous astreinte.

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Sur la décision

Référence :
CA Lyon, 1re ch. civ. a, 31 janv. 2024, n° 20/07057
Juridiction : Cour d'appel de Lyon
Numéro(s) : 20/07057
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, 1 octobre 2020, N° 18/02080
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 19 septembre 2024
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Directive Clauses abusives - Directive 93/13/CEE du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs
  2. LOI n° 2008-776 du 4 août 2008
  3. Code de commerce
  4. Code de la consommation
  5. Code de procédure civile
  6. Code civil
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