Cour d'appel de Paris, 6 mars 2013, n° 10/15564
TGI Créteil 7 juin 2010
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CA Paris
Confirmation 6 mars 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Renonciation implicite à la faculté de donner congé

    La cour a estimé que le bailleur ne pouvait renoncer à son droit de donner congé sans une renonciation explicite, et que le bail à effet du 1er juillet 1998 était un nouveau bail.

  • Rejeté
    Fraude aux droits du preneur

    La cour a jugé que la fraude alléguée n'était pas caractérisée et que le bailleur était présumé sincère dans son intention de démolir pour reconstruire.

  • Autre
    Droit à l'indemnité d'éviction

    La cour a reconnu le droit à l'indemnité d'éviction, mais a ordonné une expertise pour en déterminer le montant.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement de première instance qui validait le congé délivré par la SARL Compagnie du Parc de Bercy à la SAS Une Pièce en Plus pour des locaux commerciaux, avec offre d'indemnité d'éviction, en vue d'une opération de démolition-reconstruction. La question juridique centrale était de déterminer si le bailleur avait renoncé implicitement à la faculté de donner congé à l'échéance triennale, comme le prétendait la locataire, et si le congé délivré constituait une fraude ou un détournement de la loi. La juridiction de première instance avait jugé que le bail avait pris fin par l'effet du congé et avait ordonné une expertise pour fixer l'indemnité d'éviction. La Cour d'Appel a rejeté les arguments de la locataire, affirmant que le bailleur ne pouvait renoncer à son droit de donner congé pour démolir et reconstruire avant la signature du bail et qu'aucune renonciation sans équivoque n'était intervenue après. La Cour a également estimé que la bonne foi du bailleur dans son intention de démolir et reconstruire n'était pas remise en cause par l'absence de projet concret à la date du congé ou par la procédure de concertation ouverte par la ville. En conséquence, la Cour a confirmé la validité du congé, a débouté les parties de leurs demandes fondées sur l'article 700 du code de procédure civile et a condamné la SAS Une Pièce en Plus aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 6 mars 2013, n° 10/15564
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 10/15564
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Créteil, 7 juin 2010, N° 07/12299

Texte intégral

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